Patrimonio: Renaud jusqu’à la mort

John Lennon disait que le Rock français c’est comme le vin anglais, ça n’existe pas … Téléphone c’est  pas du rock ? Indochine non plus ? Renaud pas plus. Par contre, j’ai fait mon Métal, ça s’appelle C’est mon dernier bal.
Renaud est sans doute l’ombre du chanteur qu’il était dans les années 80 mais il garde quand même quelques fulgurances, un humour qui lui est propre. Quand  il arrive sur la scène de Patrimonio, pour la clôture du Festival, quand il prend le micro, les 4 000 spectateurs se regardent, n’en croient pas leurs oreilles. Le timbre de Renaud se rapproche désormais plus de celui d’Orson Welles que du Titi parisien. Lui même le sait, “je vais tout vous donner, même s’il n’y a pas grand chose !”
Après la douleur de voir un homme tant diminué sur scène, le public montre une forme de respect, de l’amour.. Personne ne tourne les talons dans le théâtre de verdure. Le public soutient son chanteur. Dans mon HLM, Marche à l’ombre, Le retour de Gérard Lambert,  Morgane de toi, Manu, Dès que le vent soufflera, une belle version de La Ballade nord irlandaise, les tubes défilent sortant péniblement du larynx de Renaud.
Mais cela ne l’empêche pas de dialoguer  encore et encore, “les français ont choisi Mistral gagnant comme la plus belle chanson de tous les temps… N’importe quoi, il y a Brassens, Ferré , Barbara . Mistral gagnant c’est du pipi de chat à coté. Ma meilleure chanson, celle que je préfère dans mon répertoire, c’est celle ci..Et c’est “En cloque” .
Visage havre, barbe, le pas hésitant, il tient la scène une heure et demi. 90 minutes toutes émouvantes, où il se passe vraiment quelque chose, en tout cas bien plus que lors d’un concert de Christophe Maé ou de LB3 par exemple.
Renaud reste d’ ailleurs le même, à son arrivée sur le site mardi, les organisateurs voulaient le diriger vers les loges parce que les bénévoles étaient en plein repas derrière la scène. Il a déclare ” pas grave, ca me fait plaisir d’être avec eux!”
Et en plein concert, il demande à tous les enfants de venir s’asseoir dans la fosse, juste devant lui.  Patrimonio n’a pas fait le plein pour cette dernière soirée. Pourtant, comme lors du show de Johnny Winter en 2002, il y avait cette impression d’assister à la fin d’une carrière, un adieu non avoué. Un moment pas si fréquent .

Spa: Renaud des larmes plein ma bière.


Que les choses soient claires. L’auteur de ces lignes est un admirateur rabique de Renaud. Comment d’ailleurs quiconque prétendant aimer la chanson française pourrait-il dénier ses qualités d’artiste ? Le chanteur éne
rvant a écrit quelques-unes des plus belles pages de l’anthologie de la chanson et son œuvre, d’ailleurs fréquemment reprise, est appelée à rester dans le patrimoine, aux côtés des plus grands. Plus qu’un chanteur, il a été un véritable guide pour toute une génération, à laquelle il a transmis ces belles valeurs que sont la révolte, l’ironie ou la tendresse. Et la pudeur aussi. Celle qui nous pousse à ne pas dévoiler sa vie au tout-venant et à garder au fond de soi les joies et les peines, qu’il serait obscène de laisser couler aux yeux de tous. Quand on montre son cœur comme on montre son cul, disait Guy Bedos dans un vieux sketch

MAIS ENCORE… En première partie, mini-récital de Gauvain Sers, limité à 6 titres. Comme Nos Enchanteurs étaient présents lors de son premier concert belge (voir ici) et qu’il en a déjà été beaucoup question ces derniers temps, nous ne nous attarderons pas. Si ce n’est pour souligner combien il est troublant de l’applaudir avant Renaud, tant l’influence de l’ancêtre sur la relève est flagrante. On peut d’ailleurs se demander pourquoi notre vedette va chercher ses levers de rideau dans ses successeurs mimétiques (la tournée précédente, c’est Benoît Dorémus, autre artiste d’obédience séchanesque, qui s’y était collé). Est-il persuadé que son public n’aime que ce qui lui ressemble ?
MAIS ENCORE…
En première partie, mini-récital de Gauvain Sers, limité à six titres. Comme NosEnchanteurs était présent lors de son premier concert belge et qu’il en a déjà été beaucoup question ces derniers temps, nous ne nous attarderons pas. Si ce n’est pour souligner combien il est troublant de l’applaudir avant Renaud, tant l’influence de l’ancêtre sur la relève est flagrante. On peut d’ailleurs se demander pourquoi notre vedette va chercher ses levers de rideau dans ses successeurs mimétiques (la tournée précédente, c’est Benoît Dorémus, autre artiste d’obédience séchanesque, qui s’y était collé). Est-il persuadé que son public n’aime que ce qui lui ressemble ?

LA PHOTO
Tout n’est pas perdu ! Renaud a au moins gardé ce goût du second degré, puisqu’il a confié à Vuillemin le soin d’illustrer la couverture de son programme, avec toute la finesse et le goût de la provoc dont celui-ci fait preuve habituellement. Le tee-shirt reproduisant ledit dessin restera mon meilleur souvenir de la prestation.

