dd1 a écrit : ↑25 févr. 2022, 19:55
Charlie Brown a écrit : ↑25 févr. 2022, 14:21
adieu minette a écrit : ↑24 févr. 2022, 20:12
Lenine, Staline, Poutine, Nadine, Marine... quelle conclusion en tirer ?
Que Jean-Luc ne s'appelle pas Mélenchine.
(Enfin, j'espère, parce que je risque de voter pour lui, maintenant que j'ai rescotché ma carte d'électeur, vu que c'est celui qui est le mieux placé, à gauche... Je préfèrerais Taubira - elle s'appelle pas Christine non plus - mais bon...

. Et puis après, je voterai pour la France insoumise aux Législatives, parce que, vraiment, Macron et son LREM, j'en peux plus ! Je veux du débat et des votes pas trop stériles à l'Assemblée. Enfin, si la France existe toujours d'ici là...

)
putain t'as bien changé charlie il me semble qu'il y a quelques années t'était plutôt social démocrate
Je suis toujours social-démocrate. Dans l'âme. Enfin, c'est compliqué...
Essayons de résumer en deux mots (ou deux mille, je vais pas compter

).
"Philosophiquement", disons que je me suis toujours senti proche de l'Anarchie, tendance "communisme libertaire". Enfin, depuis que je suis capable de réfléchir à la chose politique, on va dire... C'est à dire très tard, chez moi, mettons depuis mes 20 ans.
Mais je n'ai jamais cru en une application concrète et non utopique de l'anarchisme politique. Disons que c'est juste une "philosophie de vie", une manière de voir les choses, un cap moral personnel vers lequel j'essaye de tendre...
Et, pour moi, une telle philosophie personnelle ne peut "s'épanouir" un tant soit peu que dans un cadre démocratique, social et libéral. J'accepte donc le système démocratique et représentatif comme un moindre mal. Et, jusqu'à présent, j'ai donc toujours voté.
Mais je considère qu'en France, la sociale-démocratie n'a jamais existé !
Pour moi, le seul pays qui avait réussi à s'approcher au mieux de la sociale-démocratie telle que je la concevais était la Suède.
J'aurais aimé qu'on ait une sociale-démocratie à la suédoise, ce qui n'est jamais advenu dans notre pays.
Dans ma jeunesse, j'étais très gauchiste.
Dans ma vingtaine, j'ai beaucoup voté pour l'extrême-gauche (pour la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), en général, plus rarement pour le Parti communiste français (PCF). J'aimais bien Alain Krivine, puis Olivier Besancenot), pour qu'ils aient voix au chapitre dans les débats et poussent la gauche à ne pas trop se "droitiser" (j'ai de toute évidence échoué dans ce combat !), ou pour Les Verts, selon les élections, parce que je considérais que l'écologie était très importante (et puis j'aimais beaucoup Daniel Cohn-Bendit). Aujourd'hui, Les Verts et les écolos, je ne peux plus les saquer !
Et puis, il y eut les élections de 2002... J'avais bien entendu voté Olivier Besancenot, persuadé, comme à peu près tout le monde, que Lionel Jospin serait au second tour des élections présidentielles, même sans ma voix. Je n'avais rien contre Jospin, au contraire même. J'aurais voté avec plaisir pour lui au second tour. Je voulais juste le pousser un peu plus à gauche en donnant du poids à l'extrême-gauche, comme d'habitude. Le résultat m'ayant traumatisé, je décidais de ne plus jouer au con aux élections présidentielles à la con qui ne devraient même pas exister si on était dans une démocratie "saine". (J'ai toujours détesté les élections présidentielles et le régime présidentiel qui va avec). Je ne votai plus alors que pour contenir l'extrême-droite ou virer Nicolas Sarkozy. Parce que depuis 20 ans, la gauche s'écroule lentement mais sûrement, jusqu'à ne même plus représenter 25% du corps électoral. François Hollande a fini de l'achever et Emmanuel Macron lui a donné le coup de grâce (avec mon aide dans les deux cas).
De 20 à 40 ans, je suis aussi beaucoup descendu dans la rue. Mais, depuis mes 40 ans (soit depuis 10 ans), après n'avoir quasiment rien obtenu dans tous les "combats" sociaux, sociétaux ou politiques, j'ai arrêté.
Macron aura donc au moins réussi cet exploit : me faire redescendre dans la rue (contre le pass sanitaire puis vaccinal) et me refaire voter à l'extrême-gauche lors d'une élection présidentielle, même si ça ne servira à rien ! Il est fort, le bougre !
