Renaud a fait Mai 68, pas ses fans

Engagements pour diverses causes, initiées ou non par Renaud...

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Born X
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Message par Born X »

Lothaire a écrit :bah, t'oublies les congés payés !
Et les congés payés, à part donner du temps pour draguer sur la plage, ça sert à quoi????
on déconne peut être mais Tha moumou n'a pas entièrement tort... la loi sur l'avortement, le suppression de la peine de mort (à part bien sur les nécrophiles qui sont déçus) la majorité à 18 ans, les 35 heures etc etc ça a une incidence sur notre vie sexuelle.... comme quoi finallement, le cul fait vivre (d'ailleurs, je me demande si la présence de renaud dans la sorbonne ocuupée c'était pas à la base pour draguer les gonzesses de même que sa volonté d'écrire des textes et de les chanter...) et comme on le dit dans nos manifs "la retraite à 20 ans, pour baiser il faut du temps!!!"
La première décision vient du coeur et l'intelligence, dont nous sommes tous dépositaire, doit faire ce que notre coeur décide.
La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre.
Anne-Claire Damaggio
Ze Kid

Message par Ze Kid »

Eddy Cordy a écrit :Je pleure avec toi skippy.

Pour mai 68, je ne connais pas, j'ai demandé un résumé à Mumu.

Fais tourner, au lieu de causer !
















ça te va, comme résumé ?
guigui
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Message par guigui »

c'est drole comme maheude oublie de dire que c'est à cause des pue la sueur ( surtout les cégétistes ) que mai 68 n'a mené à rien...
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ac2n
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Message par ac2n »

Renaud a fait Mai 68, pas ses fans


Si si, moi j'y étais, dans le ventre de ma mère certes, mais j'y étais, j'me souviens très bien du bruit des grenades lacrymogènes !!!
"Moi je cultive l'amour sur le fumier du mépris" (Yes papillon-Gari Greù/JG Tartare)

"Le coinT coinT sauvera l'humanité" (ac2n, philosophie de bistrot virtuel)

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Message par jpeg »

guigui a écrit :c'est drole comme maheude oublie de dire que c'est à cause des pue la sueur ( surtout les cégétistes ) que mai 68 n'a mené à rien...
Je m'inscris en faux, comme avancée notable il y a eu la mixité des résidences étudiantes. Rien que ça justifie largement mai 68
"La glace m’avait appris ce que je savais depuis toujours : j’étais horriblement naturel.
Je ne m’en suis jamais remis. »
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Message par guigui »

on est d'accord alors que les ouvriers n'ont pas gagné grand chose en fin de compte...
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SVPat
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Message par SVPat »

guigui a écrit :on est d'accord alors que les ouvriers n'ont pas gagné grand chose en fin de compte...
30% sur le smic et sur mon salaire, c'est pas "grand chose" ça?
Je signe pour Mai 2008 :lol:
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Je préfère manger une pomme de terre debout qu'un steak à genoux !
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guigui
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Message par guigui »

par rapport à ce que ça aurait pu donner c'est rien
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Message par guigui »

il y avait la proposition d'un autre monde, l'envie de vouloir aller voir les filles de l'autre coté du mur, le fait de vouloir vivre avant de vouloir travailler et ça c'est quand même autre chose qu'une augmentation de salaire...
guigui
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Message par guigui »

Non il est vrai...

Je ne fais qu'avec les livres d'histoires et les témoignages, que ceux qui ont vécus me pardonnent les erreurs...
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SVPat
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Message par SVPat »

guigui a écrit :Non il est vrai...

Je ne fais qu'avec les livres d'histoires et les témoignages, que ceux qui ont vécus me pardonnent les erreurs...
Y a pas eu UN Mai 68 , il y a eu plusieurs Mai 68 selon où l'on se trouvait ! :roll:
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Je préfère manger une pomme de terre debout qu'un steak à genoux !
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Bruno

Message par Bruno »

J'avais 2 ans.

Dans mon bac à sable, je lançais des grains de sable en l'air en criant : "ma couche est pleine"

Je roulais des galoches à ma tétine,je défiais l'ORTF en boycotant Nounours.

Je lançais de la purée sur les murs pour écrire des slogans légumineux...
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Peps
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Message par Peps »

Et les étudiants qui puent la sueur, ils étaient où en 68 ?
Soundtrack of my life

"Le réalisme est la bonne conscience des salauds"
George Bernanos.
guigui
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Message par guigui »

il était roux et il était allemand...
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Peps
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Message par Peps »

