Il est où ce putain de topic ciné ?
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- Blaise Poulossière
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Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Ok, je tenterai la version avec Hanin si je trouve ça, je savais pas qu' il l' avait joué pour la télé. Il l' a joué au théâtre mais je sais pas non plus ce que ça vaut.
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
"Entre amis"
j'ai mis 1 pour le générique de fin, qui en plus de clôturer ce navet, a aussi l'avantage d’être une chanson de Renaud (ah si, Melanie Doutet est vraiment très jolie)
j'ai mis 1 pour le générique de fin, qui en plus de clôturer ce navet, a aussi l'avantage d’être une chanson de Renaud (ah si, Melanie Doutet est vraiment très jolie)
E kreiz an avel, atao!
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Charlie Brown
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- Enregistré le : 06 sept. 2005, 21:19
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Cette année 2016 est pour l’instant bien médiocre, côté cinéma. J’espère que ça va changer un peu après Cannes…
En attendant, dans cette morne période, j’ai vu ça :
1 bon film :

Midnight Special
J’aime bien ce que fait Jeff Nichols. Ça ne me fait jamais sauter au plafond ni crier au génie, mais j’aime bien. C’est un gars qui sait filmer, créer des ambiances, et qui aime raconter des histoires, ce qui n’est déjà pas si mal, même si je reste souvent sur ma faim. Et donc, après Take Shelter et Mud, je suis allé voir Midnight Special. Même niveau. Si on n’aimait pas les deux précédents, c’est pas la peine de voir celui-là. Sinon, ça vaut le détour. L’affiche et certains critiques parlent d'héritier ou de nouveau Spielberg à propos de Nichols. C’est pas totalement faux mais pas complètement vrai non plus. Midnight Special a effectivement un petit côté Rencontres du troisième type, voire E.T., même si on est plus dans le fantastique, ici. J’ai encore une fois bien aimé l’atmosphère du film et la manière de filmer (pour la virtuosité, s’il n’est pas encore du niveau de Spielberg, il n’est pas manchot non plus). Là où il ressemble le plus à Spielberg, je trouve, c’est dans son incapacité à écrire, filmer, faire vivre ses personnages féminins. Pourtant, il a un certain goût. Que ce soit Jessica Chastain dans Take Shelter, Reese Witherspoon dans Mud, ou Kirsten Dunst dans Midnight Special – soit trois bonnes actrices de ces quinze dernières années – il ne leur donne que des rôles à peine esquissés, peu profonds, peu dialogués, maladroitement écrits et pas très inspirés, ce qui est vraiment dommage. Comme Spielberg, il est beaucoup plus à l’aise avec les personnages masculins et reste très ancré sur le rôle du père et les relations père/fils.
Cela dit, regarder ses films reste un vrai plaisir cinématographique et, rien que pour ça, Midnight Special vaut le détour. Sans compter que la musique est rudement chouette aussi. Y'a quelques faiblesses scénaristiques et la fin pourra paraître grotesque à certains (ou pas), mais moi, ça ne m’a aucunement gêné pour apprécier l’ensemble.
4 films corrects mais sans plus :

Marie et les naufragés
J’aime beaucoup Vimala Pons. Surtout depuis que j’ai vu Comme un avion de Bruno Podalydès. Je l’ai revue ensuite avec plaisir dans La Vie très privée de Monsieur Sim et, du coup, je suis allé voir Marie et les naufragés rien que sur son nom à l’affiche ! Bon, à l’image du film, son rôle est un peu bancal, moyennement travaillé et peu profond, hélas. Ça se regarde bien, mais on sent que ça aurait pu être tellement mieux. Dans les mains d’un Jacques Rivette, par exemple, puisque je trouve que ça lorgne un peu de ce côté-ci du cinéma, avec beaucoup moins de force, de classe et de profondeur, certes, mais bon, c’est un second long métrage… Faussement barré, pas très abouti, mais parfois plaisant. Les acteurs sont pas mal, surtout Eric Cantona. Je trouve qu’il a nettement progressé et que c’est sans doute son meilleur rôle au cinéma. La scène avec André Wilms (peut-être la meilleure du film) est assez cocasse.

