Merci Renaud (France 2) : qui seront les invités de l’émission ?

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Samedi 17 décembre, France 2 rend hommage à Renaud lors d’une émission spéciale. Des artistes de toutes les générations seront aux côtés du chanteur dans Merci Renaud.

La mère à titi, Morgane de toi, En cloque… Ses paroles poétiques ont traversé les générations. Samedi 17 décembre, France 2 diffuse Merci Renaud, en hommage au chanteur. A ses côtés, plusieurs artistes viendront interpréter ses titres et revivre ensemble les grands moments de sa carrière. Pour ajouter à l’émotion, la chaine a reconstitué les décors des lieux chers à l’artiste comme l’Isle sur la Sorgue, la place de la République ou un bistrot parisien.

Les chanteurs présents sont de tous âges, preuve que les chansons de Renaud ont traversé le temps. Ses camarades seront présents comme Alain Chamfort, Dave, Julien Clerc ou Josiane Balasko. Des artistes qui ont suivi le chanteur depuis ses débuts. Patrick Bruel ou Nicolas Sirkis du groupe Indochine seront aussi à ses côtés. Sans oublier Axelle Red qui retrouvera le chanteur pour interpréter à ses côtés leur duo culte Manhattan Kaboul.

Il y aura également des artistes confirmés, mais d’une génération en dessous : des héritiers comme Bénabar, Renan Luce, Thomas Dutronc ou Nolwenn Leroy. Elodie Frégé chantera avec lui son magnifique Mistral Gagnant. Frissons garantis.

Enfin, quelques révélations de l’année feront elles aussi partie du spectacle : Claudio Capéo ou Gavin Sers (qui a fait la première partie du chanteur). Les benjamins de la bande : les Kids United. Oui, Renaud continue de marquer même les plus jeunes esprits…

Albin Duvert – Télé Loisirs.fr

Renaud : le secret d’un incroyable come-back

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Le chanteur serait-il revenu à la mode ?

Renaud est redevenu à la mode. Pour preuve, les chaînes multiplient les hommages. On avait déjà eu notamment des documentaires. Ce soir, c’est au tour de France 2, avec l’émission “Merci Renaud” où une pléiade d’artistes reprennent quelques-uns de ses plus beaux titres. Il est vrai que le retour de l’interprète de «Mistral gagnant» relève presque du miracle. Comme le phénix renaissant de ses cendres. Car, qui aurait pu croire, après des années à sombrer dans l’alcoolisme et broyer du noir, qu’il se relèverait vraiment et serait «toujours debout», comme il le chante ?

Et pourtant, c’est bien au come-back de la décennie qu’on a assisté. Son nouvel album frôle le million de ventes. Mais c’est surtout pour sa tournée que ses fans s’inquiétaient. Allait-il pouvoir tenir sur scène ? La réponse, pour ceux qui ont pu le voir, est oui. Alors, bien sûr, sa voix éraillée est fantomatique et il peine à chanter. Mais les fidèles n’en ont visiblement pas cure. Le plaisir des retrouvailles passe avant la justesse des notes. Au point qu’il va revenir à Bruxelles le 30 mars.

Pour son ex-femme, Dominique, c’est avoir retrouvé son public qui a requinqué le chanteur. «La scène, je sais que ça le sauve», a-t-elle confié. «J’ai arrêté d’imaginer qu’il va guérir, qu’il va y avoir un miracle, qu’il ne va plus jamais boire. Ça, ce n’est pas possible. Mais par contre, s’il garde son identité, qu’il écrit ses chansons, qu’il les interprète sur scène, ça va. Il existe, il est bien. Il y a des jours où il est triste, il y a des jours où… Mais il vit. Et c’est sa colonne vertébrale.»

F.Ser. Ciné Télé Revue

“Merci Renaud” – 21h – France 2

Renaud et la scène : “J’y suis, j’y reste”

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Renaud
Avenet Pascal/ABACA

Invité du Europe1 Music Club, Renaud se livre sur ses retrouvailles avec son public et avec la scène. Deux choses qu’il ne veut plus quitter.

