Sarkozy accepte d'aller avec Chávez dans la forêt ramener Ingrid Betancourt
TeleSUR _04/04/08
Ainsi l' a affirmé le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, à savoir si les FARC donnent des signes, le président Nicolás Sarkozy est disposé à voyager dans la forêt avec son homologue Vénézuélien pour la récupérer personnellement, comme l'a proposé jeudi Chávez.
Le président français, Nicolás Sarkozy, a dit être disposé à se rendre dans la forêt colombienne avec son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, pour ramener l'ex candidate à la présidentielle colombienne, Ingrid Betancourt, si les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) souhaitaient la libérer dans ces conditions, a annoncé ce vendredi le ministre français, Bernard Kouchner.
'' S'il y a un certain espoir, Monsieur Chávez et Monsieur Sarkozy iront chercher Madame Betancourt à la frontière '', a dit Kouchner à la presse depuis Bucarest, où il prend part avec le président français au sommet de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord).
'' Si nous ne l'essayons pas on ne pourra pas savoir si il y aura échec, et c'est pourquoi nous l'essayerons. Nous sommes pleinement investi dans cette mission pour sauver une femme en danger et les autres otages '', a t-il affirmé.
La réponse de la France fait suite à la proposition du président vénézuélien, Hugo Chavez, qui invite Sarkozy à voyager dans le département colombien du Caguán pour chercher Ingrid Betancourt, bien que la situation soit « extrêmement compliquée » après la rupture du dialogue avec les FARC, suite au meurtre du numéro deux de cette guérilla, Raúl Reyes.
« Président Sarkozy, allons dans le Caguán », a dit jeudi le chef d'État vénézuélien devant les chaînes de radios et de télévisions, alors qu'il dirigeait un Conseil des Ministres au Palais de Miraflores à Caracas.
Le ministre Kouchner a réitéré, en outre, la proposition de la France de recevoir des guérilleros des FARC dans le cas d'un échange humanitaire éventuel et seulement si l'on obtient la libération de Betancourt, qui est aux mains du groupe rebelle depuis 2002.
Actuellement une mission médicale française se trouve en Colombie pour s'occuper de la franco-colombienne sans que, jusqu'à présent, la guérilla colombienne se prononce.
Désir d'intégrer Chávez
Peu avant les déclarations de Bernard Kouchner, la soeur de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, Astrid Betancourt, avait demandé ce vendredi même au président Nicolás Sarkozy de répondre à la proposition d'Hugo Chavez, de manière à coordonner les efforts pour la libération des otages des FARC.
Lors d'une conférence de presse à Paris, Astrid Betancourt a appelé les FARC et le président colombien, Álvaro Uribe, pour qu'ils reprennent « le chemin de la négociation » avec la médiation de Chávez, « qui est celui qui a les clés et les contacts pour ouvrir le dialogue ».
La soeur de de la franco-colombienne a aussi assuré que la mission humanitaire envoyée en Colombie par le président français a des « infimes options » de succès.
Bien qu'elle ait remercié la France pour l'effort concernant la libération d'Ingrid, Astrid a parié plutôt sur la négociation que sur la mise en place de mesures unilatérales.
« Le succès de cette mission humanitaire dépendait d'un miracle, parce qu'il n'a pas été fait en concertation avec les FARC ni par les voies habituelles, qui impliquaient de passer par le président du Vénézuéla, Hugo Chavez », a t-elle souligné.
TeleSUR - Ap - Efe/n - AV
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Uribe veut réviser la « situation juridique » du chancelier des FARC, Rodrigo Granda
TeleSUR _ 04/04/08
Le président colombien, Álvaro Uribe, a annoncé ce vendredi qu'il voulait réviser la situation du chancelier des FARC, Rodrigo Granda, pour montrer qu'il oeuvrait à la paix.
Il a affirmé qu'à l'heure actuelle il s'agit d'un problème juridique très compliqué, « parce qu'une question que doit se poser le peuple colombien aujourd'hui, et que nous aborderons au gouvernement dans les prochains jours, est de savoir si Monsieur Granda remplit les conditions de la loi à travers laquelle il pourrait jouir de liberté pour participer à une gestion de paix ou si il doit simplement être réemprisonné de nouveau pour infraction à la loi», a fustigé le premier mandataire.
Le chef d'État colombien a ajouté que quand il a été remis en liberté, il l'a fait de bonne foi suite à la la demande du président français, Nicolás Sarkozy, qui a demandé sa libération, en vue d' avancer vers un accord humanitaire.
