-
mardi 13h,
le kilomètre 600 est derrière moi.
la conduite automatique,
j'avale le goudron,
encore.
seules quelques bornes kilomètriques plantées ça et là,
me rappellent benoîtement les distances prises
avec le temps passé à me perdre, une fois de plus,
dans des pensées de passages, volatiles, futiles -
et sans doute inutiles -
poursuivant le ruban noir infini de l'asphalte,
l'une chassant l'autre sans ménagement
au premier péage, à la moindre bifurcation, au plus petit prétexte,
ne résistant pas davantage à une envie primaire comme celle de pisser,
qu'à celle plus subtile de m'en griller une dans la cabine.
bref,
des esquisses d'idées sans suite,
oubliées de suite.
j'ai mangé aujourd'hui ?
faut que je change mes cordes de guitare.
la pendaison, c'est quand même plus sûr.
ce s'rait bien si j'arrêtais de boire.
faudrait que j'appelle papa tiens, ça fait longtemps.
celle-ci m'a glacé le sang.
warning - tic tac
je me suis arrêté sur le bas coté,
vomir. tic tac tic tac
et pleurer. enfin.
-
conduite automatique
Modérateur : modérateurs
-
ça fait longtemps.
un mois. l'autre moi sans doute.
celui qui rempli les ellipses que constituent les trajets,
celui là même dont (me) parlait zzzero l'autre jour
alors qu'il investissait les carnets de son autre enfance,
cet espèce de moi presque réflexe, propre à chacun,
et qui relève d'un état de somnolence indolente..
n'empêche. j'avais oublié.
l'espace d'un instant.
(en effet, une intervention des quatre dimensions me semble ici nécessaire tant la chose me paraît appartenir à un domaine proche d'une certaine surréalité) ;
l'espace d'un instant donc, très court évidemment,
que l'on peut considérer comme étant le temps moyen
pour un flux électrique de parcourir accidentellement
une connection neuronale jusqu'à lors fréquemment usitée,
aujourd'hui en berne puisque devenue inutile depuis un mois.
non, pas celui là, l'autre.
suivez, un peu.
-
ça fait longtemps.
un mois. l'autre moi sans doute.
celui qui rempli les ellipses que constituent les trajets,
celui là même dont (me) parlait zzzero l'autre jour
alors qu'il investissait les carnets de son autre enfance,
cet espèce de moi presque réflexe, propre à chacun,
et qui relève d'un état de somnolence indolente..
n'empêche. j'avais oublié.
l'espace d'un instant.
(en effet, une intervention des quatre dimensions me semble ici nécessaire tant la chose me paraît appartenir à un domaine proche d'une certaine surréalité) ;
l'espace d'un instant donc, très court évidemment,
que l'on peut considérer comme étant le temps moyen
pour un flux électrique de parcourir accidentellement
une connection neuronale jusqu'à lors fréquemment usitée,
aujourd'hui en berne puisque devenue inutile depuis un mois.
non, pas celui là, l'autre.
suivez, un peu.
-
desfois
c'est l'atterissage
sur un toit
au souffle d'un copilote en émoi
nouvel angle d'amorçage
dérapage
dans le virage
élan de poésie incontrôlée
revient à la charge
une copie d'un autre âge
dans la marge,
griffonée...
c'est l'atterissage
sur un toit
au souffle d'un copilote en émoi
nouvel angle d'amorçage
dérapage
dans le virage
élan de poésie incontrôlée
revient à la charge
une copie d'un autre âge
dans la marge,
griffonée...
La sculpture s'affine au gré des éclats de pierre qui volent sous les coups de burin...