Après des années d’absence, Renaud revient écorché par la vie mais toujours aussi amoureux de la musique et de la scène: «J’arrive sur scène, je revis», explique-t-il au micro d’Europe1 Music Club. Un sentiment qui le fait tenir notamment face à son addiction pour l’alcool: «C’est l’adrénaline, le public qui me porte, qui me booste, qui me régénère. J’évite de retomber dans mes travers, de voir resurgir le renard qui sommeille en moi». Et lorsqu’il n’est pas sur scène, Renaud «évite de traîner dans les bistrots». Après un peu plus d’un an de sobriété, le chanteur tente de tenir. Un combat de chaque instant: «Il n’est jamais très loin Mister Renard. Il suffit qu’un soir je plonge… Je ne touche plus au Pastis depuis un an et demi, plus une goutte. Mais il m’arrive de boire quelques bières de temps en temps. Il ne faut pas abuser», lance-t-il.

“J’ai trop manqué à trop de gens”

Lorsqu’il est sur scène, Renaud fait retentir sa voix rauque sur ses mélodies mélancoliques et le public le suit. Un public de tous les âges qui réconforte cette légende de la chanson française: «Je suis ému, ébloui, bouleversé. J’ai été absent trop longtemps. J’ai trop manqué à trop de gens, apparemment», avoue le chanteur qui ne s’attendait pas à un tel accueil. Désormais, son addiction ne se consomme pas dans un verre mais dans les salles de concert. Et Renaud est loin de vouloir s’en défaire: «Je ne repartirai pas. J’y suis, j’y reste».

Paris Match|

«Si Renaud est encore en vie, c’est grâce à la scène»

renaud-en-plein-coeurM6/21 HEURES – Didier Varrod a longuement interviewé l’artiste et ses proches, pour le documentaire inédit Renaud, en plein cœur.

Renaud a-t-il facilement accepté de faire cette interview?

Non (rire)! Il m’a même envoyé balader! Mais gentiment. En ce moment, sa préoccupation, c’est d’être bon sur scène, donc répondre aux interviews, ça le gonfle. Puis il m’a dit: «Je t’ai déjà tout dit».

À voir Renaud, le rouge et le noir (2002), on pourrait le croire…

Oui, mais je lui ai rétorqué: «C’était il y a quatorze ans Renaud! Entre-temps, il s’est tout de même passé vachement de choses». Du coup, il m’a répondu: «Si c’est toi, c’est bon». Par souci d’honnêteté, j’ai quand même laissé dans l’interview un moment où il avoue: «Même cette émission, je ne voulais pas la faire». Je pense qu’il faut être franc. Dans ce documentaire, il y a beaucoup de choses qu’il n’avait pas dites dans le premier. À l’époque, on ne s’était pas trop arrêté sur l’alcool. Là, on l’évoque plus longuement. Renaud me parle aussi de sa maman, qui a 95 ans, de Romane, de son fils, de Brassens avec des mots qui sont bouleversants, ou de sa nouvelle passion pour les bikers. Je lui demande ce que c’est qu’être de gauche aujourd’hui. Il part dans une longue tirade et on le retrouve comme lorsqu’il avait 35 ans.

L’intérêt de ce portrait repose aussi sur ses intervenants…

Renaud m’a donné l’autorisation de sonder des très proches qui n’avaient jamais parlé devant une caméra. Il y a son jumeau, David, qui s’est beaucoup rapproché de lui, puis les deux personnes, qu’on appelle des anges gardiens, qui sont avec Renaud vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il y a aussi Dominique, évidemment, sa «gonzesse».

Qu’est-ce qui a convaincu son ex-femme de témoigner?

Dès les premières minutes, elle dit: «J’ai accepté parce que vous parlez de la scène». C’est le postulat de ce film: si Renaud est encore en vie, c’est grâce à la scène. Aujourd’hui, la seule certitude, pour elle et tous ceux qui l’entourent, c’est de devoir tout faire pour que Renaud soit toujours en activité. Dès qu’il est sur scène, c’est un autre homme. Il perd vingt ans, il se redresse. Il y a aussi ce public qu’on a beaucoup filmé. Ses fans se soucient peu de savoir s’il chante juste ou pas. Ils sont heureux, car ils voient leur Renaud en vie. Et debout, comme il le chante dans sa chanson.

À savoir

«Il y a 14 ans j’ai fait un portrait de Renaud au moment où il sortait Boucan d’enfer, se souvient Didier Varrod. Le deuxième documentaire, Renaud, on t’a dans la peau, remonte à 2015. C’était une espèce d’appel du cœur d’artistes qui lui disaient: Tu nous manques. Puis Renaud est revenu. J’ai attendu que son disque sorte et que la tournée commence pour avoir envie de faire le point avec lui.»

