Est-ce que tout le monde est ok?

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Yann quib
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Yann quib »

Born X a écrit :
Cédric a écrit :Je reformule :
Vous feriez quoi à la place de Flamby ?
Un plan à 3 avec Julie Gayet et Joyce Jonathan...
Et je reprendrait 2 fois des nouilles et 4 fois du dessert... avec le champagne et les grands crus classés de la cave de l'élysée pour accompagner, et je finit avec un millénium blend robusto dominicain et un armagnac hors d'âge.
Vu que c'est parti pour en chier, autant kiffer un peu le truc avant non?

:shock:

Un Dominicain, meme de chez Davidoff ..... ça vaut quand meme pas un cubain, je dirais un Montecristo Edmundo!
par contre pour Joyce et julie, la, y'a pas de faute.
E kreiz an avel, atao!
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Born X
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Born X »

Yann quib a écrit :
Born X a écrit :
Cédric a écrit :Je reformule :
Vous feriez quoi à la place de Flamby ?
Un plan à 3 avec Julie Gayet et Joyce Jonathan...
Et je reprendrait 2 fois des nouilles et 4 fois du dessert... avec le champagne et les grands crus classés de la cave de l'élysée pour accompagner, et je finit avec un millénium blend robusto dominicain et un armagnac hors d'âge.
Vu que c'est parti pour en chier, autant kiffer un peu le truc avant non?

:shock:

Un Dominicain, meme de chez Davidoff ..... ça vaut quand meme pas un cubain, je dirais un Montecristo Edmundo!
par contre pour Joyce et julie, la, y'a pas de faute.
un montecristo edmundo avec un armagnac???? oh la faute de goût. :shock:
le cubain se place beaucoup mieux avec un single malt enfin yann voyons...
La première décision vient du coeur et l'intelligence, dont nous sommes tous dépositaire, doit faire ce que notre coeur décide.
La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre.
Anne-Claire Damaggio
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Yann quib
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Yann quib »

Ah? ouais mais j'aime pas le whisky, j'aurais pris un rhum vieux de chez La Mauny.
E kreiz an avel, atao!
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Didier Lembrouille
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Didier Lembrouille »

Cédric a écrit :En attendant, c'est bien beau vos guéguerres de PS vs gauchos, mais on fait quoi, là, tout de suite, maintenant ?
Il serait temps de revoir notre politique diplomatique et la formation et le recrutement des diplomates. Il fut un temps pas si lointain où la direction d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient du Quai d'Orsay était la plus prestigieuse et la plus recherchée par ces derniers.
Question d'Histoire et de culture : intérêts historiques pour ces régions et intérêts culturels. Et pourtant c'était déjà les régions les plus sensibles et les moins pèpères.

Mais ça c'était avant. Avant que l'on ne prenne les relations diplomatiques que pour des relais commerciaux.

Flambe devrait beaucoup plus s'entourer de gens comme Moumou, capables de lui expliquer les vraies dimensions de ces régions si complexes.


Tiens un article de Mediapart. Désolé c'est long mais je n'ai pas le lien direct (et faut y être abonné je crois).




Pourquoi Hollande a conduit une politique aventureuse au Proche-Orient,17 NOVEMBRE 2015 | PAR RENÉ BACKMANN (Mediapart)



Le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval quitteront leur base de Toulon mercredi 18 novembre pour la Méditerranée orientale où ils arriveront à la mi-décembre pour participer aux opérations contre Daech (acronyme de l’État islamique en Irak et au Levant, autoproclamé) et ses groupes affiliés. Annoncé il y a une quinzaine de jours par un communiqué de l’Élysée, cet appareillage est sans rapport avec les attentats de vendredi dernier à Paris. Il répond en revanche à la volonté de renforcer à la fois le potentiel de frappe français dans la région et la visibilité de l’implication militaire de Paris, au moment où l’engagement russe sur le terrain bouleverse les rapports de force et les données diplomatiques.

Les 12 Rafale, les 9 Super-Étendard et l’avion de surveillance Hawkeye, embarqués à bord du Charles-de-Gaulle, s’ajouteront aux 6 Rafale basés aux Émirats arabes unis et aux 6 Mirage 2000 déployés en Jordanie, pour porter à 33 le nombre d’appareils de combat à la disposition de l’Élysée aux frontières de l’Irak et de la Syrie. C’est modeste, comparé à l’énorme armada (près de 500 appareils) déployée par les États-Unis dans la région. Suffisant, pour donner à Paris une voix dans le débat diplomatique et stratégique. Insuffisant pour disposer de l’autorité que revendiquent les dirigeants français.

Engagée depuis septembre 2014 au sein de la coalition d’une soixantaine de pays réunie par les États-Unis, la France participe – modestement – aux opérations destinées à endiguer l’expansion de l’État islamique. Selon les statistiques de la coalition, la part de l’aviation française dans les frappes lancées depuis un an est d’environ 5 % ; l’armée de l’air américaine, forte de ses bases dans la région et de ses porte-avions, assumant la majorité (67 %) des bombardements contre les installations et les troupes de l’État islamique.