The Lady in the Van
Comédie dramatique très britannique, adaptée du bouquin d’Alan Bennett relatant une situation à fort caractère autobiograohique, du moins en partie (une vieille dame clochardisée et peu aimable vient s’installer, avec son van, dans l’allée de la maison de l’auteur et va y rester plusieurs années), ça se laisse bien regarder, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Maggie Smith et Alex Jennings sont très BBC quality.

Brooklyn
Idem que pour le film ci-dessus (comédie dramatique britannique très léchée, qui se laisse bien regarder mais sans plus). J’aime bien Nick Hornby, en tant qu’écrivain d’abord, mais aussi en tant que scénariste. J’avais beaucoup aimé son adaptation du livre de Lynn Barber, Une éducation, avec la délicieuse Carey Mulligan dans le rôle principal. Bon, là, c’est vraiment un ton en-dessous, un peu plus sage et plus propret, mais bon. Pas inintéressant (pour le côté filières américaines de l'émigration irlandaise, et le côté émancipation des femmes après-guerre), mais ça ne restera pas dans les mémoires...

Kaili Blues
Film chinois un brin expérimental. Je me suis fait chier sans me faire chier. Sensation étrange. Ça se passe dans une partie très brumeuse de la Chine, dans des lieux (périurbains et campagnards) et des milieux (pauvres), qui ne donnent absolument pas envie d’y vivre. Une vague histoire de dette, de triade, d’enfant à vendre… Un vague périple pour retrouver l’enfant… De vagues prétextes à sensation (les trajets, excepté celui en train, sont tournés en durée réelle, ce qui peut soit fasciner, soit agacer, selon l’humeur ou le caractère du spectateur…). Pas désagréable, mais pas très agréable non plus.
En attendant, dans cette morne période, j’ai vu ça :
1 bon film :

Midnight Special
J’aime bien ce que fait Jeff Nichols. Ça ne me fait jamais sauter au plafond ni crier au génie, mais j’aime bien. C’est un gars qui sait filmer, créer des ambiances, et qui aime raconter des histoires, ce qui n’est déjà pas si mal, même si je reste souvent sur ma faim. Et donc, après Take Shelter et Mud, je suis allé voir Midnight Special. Même niveau. Si on n’aimait pas les deux précédents, c’est pas la peine de voir celui-là. Sinon, ça vaut le détour. L’affiche et certains critiques parlent d'héritier ou de nouveau Spielberg à propos de Nichols. C’est pas totalement faux mais pas complètement vrai non plus. Midnight Special a effectivement un petit côté Rencontres du troisième type, voire E.T., même si on est plus dans le fantastique, ici. J’ai encore une fois bien aimé l’atmosphère du film et la manière de filmer (pour la virtuosité, s’il n’est pas encore du niveau de Spielberg, il n’est pas manchot non plus). Là où il ressemble le plus à Spielberg, je trouve, c’est dans son incapacité à écrire, filmer, faire vivre ses personnages féminins. Pourtant, il a un certain goût. Que ce soit Jessica Chastain dans Take Shelter, Reese Witherspoon dans Mud, ou Kirsten Dunst dans Midnight Special – soit trois bonnes actrices de ces quinze dernières années – il ne leur donne que des rôles à peine esquissés, peu profonds, peu dialogués, maladroitement écrits et pas très inspirés, ce qui est vraiment dommage. Comme Spielberg, il est beaucoup plus à l’aise avec les personnages masculins et reste très ancré sur le rôle du père et les relations père/fils.
Cela dit, regarder ses films reste un vrai plaisir cinématographique et, rien que pour ça, Midnight Special vaut le détour. Sans compter que la musique est rudement chouette aussi. Y'a quelques faiblesses scénaristiques et la fin pourra paraître grotesque à certains (ou pas), mais moi, ça ne m’a aucunement gêné pour apprécier l’ensemble.
4 films corrects mais sans plus :