Propos recueillis par Stéphanie Raïo pour Le Figaro

Renaud a enchanté ses fans à Forest National

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Mister Renard était de sortie à Forest National pour la première de deux dates belges de son “Phénix Tour”. Un retour gagnant pour son public.

Il est un peu plus de 20h30 lorsqu’après une première partie assurée par le jeune français Gauvain Sers, Renaud monte sur la scène de Forest National accompagné par la clameur du public.

Celui-ci est venu en masse voir la résurrection de Docteur Renaud au détriment de Mister Renard. Mais les débuts sont hésitants. Sur “Toujours Debout”, le titre d’ouverture, la voix peine à se faire entendre. On se demande si le chanteur va tenir le coup ne serait-ce que 10 minutes. On a l’impression de voir un boxeur qui vient de subir les coups de son adversaire pendant six rounds. Le tonnerre d’applaudissement qui suit ce premier morceau balaye ce sentiment d’un coup. L’ovation ressemble déjà à un rappel. Elle va galvaniser le chanteur énervant qui redressera la tête au fil de la soirée.

“Je donne tout ce que j’ai”

Pendant deux heures et demie, Renaud va enchaîner une petite trentaine de titres, de quoi clouer le bec ses détracteurs, tous ceux qui jugent qu’il n’est plus capable de chanter. C’est vrai que la voix n’y est plus. Lui-même l’admet quand il égraine les qualificatifs qu’utilisent les journalistes pour la caractériser désormais : rocailleuse, caverneuse. “S’ils veulent des mots en ‘euse”, ils peuvent ajouter ‘généreuse’”, lâche ironiquement le chanteur, “parce que je donne tout ce que j’ai”. Et c’est vrai qu’il a mis du cœur à l’ouvrage ce mardi soir à Bruxelles. Jusqu’à mettre dans son tour de chant des chansons très douces qui mettent sa voix en avant et donc l’exposent à la critique. Mais il tient à chanter les titres qui lui tiennent à cœur comme “Les mots”, “Morgane de toi” ou “Son bleu”. ” Voici une nouvelle chanson qui ne marche jamais. Chaque fois que je la chante, je fais un bide. Mais je m’en fous, je la chante quand même parce que je l’aime bien”, dit-il au moment d’entamer “Ta batterie”.

De la petite bière

Renaud n’en fait qu’à sa tête et c’est tant mieux. “Docteur Renaud, Mister Renard”, “La pêche à la ligne”, “A la téloche”, “Etudiant-Poil aux dents”, “500 connards sur la ligne de départ”, il passe en revue son vaste répertoire que reprend en chœur son public. A l’applaudimètre, c’est certain, ce sont les titres les plus anciens qui l’emportent : “Marche à l’ombre”, “Dans mon HLM”, “Manu”, “Germaine” et l’incontournable “Dès que le vent soufflera”. Sans oublier les moments de grâce avec “Mistral gagnant”, élue chanson préférée des Français mais qui n’est que de la petite bière au regard des œuvres de Brel, Brassens, Ferré au Caussimon insiste Renaud. Et le chanteur énervant de dévoiler l’œuvre de son répertoire qui a ses faveurs : le magnifique “En cloque”.

Au courage

Comme un boxeur, c’est au courage qui Renaud enchaîne les titres et gagne en assurance. Entre ses chansons, il se montre plutôt bavard. Il a un mot touchant pour l’équipe des cliniques Sainte-Elisabeth, à Bruxelles, qui l’a guéri de 15 ans d’alcoolisme. Il invite ses plus jeunes fans à venir au premier rang pour qu’ils puissent voir convenablement le spectacle. Et des jeunes, il y en avait. On est venu en famille voir Mister Renard. C’est le cas de Corinne qui est accompagnée par son fils Thomas. Fervente adepte de Renaud, elle se souvient l’avoir vu à Cuesmes devant 300 personnes. C’était il y a 35 ans. Mardi soir, à Forest National, au moment où les lampes se sont rallumées, elle était radieuse. “Tout le monde était anxieux avant le début du concert. On craignait le pire, mais au final il sort vainqueur. On sait que sa voix est foutue mais on est heureux de le voir de retour”, confie-t-elle des étoiles plein les yeux.

