Bon, Moumou, ça va pas du tout là !
Je crois qu'un divorce cinématographique s'impose.
Tant que tu me proposais
My Winnipeg ou
In the Loop, ça collait. Mais là, coup sur coup,
Tetro et
Inglorious Basterds, ça remet les pendules à l'heure et la balance dans une position parfaitement équilibrée.
Ce soir (enfin en fin d'après-midi), j'ai emmené ma gamine voir le Tarantino, à l'occasion du festival
Télérama annuel (3€ la place, certes, mais des choix de plus en plus discutables). Je peux pas dire que je suis déçu, non, vu que Tarantino me déçoit tout le temps (j'ai voulu faire une dernière tentative et je crois que ce sera vraiment la dernière), mais je me suis bien fait chier, en plus d'avoir trouvé ça tout pourri.
Et comme d'habitude, ça déborde de références qui tournent à vide. Genre : "
Ah ah ah ! Là, je vais leur mettre un peu de Sergio Leone, même si ça sert à rien, d'autant plus qu'après je vais leur réchauffer un fond de Sam Peckinpah puis j'ajouterai un soupçon de Spielberg saupoudré d'une noix de Lelouch - entre autres - et ça fera un film tout bâtard, comme d'habitude. Ils ne se rendront pas compte à quel point j'ai pas de style propre, ni une once d'idée originale. Un jour, le monde s'apercevra de la supercherie, mais il sera trop tard. Ha Ha Ha je me marre ! Je jubile !... Les pseudo-cinéphiles - ceux/celles qui mouillent leur slip/culotte parce qu'ils/elles arrivent à saisir ces clins-d'oeil inutiles - seront contents, et ceux qui saisissent pas, ou qui s'en foutent, seront contents parce que je vais leur offrir du spectacle et du pur cinéma (NDR : putain si c'est ça du cinéma, qu'on me crève les yeux sur le champ ou qu'on me ressuscite Eric Rohmer sur l'heure !),
de la provoc' à deux balles et de la bonne grosse (mais esthète) déconnade en tube. En revanche, j'aime le cinéma. Enormément. Trop. Beaucoup trop peut-être. D'ailleurs, pour qu'on se rende bien compte à quel point j'aime ça, en plus des références, je vais lui faire une déclaration d'amour, au cinéma. Je vais glorifier ses salles, ses projectionnistes, ses techniciens, ses critiques... C'est un peu gros mais bon, noyé dans le bazar, ça passera mieux."
Deux choses à sauver tout de même : le travail impeccable sur les langues et les accents (de la belle ouvrage, vraiment) d'une part, et la brillante interprétation d'un acteur, Christoph Waltz (dans le rôle du SS Hans Landa), d'autre part.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai pas aimé. Tarantino me fait toujours autant chier et me fatigue de plus en plus. Rien de neuf sous le soleil quoi. Finalement, et rétrospectivement, je comprends tout à fait que la promo ait mis le paquet sur le coeur de cible des auditeurs décérébrés d'NRJ. Ça colle parfaitement !
P.S. : Bon, Moumou (et/ou les gens qui ont aimé ce film), vous pouvez y aller d'un petit :
Tha_moumou a écrit :Tu dis vraiment que de la merde.
Je suis blindé et, de toute façon, je l'aurais bien mérité.
P.S. 2 : Je reste sur 4 films décevants d'affilée et je commence quand même en avoir un peu ras le cul !
Je fonde pas mal d'espoirs sur le
Gainsbourg de Joann Sfar et le nouveau film des frères Coen,
A Serious Man, pour me remonter le moral cinématographique... Wait and see...