Dans un premier temps, ainsi que l’avait précisé François Hollande en annonçant qu’il avait décidé de répondre à la demande d’appui aérien du gouvernement de Bagdad, les frappes françaises ont été concentrées sur des cibles irakiennes. « Nous ne pouvons pas intervenir [en Syrie], affirmait le chef de l’État en février 2015, car nous ne voulons pas courir le risque que notre intervention puisse aider Assad ou Daech. » Les Rafale et les Mirage limitent alors leur horizon au ciel irakien. Selon l’état-major français, plus de 450 objectifs de l’EI en Irak auraient été atteints et détruits en un an.

Mais le 8 septembre dernier, changement de stratégie. Deux Rafale, basés aux Émirats arabes unis, entreprennent un premier « vol de reconnaissance » au-dessus de la Syrie pour identifier des cibles éventuelles. « L’Élysée et la Défense, expliquait alors à Mediapart une source informée, ont décidé de constituer et de tenir à jour une liste d’objectifs qui pourraient être frappés en représailles après un attentat de Daech contre la France, ou qui peuvent être frappés préventivement, pour empêcher des attentats en préparation ou pour désorganiser l’infrastructure politico-militaire de Daech, conformément au principe de légitime défense mentionné dans la charte des Nations unies.

« L’une des difficultés majeures est que les installations de Daech sont dispersées sur un vaste territoire et souvent au sein de la population civile, ce qui implique une préparation et une exécution minutieuse des frappes. En plus d’être moralement difficiles à défendre, des dégâts collatéraux seraient exploités par l’appareil de propagande de l’État islamique et seraient totalement contre-productifs. »

Moins de trois semaines plus tard, 6 appareils français dont 5 Rafale frappent un camp d’entraînement de Daech près de Deir Ez-Zor, à l’est de la Syrie. Avant les frappes de représailles déclenchées dans la nuit du 15 au 16 novembre sur Raqqa, moins d’une demi-douzaine d’autres raids avaient été lancés, notamment contre des installations pétrolières exploitées par Daech. Comment s’explique cette volte-face de François Hollande ? Officiellement, pour Paris, les enjeux ont changé sur le terrain : Daech est devenu l’ennemi principal, devant Assad. « C’est Daech qui fait fuir, par les massacres qu’il commet, des milliers de familles », avance François Hollande lors de sa conférence de presse du 7 septembre. « Notre ennemi, c’est Daech, Bachar al-Assad, c’est l’ennemi de son peuple », précise même le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian lors d’une interview à France Inter, le 16 septembre.

Il est clair que l’État islamique, par sa pratique quotidienne de la terreur dans les zones qu’il contrôle, et par la mise en scène constante, sur les réseaux sociaux, de sa propre violence, incite à la fois les Syriens à fuir en masse et propage, à l’extérieur, l’image d’une barbarie de nature à nourrir un exode. De là à négliger la sauvagerie du régime d’Assad, le largage de barils d’explosifs sur les zones civiles, le recours permanent à la terreur et à la torture, il y a un pas. Que François Hollande et Laurent Fabius, pourtant ardents partisans du « dégagement » de Bachar, ont franchi.

La pression du ministère de la défense

Pourquoi, avant même le carnage organisé par Daech à Paris, François Hollande et son ministre des affaires étrangères ont-ils tout à coup changé d’avis ? Parce que depuis un an au moins, l’état-major et le ministère de la défense, qui disposaient de renseignements précis, demandaient, parfois contre l’avis du Quai d’Orsay, l’autorisation de mener des frappes sur la Syrie. Là se trouvent, expliquaient-ils, la tête, le gros de l’infrastructure et les camps d’entraînement de l’EI qui nous menace. Mais aussi parce que trois événements, de nature différente, mais tous liés à la perception que le public, en France, peut avoir de la crise du Proche-Orient, se sont succédé en moins de deux semaines. Et ont convaincu le président français – et ses conseillers en communication – de changer de ligne sur la Syrie.

Le premier a été l’attentat avorté, grâce à l’intervention de passagers courageux, à bord du train Thalys, le 21 août 2015, dans le nord de la France. Le terroriste, Ayoub el-Khazzani, un citoyen marocain, qui était armé d’une kalachnikov, d’un pistolet automatique et de neuf chargeurs, n’était à première vue pas lié au conflit syrien mais membre de la mouvance islamiste radicale et incarnait la menace du djihadisme international sur la vie quotidienne, la liberté de mouvement, la sécurité des Européens et en particulier des Français. Il a ravivé, dans le public, la conviction que le terrorisme était, aussi, à nos portes.

Le deuxième événement a été la découverte, le 2 septembre, sur une plage de Bodrum en Turquie, du cadavre du petit Aylan, mort noyé, comme son frère et sa mère, après le naufrage de l’embarcation qui devait leur permettre de rejoindre l’île grecque de Kos. Alors que l’Europe entière était confrontée à l’exode des Syriens fuyant la terreur et à un constat cruel sur les limites de sa compassion et de son hospitalité, la photo du petit cadavre, diffusée en quelques heures dans le monde entier par les réseaux sociaux, est aussi apparue comme une interrogation sur la responsabilité et l’indifférence des Européens face à la tragédie qui broie leurs voisins du Sud.