Marie et les naufragés
J’aime beaucoup Vimala Pons. Surtout depuis que j’ai vu Comme un avion de Bruno Podalydès. Je l’ai revue ensuite avec plaisir dans La Vie très privée de Monsieur Sim et, du coup, je suis allé voir Marie et les naufragés rien que sur son nom à l’affiche ! Bon, à l’image du film, son rôle est un peu bancal, moyennement travaillé et peu profond, hélas. Ça se regarde bien, mais on sent que ça aurait pu être tellement mieux. Dans les mains d’un Jacques Rivette, par exemple, puisque je trouve que ça lorgne un peu de ce côté-ci du cinéma, avec beaucoup moins de force, de classe et de profondeur, certes, mais bon, c’est un second long métrage… Faussement barré, pas très abouti, mais parfois plaisant. Les acteurs sont pas mal, surtout Eric Cantona. Je trouve qu’il a nettement progressé et que c’est sans doute son meilleur rôle au cinéma. La scène avec André Wilms (peut-être la meilleure du film) est assez cocasse.

The Lady in the Van
Comédie dramatique très britannique, adaptée du bouquin d’Alan Bennett relatant une situation à fort caractère autobiograohique, du moins en partie (une vieille dame clochardisée et peu aimable vient s’installer, avec son van, dans l’allée de la maison de l’auteur et va y rester plusieurs années), ça se laisse bien regarder, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Maggie Smith et Alex Jennings sont très BBC quality.

Brooklyn
Idem que pour le film ci-dessus (comédie dramatique britannique très léchée, qui se laisse bien regarder mais sans plus). J’aime bien Nick Hornby, en tant qu’écrivain d’abord, mais aussi en tant que scénariste. J’avais beaucoup aimé son adaptation du livre de Lynn Barber, Une éducation, avec la délicieuse Carey Mulligan dans le rôle principal. Bon, là, c’est vraiment un ton en-dessous, un peu plus sage et plus propret, mais bon. Pas inintéressant (pour le côté filières américaines de l'émigration irlandaise, et le côté émancipation des femmes après-guerre), mais ça ne restera pas dans les mémoires...

Kaili Blues
Film chinois un brin expérimental. Je me suis fait chier sans me faire chier. Sensation étrange. Ça se passe dans une partie très brumeuse de la Chine, dans des lieux (périurbains et campagnards) et des milieux (pauvres), qui ne donnent absolument pas envie d’y vivre. Une vague histoire de dette, de triade, d’enfant à vendre… Un vague périple pour retrouver l’enfant… De vagues prétextes à sensation (les trajets, excepté celui en train, sont tournés en durée réelle, ce qui peut soit fasciner, soit agacer, selon l’humeur ou le caractère du spectateur…). Pas désagréable, mais pas très agréable non plus.
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
salut moi j'ai été voir les visiteurs 3 la révolution j'ai trouvé ça marrant dans l'ensemble
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champignac
- Messages : 118
- Enregistré le : 24 nov. 2009, 11:28
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Francky est un troll ?
- Marie la Belge
- Messages : 6043
- Enregistré le : 24 juil. 2006, 12:10
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Non, juste un aminche et un sauvageon.
http://www.sharedsite.com/hlm-de-renaud ... 71#p691971
http://www.sharedsite.com/hlm-de-renaud ... 71#p691971
Elle quitte le vilain phenix mais aimera toujours Renaud.