Vainqueur

S’il s’abreuve désormais uniquement à l’eau minérale, une fois sur scène, Renaud est plus chargé qu’un Lance Armstrong au sommet de sa gloire. Il est littéralement dopé à l’amour que lui porte son public. On en veut pour preuve la standing ovation et les chants qui ont précédé le rappel. “J’ai le meilleur public du monde. Ca me touche infiniment”, confie-t-il.

S’il a commencé son concert comme un boxeur acculé dans les cordes et roué de coups, Renaud l’a terminé en vainqueur. Si ce n’est par K.O, c’est au moins une victoire aux points.

La setlist

– Toujours debout

– Docteur Renaud, Mister Renard

– En cloque

– La pêche à la ligne

– Marche à l’ombre

– Les mots

– Etudiant – Poil aux dents

– J’ai embrassé un flic

– Déserteur

– La médaille

– Héloïse

– A la téloche

– Hyper Casher

– Dans mon HLM

– Ta batterie

– Morts les enfants

– Manhattan-Kaboul

– Manu

– La ballade nord-irlandaise

– C’est mon dernier bal

– Morgane de toi

– 500 connards sur la ligne de départ

– Son bleu

– Germaine

– Dès que le vent soufflera

– Mistral gagnant

– La vie est moche et c’est trop court

Rappel

– Marchand de cailloux

– Medley : Chanson pour Pierrot-Hexagone-Laisse béton-It is not because you are- Miss Maggie-La mère à Titi-Fatigué

La Libre.be, Charles Van Dievort – Publié le mercredi 9 novembre 2016

Renaud par Renaud

Marche à la lumière

Qu’ont diable en commun Ingrid Betancourt, Sylvie Vartan, Mireille Darc, le curé d’Outreau, Nana Mouskouri, et tout juste sorti des bacs, Renaud, sa vie, son œuvre, son autodestruction, ses succès, ses résurrections ?  Le journaliste et écrivain Lionel Duroy, apôtre de l’intime et de la dissection familiale, secrets et horreurs en tous genres, qui, comme l’écrivait en août 2013 Libération (où il a travaillé avant de rejoindre l’Evénement du jeudi), «recommande à chacun de se livrer [au] déballage à la Festen».  Duroy dit au JDD en 2014 «travailler avec des gens qui ne sont jamais des tricheurs». Et Renaud, 64 ans, après quelques sorties de piste, traversées du désert, grands amours, grands coups de pelle dans la gueule et un album d’avril assez triomphal, Toujours debout (Johnny dit Rester vivant, c’est la même idée), ne triche pas, en effet, avec cette autobio qui s’envole dans les ventes.

1- Est-ce là une confession genre AA, consistant à aller s’excuser auprès de tous ceux qu’on a offensés ?

Oui, et non.  Notre chanteur au foulard rouge, à qui on doit Manu, Mistral gagnant, la Teigne, Hexagone, les Charognards, ne devrait pas avoir à s’excuser.  Et Marche à l’ombre, et Dans mon HLM, et Crève salope, et le personnage de petit Gavroche un peu anar, un peu révolté, un peu tout en verlan, surtout la tête : déconne pas Renaud, tu nous accompagnes depuis longtemps, un peu comme un frérot qui lâcherait la rampe de temps en temps.  Le Ricard à haute dose, les deux paquets de Gitanes, les trous noirs, la parano, tisser sa vie avec ses chansons, c’est sûr, ça n’est pas facile pour l’entourage.  Alors il en parle, de sa culpabilité à peu près universelle, et surtout vis-à-vis de son père, des relations foirées avec les femmes de sa vie.  Honnête.

2- Pourquoi ne mange-t-on pas de bananes chez les Séchan ?

Parce que le père, intellectuel assez taiseux, y voit une connotation sexuelle, surtout quand ce sont ses filles.  La famille a l’air heureuse, mais la vie n’est jamais aussi simple.  Le père, germaniste, a perdu une première épouse et un fils en juin 1944, il a travaillé pour Radio Paris, radio collabo, pour traduire des dépêches, tandis que papy Oscar, ouvrier communiste, est passé au Parti populaire français de Doriot.  «Renaud fils de collabo, petit-fils de collabo», comme il se dit à une époque, tout ça fait du lourd pour ses «frêles épaules».  Quand il tombe sur une phrase de son père – «le succès de mon fils me tue» – le chanteur-acteur dit avoir été «foudroyé» à l’idée d’avoir coupé les ailes de son père, écrivain reconnu en 1940…

3- Renaud est-il tout à fait lumineux ?