Le troisième événement a été la destruction, le 31 août 2015, du temple de Bêl à Palmyre, rasé au bulldozer par les combattants de l’État islamique, suivi quelques jours plus tard par le dynamitage des tours funéraires sur le même site. Revendiqué avec une jubilation tapageuse par les djihadistes, ce crime contre l’héritage culturel mondial inestimable que représentait Palmyre illustrait jusqu’à la caricature l’intolérance fanatique des dirigeants de Daech et leur volonté aveugle de détruire tout ce qui a précédé l’islam tel qu’ils le conçoivent et d’interdire toute autre célébration que celle de leur Dieu.

Aux yeux des communicants de l’Élysée et du Quai d’Orsay, il y avait là une convergence de facteurs qui ne pouvait être négligée et qui incitait à décider un changement d’attitude face à la Syrie. L’émotion, l’inquiétude et l’indignation permettaient de le « vendre » à l’opinion publique française, faute de le rendre lisible à nos alliés et cohérent aux yeux des observateurs avertis. Est-ce ainsi, en faisant converger l’actualité et la communication, qu’on définit et met en œuvre une politique étrangère ? Beaucoup en doutent parmi les diplomates, en fonction ou mués en experts et consultants par la retraite.

Invité début octobre à tirer les conclusions d’un colloque intitulé « La France a-t-elle encore une politique au Moyen-Orient ? », l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine a pris la parole en prévenant : « J’espère ne désespérer personne », avant d’admettre qu’il « y a bien une politique étrangère française de facto », mais qu’elle se résume au Proche-Orient à des « morceaux de politique française juxtaposés ». « La France n’a pas de véritable vision », déplorent des personnalités aussi différentes que Bertrand Badie, professeur de relations internationales à Sciences Po, Yves Aubin de La Messuzière, ancien diplomate, excellent connaisseur du monde arabe, ou Marc Trévidic, ancien juge d’instruction au pôle antiterroriste de Paris.

Pourquoi ? D’abord, peut-être parce que la définition de la politique française, en particulier dans cette partie du monde est partagée, voire parfois disputée, entre l’Élysée et le Quai d’Orsay, avec dans le dossier syro-irakien, une forte présence de la Défense. Ensuite parce que les équations personnelles des principaux responsables, l’influence de leurs principaux conseillers, le poids et l’héritage des différentes administrations n’aident pas à construire une cohérence. Ensuite parce que, comme le relève un diplomate « notre politique actuelle au Proche-Orient est plutôt de réaction que d’action. Elle manque cruellement de réflexion sur la longue durée ».

Si au Maghreb, la politique de la France, selon Hubert Védrine, consiste à « s’entendre le moins mal possible simultanément avec l’Algérie et le Maroc », au Machrek, elle est peu cohérente, déséquilibrée, au point de faire redouter à certains diplomates de ne plus correspondre aux intérêts fondamentaux, à long terme, de notre pays.

L’exemple des relations entre la France et l’Arabie saoudite illustre parfaitement ce travers. Sur quoi sont-elles fondées ? Sur l’examen pragmatique des forces et faiblesses de ce pays ? Sur son respect des valeurs auxquelles la France est, en principe, attachée ? Sur son influence positive et stabilisatrice dans la région ? Sur l’évaluation à long terme de nos intérêts respectifs ? On peut en douter.

En choisissant de faire de cette monarchie absolue wahhabite, qui a déjà exécuté 146 condamnés depuis le début de l’année, notre partenaire privilégié au Moyen-Orient, François Hollande et Laurent Fabius, efficacement aidés par le précieux Jean-Yves Le Drian, ont donné la priorité à leur chère « diplomatie économique », sacrifié quelques principes et dilapidé quelques cartes diplomatiques de valeur.

L’alliance privilégiée avec le camp sunnite

Le régime saoudien nous a acheté des hélicoptères de combat, des navires de patrouille, des systèmes de surveillance. Des centrales nucléaires EPR et une vingtaine d’autres projets sont en discussion. L’Arabie saoudite nous a aussi commandé 3 milliards de dollars d’armement destinés à l’armée libanaise et a réglé la facture des deux navires Mistral, vendus à l’Égypte. Les princes saoudiens ont-ils été guidés dans ces choix par leur seule confiance dans la technologie française ? Non.

Les faveurs faites depuis quelques années à Paris sont surtout pour Riyad une manière de manifester sa mauvaise humeur à Washington et de rétribuer la France pour son zèle. Les princes reprochent à Obama d’avoir renié son engagement en refusant de frapper Damas à l’automne 2013, lorsque le régime syrien a utilisé des gaz chimiques contre son propre peuple, alors que les avions français étaient prêts à décoller pour participer à des représailles internationales. Ils lui reprochent aussi le rôle majeur joué par Washington dans la négociation de l’accord sur le nucléaire iranien, qui a rouvert à Téhéran les portes du concert des nations. Là encore, ils opposent l’attitude de Washington, jugée exagérément complaisante à l’égard des mollahs, à celle de Paris, longtemps réticent à la normalisation des relations avec l’Iran.