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champignac
- Messages : 118
- Enregistré le : 24 nov. 2009, 11:28
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Ah ouais, quand même!Marie la Belge a écrit :Non, juste un aminche et un sauvageon.
http://www.sharedsite.com/hlm-de-renaud ... 71#p691971
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Vu récemment :
Queen & Country, de John Boorman : très bien. Un monde s'effondre, un autre naît, j'ai trouvé ce film tragi-comique, à la fin j'étais incapable de dire si j'étais triste ou réjoui. Les deux, en fait.
La 5ème Vague, de Jonathan Blakeson: fauché, pas inspiré, nul.
Boyhood, de Richard Linklater: j'ai adoré voir défiler toutes les facettes de chaque personnage, tous ces gens qui sont tellement de personnes différentes successivement ou en même temps qu'ils sont finalement uniques, avec ce môme en point d'encrage, je me suis régalé.
Queen & Country, de John Boorman : très bien. Un monde s'effondre, un autre naît, j'ai trouvé ce film tragi-comique, à la fin j'étais incapable de dire si j'étais triste ou réjoui. Les deux, en fait.
La 5ème Vague, de Jonathan Blakeson: fauché, pas inspiré, nul.
Boyhood, de Richard Linklater: j'ai adoré voir défiler toutes les facettes de chaque personnage, tous ces gens qui sont tellement de personnes différentes successivement ou en même temps qu'ils sont finalement uniques, avec ce môme en point d'encrage, je me suis régalé.
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Charlie Brown
- Messages : 2884
- Enregistré le : 06 sept. 2005, 21:19
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Puisque je vois qu'Aïdos est en plein rattrapage, faut que je vous cause d'un des miens, de rattrapage.
L'autre jour, je suis allé voir La Guerre des Mondes de Steven Spielberg (2005), d'après H. G. Wells, en reprise dans ma cinémathèque du coin.
Putain la claque ! Du génie, du grand art ! Quel film ! Du Spielberg noir, quasiment sans espoir. Peut-être son meilleur film.
Bonne année, que cette année 2005, pour Spielberg. Entre Munich et ce film, mes deux préférés du cinéaste, du coup, sortis à quelques mois d'écart cette année-là. Je sais pas pourquoi j'avais fait l'impasse sur celui-ci...
Je rentre chez moi et je regarde sur internet… Et là, je me rends compte que quasiment personne n'a aimé ce film à sa sortie ! Les notes sont catastrophiques et les critiques acerbes (est-ce pour ça que j'avais fait l'impasse ? Aucun souvenir…)
Bon, ou je ne comprends rien au cinéma, ou les spectateurs et les critiques ont de la merde dans les yeux, mais je maintiens que ce film est un grand film. En salle, ça te scotche du début à la fin.
L'autre jour, je suis allé voir La Guerre des Mondes de Steven Spielberg (2005), d'après H. G. Wells, en reprise dans ma cinémathèque du coin.
Putain la claque ! Du génie, du grand art ! Quel film ! Du Spielberg noir, quasiment sans espoir. Peut-être son meilleur film.
Bonne année, que cette année 2005, pour Spielberg. Entre Munich et ce film, mes deux préférés du cinéaste, du coup, sortis à quelques mois d'écart cette année-là. Je sais pas pourquoi j'avais fait l'impasse sur celui-ci...
Je rentre chez moi et je regarde sur internet… Et là, je me rends compte que quasiment personne n'a aimé ce film à sa sortie ! Les notes sont catastrophiques et les critiques acerbes (est-ce pour ça que j'avais fait l'impasse ? Aucun souvenir…)
Bon, ou je ne comprends rien au cinéma, ou les spectateurs et les critiques ont de la merde dans les yeux, mais je maintiens que ce film est un grand film. En salle, ça te scotche du début à la fin.
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
C'est un remake, ça joue dans la mauvaise appréciation.
Le pessimisme n'est pas de lui.