Un type qui a eu comme meilleurs potes Desproges et Coluche l’est forcément.  Un type qui écrit (de ses mains, pas sous la plume aidante de Lionel Duroy), des pages aussi noires que les chroniques citées page 230, effroyables de désolation et de solitude, qui décrit l’épouvantable descente aux enfers entre 1997 et 2002, a forcément un côté ange déchu qui touche. Les «je n’arrêterai pas de boire et je n’écrirai plus jamais», les «seul l’alcool soulage l’angoisse, cette bête immonde» éclairent le côté sombre qui ne le quitte pas.  Mais il y a aussi, dit-il, un côté blanc : une nouvelle rencontre, un nouvel enfant, un nouveau disque.  Un nouveau livre, donc.  Et un nouveau succès.

Emmanuèle Peyret- 17 juin 2016 – Libération

Renaud annonce sa nouvelle aventure avec son ex-femme, Romane

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Le chanteur déborde de projets.

Renaud continue de surfer sur la vague du succès.  De retour dans les bacs depuis le mois d’avril avec un nouvel opus qui s’arrache comme des petits pains (éponyme, l’album s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires en moins d’une semaine d’exploitation), le chanteur de 64 ans s’apprête également à repartir sur les routes pour assurer une série de concerts exceptionnels.  En attendant de renouer avec son public et la frénésie des spectacles, l’artiste était à Gérardmer le 29 mai pour assister au Motordays, événement qui fêtait sa seconde édition et pour lequel il avait été nommé parrain.

Chaleureusement accueilli par les fans, l’interprète de Mistral Gagnant a notamment profité de son passage pour signer des autographes à ses admirateurs et sympathiser avec eux.  Disponible et avenant, Renaud a également accepté de glisser quelques confidences aux journalistes présents et notamment au journal Le Figaro.  Dévoilant les coulisses de cette journée unique, le quotidien révèle ainsi les échanges partagés avec le chanteur, qui affirme entre autres s’être régulièrement mis à l’exercice pour entretenir sa forme physique.  “Je me suis mis au sport, aux haltères, au vélo d’appartement.  Je fais aussi pas mal d’abdos.  Je suis sur la bonne voie“, assure celui qui n’a pas bu un goutte d’alcool depuis plusieurs mois.

On est inséparables, je serai là toute ma vie pour lui.

Lancé, Renaud a aussi confié ses futurs projets, révélant une nouvelle collaboration avec sa seconde épouse, Romane Serda, mère de son fils Malone (9 ans).  L’ex-couple travaille actuellement sur la préparation d’un disque pour enfants, dont la sortie est prévue pour 2017.  “J’ai déjà écrit une douzaine de chansons.  Mon ex-gendre [Renan Luce, ex-compagnon de sa fille Lolita, NDLR] a fait les musiques.  Mon ex-femme, Romane, a aussi participé” a-t-il conclu.

Restés très proches après leur divorce survenu en 2011, Renaud et Romane Serda n’ont jamais caché leur admiration et leur tendresse réciproque.  En avril, la chanteuse de 45 ans s’était exprimée dans les colonnes de Télé Star pour se livrer sur leur relation.  “On est inséparables.  Je serai là toute ma vie pour lui.  Ça peut être agaçant pour la personne qui vit avec moi.  Il me dit : ‘Mais c’est dingue, tu t’occupes de ses papiers et de payer ses factures.  Dès qu’il t’appelle, tu arrives…’ Mes sentiments pour Renaud sont fraternels et inconditionnels.

De son côté, Renaud a admis dans les pages de son autobiographie Comme un enfant perdu (éditions XO) qu’il souhaitait se remarier avec sa première femme, Dominique Quilichini.  “Elle n’a pas relevé.  Qui sait ce que les dieux nous réservent ?” écrit-il.

S.L. – Purepeople –

Renaud : En septembre, il allait mourir !

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Alors qu’il est aujourd’hui debout, plus que jamais présent dans les bacs et les librairies, Renaud confie dans son autobiographie qu’au mois de septembre dernier, il était en danger de mort imminente.

