A Bourges, Renaud démarre au quart de tour
Hier soir Renaud était au Phénix à Bourges. Une belle démonstration de son talent et des mots qui, souvent, font mouche.

Renaud est comme les chats. Il a plusieurs vies. Il y a peu, il était encore rouillé comme une vieille 4L trop arrosée d'anisette. Le voilà retombé sur ses pattes. Droit comme un I dans son costard. Sans le bandana mais avec la cravate mal nouée. Rouge, bien sûr. Toujours.
Docteur Renaud a gardé le verbe haut. Ravi de retrouver les "Bourgeoi... euh non les Berruyers... Dans ce Zénith, pardon ce Phénix ou devrais-je dire ce hangar à bestiaux !"
Mister Renard a aussi le sens de la formule. Qui fait mal et qui fait mouche. "Ce soir, j'aurais aimé qu'on soit plus nombreux. On nous a mis des chaises pour faire comme si. Je vais pas faire comme Bruel et dire que c'est le public qui l'a demandé... C'est juste pour faire croire que la salle est bourrée !"
Avec tout ça, on en oublierait presque le principal. La musique. Malgré sa voix travaillé par « soixante clopes par jour depuis quarante ans », Renaud tient encore la route. Et quand il reprend ses classiques comme Manhattan-Kaboul ou Marchand de cailloux, son public est aux anges. Docteur Renaud, Mister Renard. Mi ange, mi démon. Mais toujours avec le sourire car, après tout, c'est l'amer qui prend l'homme...
Tanguy OLLIVIER
J'en profite également pour saluer trollichon et sa femme que l'on aperçoit sur la photo dans le public.