Tha_moumou a écrit :
Les ouvriers sont des cons, c'est pour ça qu'ils sont ouvriers.
Pour être soulagée dans son pénible travail, la bourgeoisie a retiré des classes ouvrières une masse d’hommes de beaucoup supérieure à celle qui restait consacrée à la production utile, et l’a condamnée à son tour à l’improductivité et à la sur-consommation. Mais ce troupeau de bouches inutiles, malgré sa voracité insatiable, ne suffit pas à consommer toutes les marchandises que les ouvriers, abrutis par le dogme du travail, produisent comme des maniaques, sans vouloir les consommer, et sans même songer si l’on trouvera des gens pour les consommer.
En présence de cette double folie des travailleurs, de se tuer de sur-travail et de végéter dans l’abstinence, le grand problème de la production capitaliste n’est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces, mais de découvrir des consommateurs, d’exciter leurs appétits et de leur en créer des factices. Puisque les ouvriers européens, grelottant de froid et de faim, refusent de porter les étoffes qu’ils tissent, de boire les vins qu’ils récoltent, les pauvres fabricants, ainsi que des dératés, doivent courir aux antipodes chercher qui les portera et qui les boira : ce sont des centaines de millions et de milliards que l’Europe exporte tous les ans, aux quatre coins du monde, à des peuplades qui n’en ont que faire. Mais les continents explorés ne sont plus assez vastes, il faut des pays vierges. Les fabricants de l’Europe rêvent nuit et jour de l’Afrique, du lac saharien, du chemin de fer du Soudan ; avec anxiété, ils suivent les progrès des Livingstone, des Stanley, des du Chaillu, des de Brazza ; bouche béante, ils écoutent les histoires mirobolantes de ces courageux voyageurs. Que de merveilles inconnues renferme le "Continent noir" ! Des champs sont plantés de dents d’éléphant, des fleuves d’huile de coco charrient des paillettes d’or, des millions de culs noirs, nus comme la face de Dufaure ou de Girardin, attendent les cotonnades pour apprendre la décence, des bouteilles de schnaps et des bibles pour connaître les vertus de la civilisation.
Mais tout est impuissant : bourgeois qui s’empiffrent, classe domestique qui dépasse la classe productive, nations étrangères et barbares que l’on engorge de marchandises européennes ; rien, rien ne peut arriver à écouler les montagnes de produits qui s’entassent plus hautes et plus énormes que les pyramides d’Égypte : la productivité des ouvriers européens défie toute consommation, tout gaspillage. Les fabricants, affolés, ne savent plus où donner de la tête ; ils ne peuvent plus trouver la matière première pour satisfaire la passion désordonnée, dépravée, de leurs ouvriers pour le travail. Dans nos départements lainiers, on effiloche les chiffons souillés et à demi pourris, on en fait des draps dits de renaissance, qui durent ce que durent les promesses électorales ; à Lyon, au lieu de laisser à la fibre soyeuse sa simplicité et sa souplesse naturelle, on la surcharge de sels minéraux qui, en lui ajoutant du poids, la rendent friable et de peu d’usage. Tous nos produits sont adultérés pour en faciliter l’écoulement et en abréger l’existence. Notre époque sera appelée l’âge de la falsification, comme les premières époques de l’humanité ont reçu les noms d’âge de pierre, d’âge de bronze, du caractère de leur production. Des ignorants accusent de fraude nos pieux industriels, tandis qu’en réalité la pensée qui les anime est de fournir du travail aux ouvriers, qui ne peuvent se résigner à vivre les bras croisés. Ces falsifications, qui pour unique mobile ont un sentiment humanitaire, mais qui rapportent de superbes profits aux fabricants qui les pratiquent, si elles sont désastreuses pour la qualité des marchandises, si elles sont une source intarissable de gaspillage du travail humain, prouvent la philanthropique ingéniosité des bourgeois et l’horrible perversion des ouvriers qui, pour assouvir leur vice de travail, obligent les industriels à étouffer les cris de leur conscience et à violer même les lois de l’honnêteté commerciale.
Et cependant, en dépit de la sur-production de marchandises, en dépit des falsifications industrielles, les ouvriers encombrent le marché innombrablement, implorant du travail ! du travail ! – Leur surabondance devrait les obliger à refréner leur passion ; au contraire, elle la porte au paroxysme. Qu’une chance de travail se présente, ils se ruent dessus ; alors c’est douze, quatorze heures qu’ils réclament pour en avoir leur saoul, et le lendemain les voilà de nouveau rejetés sur le pavé, sans plus rien pour alimenter leur vice. Tous les ans, dans toutes les industries, des chômages reviennent avec la régularité des saisons. Au sur-travail meurtrier pour l’organisme succède le repos absolu, pendant des trois et six mois ; et plus de travail, plus de pitance. Puisque le vice du travail est diaboliquement chevillé dans le coeur des ouvriers ; puisque ses exigences étouffent tous les autres instincts de la nature ; puisque la quantité de travail requise par la société est forcément limitée par la consommation et par l’abondance de la matière première, pourquoi dévorer en six mois le travail de toute l’année ? – Pourquoi ne pas le distribuer uniformément sur les douze mois et forcer tout ouvrier à se contenter de six ou cinq heures par jour, pendant l’année, au lieu de prendre des indigestions de douze heures pendant six mois ? – Assurés de leur part quotidienne de travail, les ouvriers ne se jalouseront plus, ne se battront plus pour s’arracher le travail des mains et le pain de la bouche ; alors, non épuisés de corps et d’esprit, ils commenceront à pratiquer les vertus de la Paresse.

Paul Lafargue, 1883
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