Début août 2015.  Loin des feux de la rampe depuis des années, Renaud est encore sous l’emprise totale de Mister Renard.  Alcool, dépression, anxiété : pas un des maux qui le harcèlent depuis des années ne lui laisse de repos.  A l’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, où il tente de se ressourcer, ses journées passent.  Embrumé, hébété, mutique, le chanteur désespère ceux qui l’aiment.  Entre tabac et pastis, il s’alimente peu et peine à tenir debout.  Son ami Bloodi, qui fait office de garde du corps et de majordome lui confie aujourd’hui : « C’était vraiment dur de te voir comme ça.  Parfois, la pensée me traversait que tu allais finir par mourir.  » Il ne croit pas si bien dire…

Quelques semaines plus tard, toujours en aussi mauvais forme physique, Renaud a un déclic.  C’est le chanteur Grand Corps Malade qui le provoque. Le slameur est venu à la rencontre de l’artiste en pleine déchéance pour lui proposer de chanter une chanson sur son album.  Une embellie se fait jour.  Elle passe par l’écriture, celle d’un nouvel album !  Les premières phrases du chanteur renaissant seront pour son fils Malone.  Elles façonneront « Ta batterie », avant dernier morceau de « Toujours debout ».

En attendant, Renaud est toujours couché, ou presque.  Fin août, alors qu’il commence l’enregistrement de son nouveau disque à Bruxelles, il est convié à Paris par la ministre Najat Vallaud-Belkacem afin de se voir décerner la Médaille d’or de la francophonie.  Un autre très proche du chanteur, Pierrot, interrogé dans « Comme un enfant perdu » se souvient: « C’était l’époque ou ta famille, Dominique, Lolita et Romane, te suppliait de te faire soigner pour arrêter de boire, avant d’entreprendre quoi que ce soit. Elles étaient terriblement inquiètes pour toi. »  Perdu dans une totale paranoïa et au prise avec d’effroyables confusions mentales, Renaud, convaincu depuis des années qu’il est traqué par le KGB et les communistes cubains estime qu’on veut l’empêcher de repartir à Bruxelles enregistrer son disque alors que ses proches tentent de le sauver.  Son ex-femme Dominique prend rendez-vous avec un addictologue.  Renaud ne veut rien entendre.  Il repart en Belgique.

En fin de compte, c’est un médecin belge qui va parvenir à convaincre le chanteur et le faire admettre dans une clinique privée.  Nous sommes le 21 septembre.  Un vrai « réflexe de survie » aux dire de son ami Bloody.  Dans sa chambre avec un petit balcon, il est content de pouvoir tenir sa cigarette dans une main, et sa perfusion dans l’autre.  Il ne sait pas encore que son état est critique.

Les premiers examens révèlent un taux de potassium « catastrophique ». Les médecins expliquent à leur célèbre patient qu’il aurait suffit de quelques jours supplémentaires de ce régime suicidaire pour le tuer. Bonne nouvelle pour lui en revanche : son foie, ses poumons et son cerveau, martyrisés par ses accoutumances, sont intacts.  Un miracle… Aussitôt suivi d’un autre : trois semaines plus tard, Renaud quitte la clinique.  Il ne boit plus, il est debout, toujours !

Cyril Bousquet-France Dimanche-31 mai 2016

Renaud, l’autobiographie : Son hold-up minable, l’alcool et les femmes de sa vie

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Le chanteur se raconte dans un livre pour la première fois…

Alors que son album cartonne avec plus de 500 000 exemplaires écoulés en quelques semaines seulement, et avant une tournée colossale qui débutera en octobre, c’est en librairies que l’on retrouve Renaud.  Le 26 mai 2016, XO éditions publie Comme un enfant perdu, la première autobiographie du chanteur, écrite en collaboration avec Lionel Duroy.

Selon L’Express, qui publie en exclusivité des extraits du livre, Renaud se raconte “sans complaisance” et se montre “sincère, ému, serein“.  Pour RTL.fr, “l’intérêt du livre, c’est la découverte des mots que Renaud pose sur sa vie, des mots qui lui ressemblent, sincères, pudiques, courageux, ses mots à lui qui, mieux que ceux des autres, nous aident à comprendre Docteur Renaud et, plus encore, Mister Renard“.