En demeurant silencieux sur le caractère médiéval du régime saoudien, sur le statut quasi esclavagiste de la femme, sur les violations innombrables des droits de l’homme, en oubliant que la doctrine religieuse du royaume, le wahhabisme, a servi de terreau à tous les djihadistes ou que de nombreux princes ou personnalités ont été – ou demeurent ? – de généreux mécènes pour les mouvements islamistes radicaux, à commencer par celui d’Oussama Ben Laden, Paris ne manque pas seulement à ses devoirs moraux – la diplomatie a pris l’habitude de s’en affranchir – mais apparaît, aux yeux de toute la région, comme l’allié privilégié des régimes sunnites. D’autant que ces bonnes dispositions à l’égard du royaume saoudien s’étendent aussi aux monarchies du Golfe, wahhabites également, à commencer par le richissime Qatar, qui a commandé 24 Rafale.

Témoignage suprême des bonnes dispositions des émirs à son égard, François Hollande a été invité en mai dernier, hommage exceptionnel, à participer à une réunion du Conseil de coopération du Golfe, qui réunit autour de l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et Oman. Difficile après cela, pour les diplomates français, de critiquer l’écrasement des revendications démocratiques à Bahreïn ou de reprocher à l’aviation saoudienne, engagée aux côtés du régime dans la guerre civile du Yémen, de bombarder sans scrupule, en plus des populations civiles, les trésors du patrimoine architectural. Difficile aussi de dénoncer le rôle de certaines familles ou institutions wahhabites du Golfe dans le financement des groupes djihadistes…

Discutable sur le plan diplomatique, ce choix de l’alliance privilégiée avec le camp sunnite est aussi contestable sur le plan stratégique, notamment au regard du rôle que Paris entend jouer dans la lutte contre Daech et la résolution de la crise syrienne. Surtout au moment où l’Iran, de retour sur la scène diplomatique internationale après la conclusion de l’accord sur le nucléaire et sur le point de disposer de nouveau des revenus de ses hydrocarbures, entend retrouver son rang et disputer à Riyad le rôle de première puissance de la région.

« En s’enfermant dans le rôle de “bad cop”, pendant les négociations sur le nucléaire iranien, la France s’est trompée, estime François Nicoulaud, ancien ambassadeur en Iran. Son choix était d’autant moins judicieux qu’elle a assez peu pesé dans la négociation, écrasée par le rouleau compresseur américain. »

En Irak, il est clair aujourd’hui qu’aucune solution ne peut être trouvée, pour la stabilisation du régime comme pour la lutte contre Daech, sans la contribution de l’Iran, majeure à ce jour, et de la Russie. Paris semble en avoir pris son parti en poursuivant sa modeste contribution à la coalition militaire internationale. En Syrie, où Moscou et Téhéran participent à la défense du régime de Bachar al-Assad contre son opposition et dans une moindre mesure contre l’État islamique, Paris, après avoir cru à la chute de Bachar puis soutenu, sans grand succès, les composantes non djihadistes de l’opposition qui combattaient le régime, est en train d’évoluer, sous la pression des faits, c’est-à-dire du rapport de force sur le terrain.

Alors qu’il proclamait, depuis le début de la crise, comme son ministre des affaires étrangères, que « Bachar ne fait pas partie de la solution » à la crise syrienne, François Hollande admettait, début septembre, que le départ du dictateur syrien sera « à un moment ou à un autre posé dans la transition ». L’entrée en scène, sur le plan militaire, de la Russie aux côtés du régime syrien, l’admission à la mi-septembre par le secrétaire d’État américain John Kerry que « le départ [d’Assad] ne doit pas forcément avoir lieu le premier jour du premier mois de la transition », ont dilué, de fait, le poids de la position française dans les discussions sur la recherche d’une sortie de crise. Au point qu’à l’assemblée générale de l’ONU, fin septembre, Ban Ki-moon n’a même pas mentionné la France parmi les pays (États-Unis, Russie, Arabie saoudite, Iran, Turquie) qui pouvaient jouer un rôle dans la résolution du conflit syrien.

L’offensive terroriste internationale de Daech – attentats meurtriers en Turquie, explosion en vol revendiquée de l’avion russe qui survolait le Sinaï, carnage de la semaine dernière à Paris – semble avoir provoqué un consensus au moins provisoire contre l’EI. Au cours de la conférence internationale qui réunissait samedi dernier à Vienne les représentants de 17 pays – dont la Russie, les États-Unis, la France, l’Iran, la Turquie, les pays arabes –, des divergences persistaient sur le destin de Bachar al-Assad et sur la liste des groupes syriens qui doivent être acceptés comme mouvements d’opposition ou sont rejetés comme terroristes.

Mais selon Laurent Fabius, l’accord était presque total sur la nécessité de « coordonner la lutte internationale contre le terrorisme » et une feuille de route définissant un calendrier de transition politique en Syrie a été adoptée. « Au cours des discussions, a constaté un diplomate étranger, il était clair que la France, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie partageaient des positions communes, ou très voisines, sur les groupes rebelles syriens qui doivent participer à la transition. »

Le tropisme pro-israélien mal maîtrisé de Hollande

La priorité donnée à la « diplomatie économique », c’est-à-dire aux contrats spectaculaires, est si décisive qu’elle assourdit les jugements, voire les mises en garde des diplomates sur le terrain. La vente des navires Mistral à l’Égypte, payée par l’Arabie saoudite, a ainsi été décidée en tenant compte du poids majeur de Riyad dans l’économie égyptienne – qui permet au Caire d’affirmer à l’étranger sa légitimité – mais en négligeant les faiblesses de l’alliance égypto-saoudienne, pourtant relevées dans une note à diffusion restreinte de l’ambassadeur de France, André Parant, du 9 juillet dernier.