Le président colombien a fait cette affirmation lors d'une conversation avec des étudiants de l'Université Javeriana, où il a réitéré qu'il ne démilitarisera pas les communes méridionales de Florida et Pradera, concernant un échange humanitaire avec les FARC.
« Ce qui me fait peur c'est que la démilitarisation soit un recul dans la politique de sécurité démocratique », a souligné le chef d'état.
TeleSUR - Caracol Radio / AV
http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... go-granda/
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Le porte-parole de l'ELN renonce à la guerre et cherche ''un consensus national'' pour la paix en Colombie
TeleSUR _04/04/08
Le porte-parole de l'Armée de Libération Nationale de Colombie (ELN), Francisco Galán, a annoncé son renoncement à la guerre pour contribuer à un accord de paix avec le Gouvernement du président Álvaro Uribe, avec lequel il a décidé de chercher des alternatives qui permettent « le dépasser définitivement» le conflit armé colombien.
« De manière volontaire j'ai pris la décision de renoncer à la guerre. Non à mes convictions, j'ai renoncé à la guerre. Je crois que c'est le moment où le pays doit être tenu de rechercher la paix », a t-il exprimé à des journalistes après sa rencontre avec le président Uribe à la Maison de Nariño.
Galán a conversé pendant une heure et demie avec Uribe pour lui proposer un « grand consensus national dans lequel prendrait part tous les acteurs » de la Colombie, pour trouver une solution au conflit.
« Le président m'a autorisée à maintenir une relation permanente avec le Commando Central (Coce, de l'ELN) pour chercher une issue vers la paix », a spécifié Galán.
Le chef partisan a dit que lors de la réunion il a dit au mandataire colombien que l'auteur et le prix Nobel de la Paix, Gabriel Garcia Marquez, avait demandé au Gouvernement et à l'ELN qu'ils « comprennent que la route de la guerre était terminée et que l'on devait ouvrir d'autres chemins vers la paix ».
En ce sens, Galán a annoncé son renoncement à la guerre, sans renier l'ELN ni ses convictions, et a déclaré qu'il aspirait à promouvoir un grand projet dans tout le pays pour que « tous les colombiens nous nous engagions vers la paix ».
En ce sens il a manifesté son intérêt de dialoguer à nouveau et le président Uribe a accepté.
Le gouvernement et l'ELN avaient entamé des dialogues de paix en décembre 2005 à Cuba. Depuis le début, la négociation a été observée par des garants nationaux, chefs cubains et García Márquez lui-même.
Le dialogue a eu des hauts et des bas, des accords et des désaccords. En décembre dernier, les parties se sont levées de la table n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur un « Accord De base éventuel », qui inclurait un cessé le feu et la fin des hostilités expérimentales pour six mois, cadre qui permettrait au groupe partisan de libérer les otages en son pouvoir
Bogota exigeait l'ELN de positioner ses hommes sur une ou plusieurs zones afin de vérifier le cessez le feu, mais les rebelles ont refusé considérant que celà serait un « suicide » et ils ont proposé de chercher un autre type de vérification où des observateurs nationaux et internationaux interviendraient en cas de violation de la trêve.
Mais ce jeudi, c'est Galan lui-même qui a ouvert un nouveau chapitre du processus de paix. « Je sors avec la tâche de trouver des alternatives à des sujets comme la concentration des forces (rebelles) », a t-il souligné.
TeleSUR - Efe - Semana / nn - AV
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Chávez concernant l'échange humanitaire: '' Je préfère ne pas parler, mais agir ''
TeleSUR _ 04/04/08
Lors d'une conférence de presse offerte ce vendredi depuis la Salle de Presse Simon Bolivar, du Palais de Miraflores, Chávez a souligné : '' J'ai décidé de changer de tactique, la situation oblige à changer de tactique et je préfère ne pas parler publiquement du sujet, mais agir ''.
Le président du Vénézuéla, Hugo Chavez, a réitéré ce vendredi qu'il allait continuer à travailler pour obtenir un échange humanitaire avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).
Lors d'une conférence de presse conjointe avec le mandataire slovénien, Danilo Turk, actuellement à Caracas, Chávez a souligné : « J'ai décide de changer de tactique, la situation oblige à changer de tactique et je préfère ne pas parler publiquement du sujet, mais agir ».
