Le voilà : arbre généalogique Renaud
Pour les recherches, je me suis pas mal servi de Geneanet (lorsque les arbres avaient déjà été faits) et puis les archives des communes sont en général au top. On leur envoie un mail ou un courriel papier demandant tel ou tel acte et ils nous l’envoient si ils l’ont. Certaines archives sont en ligne et c’est bien pratique aussi.
Très vite on voit la différence entre l’ascendance de Renaud du côté de son père ( Olivier Séchan ) et l’ascendance de Renaud du côté de sa mère (Solange Mériaux).
Du côté de Olivier Séchan, les noms de famille sont souvent précédés de «de» (exemples : de Bary, de Villas, de Cressac Villagrand…). Signe de noblesse.
Les gens n’ont en général pas beaucoup d’enfants et ils les ont tard (pour l’époque).
On observe aussi une longue lignée de pasteurs chez les Bost (la grand-mère de Renaud, Isabelle, était une Bost). La famille Bost est assez connue dans le milieu protestant.
Rapide histoire de la famille Bost : «En 1702, au temps des persécutions, sous Louis XIV, un pauvre huguenot quittait Beaumont-Lès-Valence (en Dauphiné) caché dans un char de foin [En fait deux hommes : Jean Laurent Bost ainsi que son fils du même nom]. La persécution dispersait les religionnaires de ce joli village qui cherchaient asile, les uns dans les vallées des Alpes, les autres dans le Piémont.- Lui, il s'enfuit à Genève, la ville du refuge, la forteresse morale du protestantisme. Il était sauvé, mais ruiné.» Noces de Diamants, Jean Augustin Bost (arrière grand-oncle de Renaud)
Paul Ami Isaac David Bost revient en France en 1843 avec ses 13 enfants, dont Elisée Bost (arrière grand-père de Renaud), Jean Augustin Bost (qui a écrit le texte ci-dessus) et John Bost, fondateur avec sa femme des asiles de La Force qui existent toujours (voir la BD : John Bost un précurseur). Par la suite, Ami Bost naviguera entre la Suisse et la France et mourra à La Force, en Dordogne.
Renaud a donc bien des origines suisses. Il a aussi des origines allemandes. Son arrière arrière grand-père, Adam George Henri Charles Siefert est né en Allemagne en 1812. Après ses parents, c’est dur de remonter plus loin parce que bon… j’ai bien tenté de faire des demandes d’actes d’état civil en allemand mais ça n’a pas été une grande réussite…
Pour en revenir aux Bost, quelques membres de la famille plus ou moins célèbres :
- AMI BOST : 1790-1874, pasteur suisse, c’est l’un des initiateurs du Réveil protestant . C’est l’arrière arrière grand-père de Renaud.
- CHARLES BOST : 1871-1943, pas mal de livres (notamment sur le protestantisme) ont été signés par ce pasteur. C’est le frère de Isabelle Bost et donc le grand-oncle de Renaud. On voit son nom sur la tombe de Isabelle Bost au Pouzin, dont la photo a été postée par Saint-Maïeul plus haut dans le topic.
- HUBERT BOST : né en 1957, c’est un historien, président depuis 2013 de l’Ecole pratique des hautes études. Il est rédacteur en chef de la Revue d’histoire du protestantisme. Son lien de parenté avec Renaud remonte à Ami Bost qui était l’arrière grand-père de Olivier Séchan.
- PIERRE BOST : 1901-1975, il a écrit de nombreux films (Jeux Interdits, La Symphonie pastorale…). C’est le fils de Charles Bost, le frère de Jacques-Laurent Bost et de Charles Bost. C’est le cousin germain de Olivier Séchan.
- JACQUES-LAURENT BOST : 1916-1996, élève et ami de Jean-Paul Sartre, amant de Simone de Beauvoir. Communiste acharné. Rédacteur en chef du Nouvel Obs. C'est le fils de Charles Bost, le frère de Pierre Bost et de Charles Bost. C'est le cousin germain de Olivier Séchan.