« Il est […] clair, notait le diplomate, que la volonté affichée des nouvelles autorités saoudiennes de donner en politique étrangère la priorité au rassemblement du camp sunnite pour faire face à l’Iran nourrit certaines inquiétudes au Caire. […] La solidité de cette alliance […] n’exclut pas une forme de rivalité traditionnelle entre ces deux poids lourds du monde arabe ni des divergences parfois significatives sur le fond. »

Cette politique aventureuse, dictée par les gros contrats, les coups de cœur et les coups de sang plutôt que par les visions stratégiques à long terme, caractérise de larges pans de l’action diplomatique française au Proche-Orient. Ils ne suffisent pas à expliquer les choix de l’Élysée et du Quai d’Orsay dans un autre dossier régional majeur, celui du conflit israélo-palestinien.

Sans doute la France reste-t-elle fidèle à sa position traditionnelle en faveur de la création d’un État palestinien viable et indépendant, aux côtés de l’État d’Israël. Sans doute, Laurent Fabius a-t-il multiplié récemment, sans grand succès il est vrai, les initiatives, notamment au sein du Conseil de sécurité, pour faire adopter des résolutions condamnant l’occupation et la colonisation israéliennes. Mais l’Élysée, depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, n’a cessé d’être en retrait sur ce dossier, voire d’adopter des positions pro-israéliennes qui constituent un véritable virage par rapport à la politique française traditionnelle.

« J’ai découvert ce penchant de Hollande, confie un diplomate, pendant son premier voyage officiel en Israël, en novembre 2013, lorsqu’il est apparu que dans la version originelle de son discours devant la Knesset, il avait oublié de mentionner l’attachement de la France à la création d’un État palestinien. L’oubli a été réparé, mais c’était un signe. »

Signe confirmé par les témoignages d’amitié prodigués, au-delà du protocole, par le président de la République à son hôte, lors du dîner officiel offert par Benjamin Netanyahou. Après avoir entendu le récital d’une chanteuse israélienne, François Hollande, se tournant, visiblement ému, vers le premier ministre israélien, a déclaré :« Je voudrais avoir la voix de cette chanteuse pour dire tout l’amour que je porte à Israël et à ses dirigeants. »

Cet amour va parfois jusqu’à rendre le président de la République amnésique. Répondant, le 14 juillet dernier, aux questions des journalistes sur l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, François Hollande a avancé cette explication – selon le texte disponible sur le site de l’Élysée : « Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi, la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. » Comment pouvait-il avoir oublié qu’Israël dispose depuis près de 50 ans – en partie grâce à la France – de l’arme nucléaire, au point de détenir aujourd’hui au moins 80 ogives, qui peuvent équiper des bombes, des missiles air-sol, des missiles balistiques sol-sol ou des missiles mer-sol, embarqués à bord de ses sous-marins ?

Le tropisme pro-israélien si mal maîtrisé de François Hollande va parfois jusqu’à provoquer des accrochages avec le Quai d’Orsay. Ce fut le cas en juillet 2014, lors du déclenchement de l’opération militaire israélienne contre la bande de Gaza, lorsque le président de la République a affirmé qu’il appartenait à Israël de « prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces », et que « la France était solidaire [d’Israël] face aux tirs de roquettes ». Il fallut 48 heures de bombardements israéliens et de nombreuses victimes palestiniennes pour que François Hollande accepte, sous la pression de Laurent Fabius et de plusieurs dirigeants du PS, d’appeler le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour lui dire « son inquiétude sur la situation à Gaza » et déplorer que « les opérations militaires en cours aient déjà fait de nombreuses victimes palestiniennes ».

Comment s’explique cette attitude constante de François Hollande ? Le poids, dans son entourage, des admirateurs des « néo-conservateurs » américains, comme son conseiller diplomatique Jacques Audibert, très écouté dans la gestion des négociations sur le nucléaire iranien où il avait dirigé la délégation française pendant 5 ans, n’est pas décisif sur ce point.

« Pour moi, estime un ancien diplomate, François Hollande est dans une posture de néo-molletisme. Il tient Israël pour un allié naturel et inconditionnel de la France. C’est une des sources de ses conflits avec Fabius, qui relève d’un autre héritage parmi les socialistes. Le résultat, hélas, c’est que la France est très loin de jouer le rôle qui pourrait être le sien dans ce dossier. Lorsque Fabius, manquant de soutien à Paris et d’appuis diplomatiques chez nos partenaires, renonce à présenter à l’ONU sa résolution condamnant la colonisation de la Cisjordanie, parce qu’elle serait confrontée à un veto américain, il manque l’occasion de faire un éclat qui n’aurait pas nui à l’image internationale de la France. »

Le fantôme de Guy Mollet rôdant au-dessus des contrats de vente d’armes conclus avec des despotes, tandis que le président de la République bombe le torse en jouant au chef de guerre : on pourrait rêver d’une allégorie plus exaltante de la politique extérieure de la France au Moyen-Orient. Il faudra s’en contenter. C’est un ancien collaborateur de François Mitterrand et ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin, Hubert Védrine, qui le constate : « L’écart entre l’idée que la France se fait de son rôle, de ses responsabilités et sa capacité d’action réelle est à la fois ridicule et attristant. »
Si les morpions votaient, vous auriez la vérole !
Pierre de Calvingrad
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Pierre de Calvingrad »

Blaise Poulossière a écrit :Blablabla peut-être mais John Trudell quand même, merde quoi !...