Lui, il a justement ramené son vieux truc de culpabilité/rédemption, usé jusqu'à la corde...
Reste que j'avais pris beaucoup de plaisir au spectacle, certaines scènes claquent fort.
Bref, c'est pas bon, mais c'est très divertissant.
Le pessimisme n'est pas de lui.
Lui, il a justement ramené son vieux truc de culpabilité/rédemption, usé jusqu'à la corde...
Reste que j'avais pris beaucoup de plaisir au spectacle, certaines scènes claquent fort.
Bref, c'est pas bon, mais c'est très divertissant.
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Le happy end fils-militaire était catastrophique mais le reste était très bon. Le début excellent même.
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Charlie Brown
- Messages : 2884
- Enregistré le : 06 sept. 2005, 21:19
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Pas vu le film des années 50. Mais de toute façon, je trouve que Spielberg explose tout avec ce film, qu'il met la barre très très haut, voire qu'il balaye tout ce qui a pu être fait dans le genre d'un seul coup. C'est, pour moi, à la fois un des meilleurs films-catastrophe et un des meilleurs films d'invasion extra-terrestre que j'aie vu. Et le pessimisme, il se l'approprie tellement bien que jamais je ne l'aurais cru capable d'être aussi noir et désespéré dans un de ses films. Je fus du coup très agréablement surpris par la tenue de l'ensemble sur ce plan.Aïdos a écrit :C'est un remake, ça joue dans la mauvaise appréciation.
Le pessimisme n'est pas de lui.
Oui, mais ça, je suis habitué, et j'arrive à faire abstraction.Aïdos a écrit :Lui, il a justement ramené son vieux truc de culpabilité/rédemption, usé jusqu'à la corde...
Pareil que ci-dessus, j'arrive à faire abstraction. La fin ne nuit pas à l'ensemble (et tu as raison, même le début est excellent, et il ne dure pas trop longtemps, juste le temps d'esquisser les personnages principaux). Parce que même comme ça, elle reste totalement désespérée. C'est un faux happy-end.Tord a écrit :Le happy end fils-militaire était catastrophique mais le reste était très bon. Le début excellent même.
Je me demande si ce n'est pas ça, au final, qui a tellement rebuté les spectateurs, peu habitués à tant de radicalité chez ce cinéaste.
Divertissant, je sais pas (ça dépend ce que tu mets comme sens sous ce mot). Mais spectaculaire, impressionnant et prenant, oui.Aïdos a écrit :Reste que j'avais pris beaucoup de plaisir au spectacle, certaines scènes claquent fort.
Bref, c'est pas bon, mais c'est très divertissant.
Contrairement à toi, j'ai vraiment trouvé l'ensemble excellent. La virtuosité de Spielberg, le jeu de Tom Cruise et de Dakota Fanning, le fait qu'il n'y a quasiment aucun dialogue et qu'absolument tout (l'histoire, les sentiments, les sensations… etc…) passe exclusivement par l'image, et par le son aussi (même la musique de John Williams est supportable, non envahissante, pour une fois, et se coule à la perfection dans la texture du film), la photo signée Janusz Kaminski est un chef-d'œuvre à elle toute seule, et il y a des plans d'une beauté et d'une mélancolie saisissantes… (certains paysages avec tripodes, froids, calmes, lancinants, et incroyablement menaçants en même temps ; ou bien le plan, splendide, où l'on voit Dakota Fanning hypnotisée par la rivière qui charrie un, dix, puis un monceau de cadavres, par exemple…). Sans compter l'habituelle maîtrise des scènes d'action… Du grand art, oui.
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Charlie Brown a écrit :
Pareil que ci-dessus, j'arrive à faire abstraction. La fin ne nuit pas à l'ensemble (et tu as raison, même le début est excellent, et il ne dure pas trop longtemps, juste le temps d'esquisser les personnages principaux). Parce que même comme ça, elle reste totalement désespérée. C'est un faux happy-end.