Continuons du côté paternel…
Certaines branches de l’arbre se sont arrêtées très tôt parce que les actes d’état civil ont été perdus. Par exemple la branche portant le nom de Séchan s’arrête à Jean Pierre Séchan né en 1770. Impossible de remonter plus loin.
Par contre, les plus anciennes personnes figurant dans l’arbre sont nées autour du IIIe et Ive siècle! (Exemple : Marcomir de Toxandrie ). Ce n’est pas moi qui ai fait les recherches jusque là, c’est un gars qui a fait son arbre (qui compte presque 200 000 personnes!) et avec lequel l’arbre de Renaud a une branche en commun. Il a réussi à remonter aussi loin parce que toutes les personnes dont le nom a été retrouvé sont issues de la haute bourgeoisie. Leurs actes d’état civil ont donc été conservés et puis surtout faits, parce qu’à cette époque je ne suis pas sûre que les naissances, mariages et décès de tout le monde étaient enregistrés comme aujourd’hui. Quelques fonctions de ces ascendants : médecin de la femme de François Ier ( Jean Ferrand ), roi de Provence ( Charles de Provence ), roi d’Italie et empereur d’Occident ( Louis II Le Jeune d’Italie ), empereur de Byzance ( Léon VI Le Sage de Macédoine )…
Aussi, la famille souveraine de Thoire Villars est présente dans l’arbre. https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Thoire-Villars
Et puis, une grande nouvelle : Renaud est un descendant de… Charlemagne !!! Ça remonte quand même à 40 générations…
D’ailleurs, ils avaient des sacrés prénoms à cette époque : Adalbert, Alpaïs, Amédée, Anségisel, Arnould, Ascyla, Audouin, Begga, Blesinde, Bodogisel, Boson, Charibert, Childebrand, Chlodio, Chlodion, Chlodomer, Chrodobertus, Doda, Dode, Gérold, Gonobaud, Guerric, Hardouin, Itta, Lambert, Manfred, Mellobaude, Mummolin, Oda, Odon, Oldéric, Palatina, Railenda, Richeut, Richilde, Richimir, Théodemir, Theuberge, Williswinthe… et y en a encore plein des comme ça! En rouge ce sont les prénoms de femmes.
Du côté de Solange Mériaux , tous des mineurs ou ouvriers dans le Nord (Valenciennes – les archives en ligne de Valenciennes sont archi-top –, Frévent, Auxi-le Château, Amiens…) ! Un peu de la Belgique aussi, par exemple Claude Lambert est né à Saint-Mard et Grégoire Cuvelier est né à Jumet . Par contre je ne vois pas d’arrière grand-mère namuroise dont Marie parlait plus haut dans le topic…
De ce côté, les gens avaient beaucoup d’enfants et ils les avaient assez tôt (ce qui crée rapidement un décalage de générations avec l’ascendance paternelle).
Vers le XV et XIVe siècle (là encore ce n’est pas moi qui ai fait les recherches, cette branche avait déjà été faite), il y a eu une grande lignée d’échevins (personnes qui aidaient le maire au Moyen-âge dans le Nord de la France) et de mayeurs (maires, avant, en Belgique) à Felleries . Et énormément de consanguinité, dans le village ils devaient tous être de la même famille! Il y a plein de noms sur lesquels je suis tombée plusieurs fois (Dieu, Ducarne, Maillard, Maillart, Michel, Sirot…). Et encore une fois des jolis prénoms : Audegonde, Aymond, Aynarde, Barbe (prénom assez commun à l’époque), Caisotte, Cazille, Collart, Colle (y en avait pas mal aussi) Gillone, Guignonne, Guillemette, Guillemine, Hélie, Jacquemart, Jehan/Jehanne (ancêtre de Jean/Jeanne, il y en avait plein), Jehenne (ancêtre de Jehanne), Philippon, Pierart, Prégente, Radegonde, Urbain, Williart…). En orange ce sont les hommes.
Bon, voilà… Je pense que je continuerai l’arbre mais c’est pas sûr que je le termine