Sinon ce que je ferais à la place de Flamby ?... Mais je ne me suis pas présenté moi, avec des solutions plein les poches pour tout. Je touche pas son salaire et j' ai pas ses privilèges. Alors ce que je ferais moi hein ?... Hahaha, j' ai même pas le tonus d' y réfléchir et je vois aucune raison logique de le faire !
Lui il l' a voulu, il a signé pour... et maintenant il l' a le sac de noeud. Alors qu' il se démerde, mais nous on a le droit de l' attendre au tournant !
MERCI à toi Blaise (qui connait peut-être cet extrait "sous" la video de son discours)

<< John Trudell : « Nous sommes le pouvoir »... Notre Histoire l'est aussi. (Discours prononcé le 18 Juillet 1980 au centre de survivances interculturel Amérindien)

John Trudell est un activiste politique, poète, écrivain et acteur amérindien, né le 15 février 1946 à Omaha, dans le Nebraska (États-Unis). D'origine Sioux Santi (ou Dakota), il a milité tôt au sein de différents mouvements de défense des droits des indiens natifs (en 1969, il participe à l'Occupation d'Alcatraz). Il a été président de l'AIM (American Indian Movement) de 1973 à 1979.

Après avoir perdu sa femme et ses enfants dans l'incendie de leur maison (incendie que John Trudell considère comme criminel et attribue toujours publiquement au FBI), l'activiste continue son combat sous une autre forme en devenant poète et musicien de blues à partir des années 1980.

Depuis, il sillonne les scènes du monde entier pour diffuser sa musique et ses convictions politiques, philosophiques et spirituelles, et faire connaître le combat des peuples Amérindiens.

Contrairement à d'autres activistes amérindiens, John Trudell prône plus la non-coopération que la révolution. Extrait de sa conférence du 26 janvier 2012 à Paris : "Car après tout qu'est ce que la révolution ? C'est revenir au point de départ. Et lorsqu'une révolution est politiquement réussie, elle remplace l'oppresseur avec tous les drames humains que cela engendre. Quels que soient le systèmes politiques, ils sont basés sur l'exploitation de la Terre et des êtres humains. Si aujourd'hui on veut se battre contre cette oppression (de la marchandisation des âmes et des consciences), il faut peut-être essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs [...] Que faut-il faire ? La réponse n'est pas la non-violence - ça ne marche pas - mais plutôt la non-coopération. Imaginez que 30% ou 40% de la population décide de ne plus consommer, nous serions bien plus pris au sérieux, nous serions influents. Nous avons le pouvoir d'être acteurs sur le consumérisme." / Et nous sommes tous responsables... >>
"Il faudrait s'efforcer d'être heureux,
ne serait-ce que pour donner l'exemple"

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Didier Lembrouille
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Didier Lembrouille »

Pierre de Calvingrad a écrit : Contrairement à d'autres activistes amérindiens, John Trudell prône plus la non-coopération que la révolution. Extrait de sa conférence du 26 janvier 2012 à Paris : "Car après tout qu'est ce que la révolution ? C'est revenir au point de départ. Et lorsqu'une révolution est politiquement réussie, elle remplace l'oppresseur avec tous les drames humains que cela engendre. Quels que soient le systèmes politiques, ils sont basés sur l'exploitation de la Terre et des êtres humains. Si aujourd'hui on veut se battre contre cette oppression (de la marchandisation des âmes et des consciences), il faut peut-être essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs [...] Que faut-il faire ? La réponse n'est pas la non-violence - ça ne marche pas - mais plutôt la non-coopération. Imaginez que 30% ou 40% de la population décide de ne plus consommer, nous serions bien plus pris au sérieux, nous serions influents. Nous avons le pouvoir d'être acteurs sur le consumérisme." / Et nous sommes tous responsables... >>

Ah bah oui mais le Quib te dirais que tu profites quand même du sous salariat des boîtes de service comme le nettoyage, les services annexes à la culture tout ça tout ça.
Si les morpions votaient, vous auriez la vérole !
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Yann quib
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Yann quib »

lucien a écrit :Un copain vient de m'envoyer ça:

Les nouveaux métiers :
"Rescapée du Bataclan"
"Nous sommes chez Marielle, Marielle vous êtes une rescapée du Bataclan, nous sommes chez vous, vous avez vos chaussons aux pieds, vous me dites que vous avez mal dormi cette nuit ? oui ! J'ai mal dormi !
Vous me dites que vous êtes contente de faire la vaisselle alors que d'habitude.... ? Oui je n'ai jamais été aussi heureuse de faire la vaisselle, c'est merveilleux ! Marielle, ,vous êtes une rockeuse, une pacifiste, vous étiez contre la guerre en Irak et là vous me dites que vous êtes heureuse ce matin des bombardements français ? Oui ! Je suis contente des bombardements !
C'était Marielle en direct de chez elle pour France Info !"
C'est, en substance, ce que j'ai entendu à la radio à l'instant !