Encore une journée à vivre, et merde !

Mister Renard, le double alcoolique de l’artiste quand il se laisse envahir par la paranoïa et noie son mal-être.  Le chanteur écrit justement à son sujet : “Il y a quelques années encore, le simple fait de me réveiller vivant et de constater que le jour était là, beau ou moche, m’emplissait pour la journée entière d’une joie sans pareille.  Aujourd’hui, c’est plutôt : ‘Encore une journée à vivre, et merde !’”  De sa première chute dans les années 1990, Renaud se souvient : “Deux étages à dévaler en boitillant du genou, un bonjour à la concierge, dix mètres dans la rue et me voilà chez moi, dans mon rade, mon bistrot, ma brasserie, mon asile, mon assommoir.  Un café, deux cafés, un Seresta (…) et hop !  un Ricard !  Je me suis pourtant promis ce matin, en me brossant les dents, que j’arrête aujourd’hui ou que du moins, je n’attaque pas le ‘jaune’ avant 18 heures. Pas le choix, mes bras, mes mains sont pris de tremblements incontrôlables qui me font renverser mon café sur mes genoux.  Je file aux gogues pour gerber ce premier ‘jaune’ – les prochains, comme chaque jour, vont passer sans encombre, et les tremblements s’interrompent…

Renaud, fils de collabo, petit-fils de collabo

C’est sa rencontre avec Romane Serda, mère de son fils Malone (10 ans), qui lui a “donné le désir de reprendre soin de [lui] et de tourner (momentanément) le dos à l’alcool“.  Dans cette autobiographie, il dédie de longues pages aux deux femmes de sa vie : Romane, bien sûr, et Dominique Quilichini, qui fut l’épouse de Gérard Lanvin avant d’être la première femme de Renaud et la mère de sa fille Lolita.  Le chanteur évoque aussi son père et son grand-père accusés d’avoir collaboré avec les Allemands durant la guerre : “‘Renaud, fils de collabo, petit-fils de collabo’, ai-je lu dans certains journaux, écrit le chanteur.  Je porte ces mots comme une croix sur mes frêles épaules, comme une blessure imméritée sur mon coeur…

Un autre thème abordé, celui de ses débuts, et le soutien de Jean-Louis Foulquier alors sur France Inter, emporté par un cancer en 2013.  Renaud se souvient qu’il rêvait d’être un petit voyou.  “J’en arriverai même à commettre un hold-up minable pour décrocher mon brevet de petit dur, honte à moi chez de braves gens à peu près aussi pauvres que mes parents et auxquels je volerai en tout et pour tout une montre kelton sans aucune valeur mais dont j’aimerais aujourd’hui leur restituer son poids en or tant je me sens coupable.

Renaud Séchan – Comme un enfant perdu – XO éditions le 26 mai 2016.
L’Express, en kiosques le 25 mai 2016.

– Purepeople

Renaud cède une double planche d’Hergé pour un million d’euros

Une double planche de l’album mythique d’Hergé «Le Sceptre d’Ottokar » a été adjugée samedi à Paris pour 1,046 million d’euros.

«C’est la deuxième fois seulement qu’une planche de Tintin dépasse le million d’euros », a déclaré à l’AFP Éric Leroy, expert de la vente.

En octobre dernier, une double planche du «Sceptre d’Ottokar » (la tentative de fuite de Tintin à bord d’un avion de chasse) s’était vendue à plus de 1,5 million d’euros chez Sotheby’s à Paris.

Artcurial avait estimé entre 600 000 et 800 000 euros (hors frais) la double planche de fin de l’album du célèbre auteur de bande dessinée belge, vendue samedi par le chanteur populaire français Renaud. Réalisée à l’aquarelle bleue, gouache et encre de Chine, elle a été achetée au téléphone «par un collectionneur européen », a précisé M. Leroy.

Publié en 1939, «Le sceptre d’Ottokar » est le huitième opus des aventures de Tintin. La double planche est riche d’un gag impliquant les Dupont(d) et d’un malicieux clin d’oeil de Tintin à l’attention du lecteur.

Renaud avait acquis cette double page auprès de la veuve du dessinateur Le Rallic, chez qui Hergé a travaillé. «À l’époque, elle me la céda pour 100 000 francs. C’était là la plus importante dépense de toute ma collection », a expliqué le chanteur.

– L’avenir