Je me demande si ce n'est pas ça, au final, qui a tellement rebuté les spectateurs, peu habitués à tant de radicalité chez ce cinéaste.
Là, je t'avoue que j'ai pas compris comment tu arrives à voir cette fin dans ce sens là.
-
Charlie Brown
- Messages : 2884
- Enregistré le : 06 sept. 2005, 21:19
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
La fin est à l’image de ce film noir, terrifiant, angoissant, éprouvant. Pas apaisante pour deux sous. Le "héros", qui n’a à aucun moment été présenté sous un bon jour, qui n’a eu quasiment aucun acte de bravoure à mettre à son actif, qui est aussi angoissé, effrayé, hébété, impuissant et perdu que la plupart des protagonistes et pékins moyens, qui a fait ce qu’il a pu pour sauver son fils (échec, qui, donc, je suis d’accord avec toi, aurait dû conduire à la mort de ce dernier, seul bémol que j’apporterais à mon enthousiasme pour le film) et sa fille (mais dans quel état !) et les ramener à leur mère, se retrouve quand même esseulé, à la fin, malgré le soi-disant "happy-end" (qui se résumerait en gros à "tout le cercle plus ou moins familial est sauf"). Il est tenu à distance, aucun sourire ni signe de joie ne vient éclairer son visage, son ex ne va pas lui revenir. Sa vie personnelle ne va pas s’améliorer d’un iota (on le lit sur son visage et dans le plan d’ensemble final). C’est même pire que tout, à l’image du champ de ruines qui l’entoure, de la terre dévastée, exsangue. D’ailleurs, le film garde visiblement le pessimisme et l’ironie de l’œuvre originale. Les Hommes, du citoyen lambda (dont le faux héros du film) aux armées suréquipées et surentraînées, ont été impuissants à repousser l’invasion et la puissance hostile et malfaisante des envahisseurs-destructeurs, et ne doivent leur salut, ou ce qu’il en reste, qu’à des choses qui échappent totalement à leur contrôle. Désespérant. Et là aussi, Spielberg respecte bien cet aspect qu’il a mis en valeur tout au long du film : le côté anecdotique de la place de l’Homme dans l’univers. La "victoire" est amère, et le désespoir immense.Tord a écrit :Charlie Brown a écrit :
Pareil que ci-dessus, j'arrive à faire abstraction. La fin ne nuit pas à l'ensemble (et tu as raison, même le début est excellent, et il ne dure pas trop longtemps, juste le temps d'esquisser les personnages principaux). Parce que même comme ça, elle reste totalement désespérée. C'est un faux happy-end.
Je me demande si ce n'est pas ça, au final, qui a tellement rebuté les spectateurs, peu habitués à tant de radicalité chez ce cinéaste.
Là, je t'avoue que j'ai pas compris comment tu arrives à voir cette fin dans ce sens là.
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !
Re: Il est où ce putain de topic ciné ?
Oui mais la rédemption.
Il a fait son travail de père en ramenant au moins sa fille au bercail.
Lui, à qui sa femme et ses propres enfants n'accordaient que mépris (le fils et sa mère) ou une certaine condescendance (la fille).
Il repart avec la reconnaissance.
Il a reconquis son "statut", sa légitimité, dans les atrocités d'une extermination (dont les germes ont toujours été là, dormant), à l'aube d'un jour nouveau.
Un peu en marge, certes, mais toujours là, et légitime.
Bref, Spielberg.
"Toute ressemblance avec......"
Il a fait son travail de père en ramenant au moins sa fille au bercail.
Lui, à qui sa femme et ses propres enfants n'accordaient que mépris (le fils et sa mère) ou une certaine condescendance (la fille).
Il repart avec la reconnaissance.
Il a reconquis son "statut", sa légitimité, dans les atrocités d'une extermination (dont les germes ont toujours été là, dormant), à l'aube d'un jour nouveau.
Un peu en marge, certes, mais toujours là, et légitime.
Bref, Spielberg.
"Toute ressemblance avec......"
Modifié en dernier par Aïdos le 25 avr. 2016, 14:18, modifié 1 fois.