Les nouveaux métiers :
" Fournisseurs d'images pour journalistes ou nécrophages"
Dans le journal du dimanche :
" Ils viennent de Mantes-la-Jolie. Karim et Hacen ( les prénoms ont été modifiés ), ils sont arrivés sur les lieux avant les journalistes, et vendent mille euros, trois vidéos et des photos devant la pizzeria Casa Nostra...
"Plusieurs équipes offrent le même type de services autour des différentes scènes de crime. Version connectée du profiteur de guerre."

Heu, dis donc camarade, qu'est-ce que c'est que ces conneries de te moquer de ces 2 pauvres prolos endoctrinés par la société de consommation et exploités par les méchants patrons du système libéral, qui essaye de survivre dans la jungle capitaliste?
Fais vite ton autocritique publique, camarade ......... sinon ….
Salutations prolétariennes mondiales
E kreiz an avel, atao!
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lucien
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par lucien »

Nul.
"La seule différence entre un fou et moi, c'est que moi, je ne suis pas fou".
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Cédric
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Cédric »

Nicolas Moughabghab a écrit :Qui suis-je?

Les attentats du vendredi
13 novembre à Paris resteront désormais dans l’esprit de tous et chacun. Ces malheureux événements ont touché le monde entier, le monde occidental et le monde libre.
Je suis né au Canada de père libanais et de mère syrienne de confession chrétienne, et je sens une certaine injustice mondiale de la part de notre société canadienne, de notre société occidentale et de nos médias. Le jeudi 12 novembre a eu lieu un attentat revendiqué par Daech au Liban, qui a tué 41 personnes et blessé 181 individus.
En avons-nous parlé? Presque pas, pour ne pas dire pas du tout. Seuls quelques articles par-ci, par-là. Les drapeaux ont-ils été mis en berne? Non. Peut-être aurait-il dû y avoir 100 morts libanais de plus pour les mettre en berne. Je ne suis pas en train de minimiser les actes de Paris pour donner plus de poids aux actes au Liban, mais seulement en train de déplorer les jugements de notre société occidentale. Je déplore quoi? Je déplore que la vie d’un Français, d’un Canadien, d’un Américain, d’un Occidental soit considérée visiblement par nous tous comme étant plus importante que la vie d’un Libanais, d’un Ivoirien, d’un Somalien, d’un Malien. Est-ce que nous devons comprendre que ces pauvres gens ne méritent pas l’attention médiatique autant que nous, Occidentaux, le méritons? Est-ce parce qu’en Syrie mourir est devenu «normal», selon notre société, que nous devons les oublier?
Injustement, sans même le savoir, nous prenons moins en considération la vie humaine d’un pauvre que d’un riche. Pourquoi la recherche d’une cure contre l’Ebola a-t-elle commencé, par hasard, au même moment où la maladie a touché un Américain et non pas avant? Pourquoi n’investissons-nous pas notre argent pour nourrir les familles souffrant de famine en Afrique plutôt que d’investir dans des CF-18? Nous aurons sauvé plusieurs milliers de jeunes dans le besoin, mais puisque nourrir des pauvres ne nous enrichit pas comme l’armement, alors enrichissons-nous et laissons mourir les pauvres. C’est tout cela que je déplore et que je continuerai à déplorer.
Est-ce que je suis Canadien?
Est-ce que je suis Charlie?
Est-ce que je suis Paris?
Est-ce que je suis Liban?
Est-ce que je suis Syrie?
Sommes-nous en alternance un pays, une ville, un journal, un continent? En faisant comme tel, un jour nous sommes Charlie et le lendemain paf… on change notre photo Facebook et on devient Paris jusqu’à ce qu’un autre attentat survienne.
Pour ma part, je ne suis ni Charlie ni Paris.
Je suis la Liberté, je suis la Démocratie, je suis la Paix, je suis Ouvert, et je suis le MONDE entier.
Je suis contre le terrorisme, contre les radicaux et contre toute forme de violence. Je suis toi, je suis vous et je suis moi tous les jours de l’année.
Je suis Nicolas Moughabghab.

Nicolas Moughabghab
http://journalmetro.com/opinions/courri ... ovembre-3/
N'oubliez jamais que la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie...
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Yann quib »

lucien a écrit :Nul.

une autocritique sobre, mais efficace. bravo camarade!
E kreiz an avel, atao!
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Born X »

Pierre de Calvingrad a écrit :
MERCI à toi Blaise (qui connait peut-être cet extrait "sous" la video de son discours)
Le dit texte qui n'est rien d'autre qu'un copier coller de la pige wiki de Trudell...
Par contre c'est ballot hein mais Archie Fire Lame Deer il a une page wiki tellement maigre (en tout cas dans sa version francophone) et tellement peux de vidéo sur youtube que du coup faut vraiment lire son bouquin.
Y'a pas moyen de se contenter d'un résumé.
Du coup pierre est un peu en galère....