« Il y a peu j'ai parlé à Sarkozy. Avec Uribe j'ai conversé jusqu'il y a quelques semaines. J'ai promis à Sarkozy, je l'ai promis à la mère d'Ingrid (Betancourt), aux parents des militaires retenus par les FARC que nous ne nous reposerons pas, seulement nous n'allons pas parler du sujet en public, nous préférons agir de la sorte car obligé par les circonstances », a expliqué Chávez.
Pour sa part, le président de la Slovénie, Danilo Turk, a appelé les FARC pour qu'ils libèrent la franco-colombienne Ingrid Betancourt, retenue depuis six années par le groupe rebelle.
« Faisons appel à ces personnes qui peuvent aider, ceci est un problème humanitaire, c'est une question de vie ou de mort. Ingrid est très malade et peut-être ne survivra t-elle pas et tous doivent comprendre que cette situation produit une pression humanitaire et il est absolument nécessaire qu'elle soit libéré dès que celà est possible ».
Renforcement des relations
Dans le cadre de la visite du mandataire slovénien, Chávez et Turk ont souscrit ce vendredi une déclaration conjointe en vue de fortifier les relations entre les deux nations.
Depuis la Salle de Presse Simon Bolivar du Palais de Miraflores, les mandataires ont fait connaître le résultat de la visite officielle qu'a effectuée au Vénézuéla l'actuel président de l'Union Européenne.
Le texte final stipule que : « Les présidents se sont mis d'accord sur la nécessité de travailler à la consolidation d'un système multilatéral, fort et efficace, dont le cadre est l'Organisation des Nations Unies (ONU), et dont le rôle des deux pays est la recherche de relations harmonieuses basé sur le respect entre les États qui contribuent chacun à leur manière au progrès des peuples et d'un point de vue extérieur au développement de la paix et à la sécurité internationale ».
De même, les mandataires « ont décidé d'approfondir la relation bilatérale à travers les rencontres de haut niveau qui permetront d'identifier les secteurs de coopération ».
De même, les chefs d'État ont souligné leur accord sur des sujets d'intérêt mondial et ont souligné l'importance décisive de la coopération comme principe de base aux relations entre les États.
En ce sens, ils ont déclaré que « la véritable coopération est basée sur le respect mutuel et sur la solidarité, et qu'elle a pour fin de contribuer au progrès et au bien-être des peuples ».
Les deux présidents ont décidé de travailler à l'étude permettant l'ouverture d'ambassades dans les capitales du Vénézuéla et de Slovénie, afin de rendre propices les contacts directs pour le renforcement des relations entre les deux pays.
Dans le document souscrit, les dignitaires ont exprimé leur appui pour le succès du cinquième Sommet de l'Amérique latine, des Caraïbes et de l'Union Européenne qui se tiendra à Lima (Pérou) les 16 et 17 mai prochain.
Le président vénézuélien a souligné que la visite de son homologue, Danilo Turk, constituait un premier pas pour entamer « une relation bilatérale fructueuse entre la Slovénie et le Vénézuéla et de manière à contribuer au renforcement des relations entre l'Europe et l'Amérique latine ».
« Nous avons avancé quelques points à ce sujet concernant le développement industriel notament. Au Vénézuéla nous sommes dans un processus de développement industriel et requérons de technologie, de savoir faire technologique et de qualification pour les travailleurs. Il y a là une ligne de coopération », a t-il dit.
Le président Chávez a ajouté une nouvelle fois qu'avec cette visite on avait mis en route la coopération entre les deux nations.
Préoccupation énergétique
Le président Chávez a souligné que son homologue de Slovénie, durant la rencontre, a manifesté sa préoccupation pour créer des sources alternatives d'énergie.
En ce sens, Chávez a manifesté : « Nous comme pays pétrolier, pays de le (l'OPEP) sommes disposés toujours à augmenter nos efforts et à travailler de manière conjointe avec l'Europe pour promouvoir ces sources alternatives ».
« Ceci peut être un effort commun entre l'Europe et l'Amérique latine, où la Slovénie et le Vénézuéla pourraient promouvoir de grands efforts avec des pays comme le Portugal » qui développe un projet d'énergie alternative pour produire de l'énergie en profitant des courants marins.
De même, le président vénézuélien a souligné la nécessité de coopération sur les sujets de santé publique, d'éducation et de lutte contre la pauvreté et pour la production d'aliments.
TeleSUR/ms - AV
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