Ce moment ou tu te dit que ce serait bien si daesh allait foutre un peu le bordel en suisse...
Ah non mince c'est pas possible, c'est là bas qu'ils ont leur argent.... alors l'helvète il est gentil mais avant de venir moraliser les personnes qui réagissent parce qu'ils ont perdu des proches, des ami-e-s ou parce que le sang d'innocent-e-s a coulé dans les rues de leur quartier, il ferait mieux d'aller faire le ménage dans les banques de sa ville.
La première décision vient du coeur et l'intelligence, dont nous sommes tous dépositaire, doit faire ce que notre coeur décide.
La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre.
Anne-Claire Damaggio
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Pierre de Calvingrad »

Born X a écrit :
Le dit texte qui n'est rien d'autre qu'un copier coller de la pige wiki de Trudell...
Par contre c'est ballot hein mais Archie Fire Lame Deer il a une page wiki tellement maigre (en tout cas dans sa version francophone) et tellement peux de vidéo sur youtube que du coup faut vraiment lire son bouquin.
Y'a pas moyen de se contenter d'un résumé.
Du coup pierre est un peu en galère....

Ce moment ou tu te dit que ce serait bien si daesh allait foutre un peu le bordel en suisse...
Ah non mince c'est pas possible, c'est là bas qu'ils ont leur argent.... alors l'helvète il est gentil mais avant de venir moraliser les personnes qui réagissent parce qu'ils ont perdu des proches, des ami-e-s ou parce que le sang d'innocent-e-s a coulé dans les rues de leur quartier, il ferait mieux d'aller faire le ménage dans les banques de sa ville.

Et après ? ...

il ne faut rien BornX (juste lire entre les lignes de mes messages, qui rejoignent passablement le texte ci-dessus "copié/collé" par Cédric de Nicolas Moughabghab

<< (...) Sommes-nous en alternance un pays, une ville, un journal, un continent? En faisant comme tel, un jour nous sommes Charlie et le lendemain paf… on change notre photo Facebook et on devient Paris jusqu’à ce qu’un autre attentat survienne.
Pour ma part, je ne suis ni Charlie ni Paris.
Je suis la Liberté, je suis la Démocratie, je suis la Paix, je suis Ouvert, et je suis le MONDE entier.
Je suis contre le terrorisme, contre les radicaux et contre toute forme de violence. Je suis toi, je suis vous et je suis moi tous les jours de l’année. (...) >>

Sinon, moi je suis aussi arbres, ruisseaux, rochers, (éternels) enfants

Et je ne moralise personne; je tends juste un miroir
"Il faudrait s'efforcer d'être heureux,
ne serait-ce que pour donner l'exemple"

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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Born X »

Pierre de Calvingrad a écrit :
Sinon, moi je suis aussi arbres, ruisseaux, rochers, (éternels) enfants

Et je ne moralise personne; je tends juste un miroir
Bah des fois au lieu d'être un jardin, une fleur, un ruisseau c'est bien d'user les miroirs à se regarder dedans.
En plus de soit on y voit aussi le monde sous un autre angle.
C'est bien de changer son angle de vue parfois...souvent même.
Ca permet, par exemple, de voir que les morts qu'on a autour de soi et qu'on chiale pour tous, bah on est aussi un peu responsable de leur mort quand on bouge même pas une micro seconde son fiaque contre les financiers des assassins... alors que ces financiers c'est tes voisins.
La première décision vient du coeur et l'intelligence, dont nous sommes tous dépositaire, doit faire ce que notre coeur décide.
La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre.
Anne-Claire Damaggio
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Pierre de Calvingrad »

Born X a écrit :
Pierre de Calvingrad a écrit :
Sinon, moi je suis aussi arbres, ruisseaux, rochers, (éternels) enfants

Et je ne moralise personne; je tends juste un miroir
Bah des fois au lieu d'être un jardin, une fleur, un ruisseau c'est bien d'user les miroirs à se regarder dedans.
En plus de soit on y voit aussi le monde sous un autre angle.
C'est bien de changer son angle de vue parfois...souvent même.
Ca permet, par exemple, de voir que les morts qu'on a autour de soi et qu'on chiale pour tous, bah on est aussi un peu responsable de leur mort quand on bouge même pas une micro seconde son fiaque contre les financiers des assassins... alors que ces financiers c'est tes voisins.
Mais je n'ai JAMAIS écrit le contraire ("Par certains côtés j'imagine, que je fais aussi partie du lot").
Je ne sais pas comment les neurologues appellent cela ("accuser" l'autre pour ne pas s'accuser soi-même de ne pas bouger assez -"le seul type que je déteste assez au point de lui tirer dessus, c'est moi même alors ne t'en fais pas je serai là demain 5h50 roissy terminal 2b, 5h50 tapantes", fin de "Terminal 2b" de Raphäel).

Sur ce donc, à moins BornX que tu "m'agresses" encore faute d'avoir mal compris mes propos, je vais profiter des dernières heures avant la neige ...

Pierre

P.S. Quant aux financiers, je m'invite au moins une fois par mois depuis 2-3 ans à leurs conférences pour les "recadrer"
"Il faudrait s'efforcer d'être heureux,
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Re: Est-ce que tout le monde est ok?

Message par Born X »

Et en dauphin ça donne quoi?
La première décision vient du coeur et l'intelligence, dont nous sommes tous dépositaire, doit faire ce que notre coeur décide.
La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre.
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