LA PHOTO
Tout n’est pas perdu ! Renaud a au moins gardé ce goût du second degré, puisqu’il a confié à Vuillemin le soin d’illustrer la couverture de son programme, avec toute la finesse et le goût de la provoc dont celui-ci fait preuve habituellement. Le tee-shirt reproduisant ledit dessin restera mon meilleur souvenir de la prestation.

C’est pourquoi il m’a été douloureux d’avoir revu Renaud sur scène. Un Renaud bouffi, hébété, marchant comme un petit vieux, la voix traînante et chevrotante, l’élocution difficile, le souffle court, mélangeant les mots ou oubliant ce qu’il voulait nous dire, dont les mains sont saisies d’un tremblement constant… Ça fait mal. Comme lorsqu’on va voir un vieux pote atteint d’une maladie en phase terminale et qu’on s’efforce de n’en rien laisser paraître.

Pourquoi est-il remonté sur scène, pour ce Phénix Tour pas spécialement bien nommé ? Pour les thunes ? L’homme en a amassé suffisamment durant sa carrière pour n’en avoir aucun besoin. Pour la gloire ? Si c’est le cas, l’objectif est totalement manqué. Pour l’amour ? C’est probablement la seule raison. Mais est-elle suffisante ? Renaud en a-t-il encore à nous donner ? On a vu dans ses yeux, au moment de nous quitter, qu’il semblait heureux de l’accueil reçu. Mais durant tout le concert, rien ! Aucune expression ni aucune émotion n’ont percé quand il chantait. Comme si on lui avait donné en coulisses un tour de clé mécanique, juste suffisant pour lui permettre de tenir jusqu’au bout. Par contre, de l’amour, son public lui en a offert des barriques. Quel autre chanteur pourrait se permettre une telle prestation vocale sans se faire jeter après trois morceaux ?

Evidemment, le concert a quelques atouts indéniables. Un superbe dispositif scénique (un immense écran sur lequel sont projetées des images d’un réalisme saisissant, créant un décor changeant), des musiciens impeccables qui assurent, un son parfait (hélas pour la voix de Renaud ?)… Et bien entendu, un répertoire en béton, passant en revue toute la carrière de l’artiste, avec arrêt limité sur son dernier opus. Marche à l’ombre, Morgane de toi, Germaine, C’est mon dernier bal, Morts les enfants, Gérard Lambert, Marchand de cailloux… Autant de morceaux que le public prendra plaisir à entonner ou à chanter de bout en bout. Et qui lui permet d’afficher un sourire au final, ayant passé une belle soirée nostalgique – les jeunes étaient denrée rare dans l’assistance ! – avec leur vieux copain plus trop vaillant. La question se pose pourtant : quelle valeur ajoutée Renaud apporte-t-il encore à ses chansons avec un tel spectacle ?

Francos: Renaud bientôt couché

Après Sardou jeudi, c’est Renaud, un autre vétéran de la scène musicale hexagonale, qui faisait un crochet par les Francos vendredi. Et, si le sieur Séchan est plus jeune que son collègue Michel de cinq ans, il apparaît pourtant bien moins conservé. Après une vie en montagne russe, faite de guitares, d’idéaux, de combats, d’amour, de plaies de cœur et d’excès de liqueurs, il opérait un énième – et probablement le dernier – retour dans les bacs à disques en avril 2016, avec son 16e album éponyme, “Renaud”. Un disque honnête, probablement sincère mais pas intéressant (dont les mélodies furent en partie dessinées par son gendre Renan Luce), comprenant des morceaux comme “J’ai embrassé un flic” ou “Toujours debout”, titre qu’on aurait préféré ironique ou au moins interrogatif.

Renaud, on l’a beaucoup aimé… Quand, enfant puis ado, dans la voiture du paternel en direction de l’école, nous éoutions ensemble ses chansons et tentions de saisir le sens de ses mots. Quand il suscitait la discussion, brandissait le poing, bousculait et provoquait l’émotion. Mais ce Renaud là  a sans doute déjà  bifurqué. Restent quelques aveux de phobie sécuritaire, voire un début de glissement réactionnaire, une sorte de nanar de droite et un vieil homme très abîmé. Certes toujours debout, mais dont le regard vide trahi une nécessité imminente de raccrocher.
Triste corrida
22h, vendredi, Spa. Derrière le micro et face à une foule bien plus disparate que la veille sur cette même Place de l’Hôtel de Ville, un fantôme est venu se planter. Prostré dans son marcel noir, bandana noué au poignet, l’œil brillant et tout le corps tremblant. C’est dur, mais la scène a tout d’une fancy-fair à l’hospice. Comme une corrida, sans les piques dans le dos de Renaud. Les morceaux se succèdent et le public joue les caisses de résonance de service, aimant et empathique. Une “Ballade Nord-Irlandaise” à  l’instrumentation celtique, juste après l’éternel et désarmant “Morgane de toi”, délivré sans allant.
Le chanteur marmonne entre les morceaux sans discontinuer. On reconnaît parfois l’un ou l’autre mot, non sans difficulté. Il se lance dans une tirade : “Lennon disait de son vivant que le rock français, c’est comme le vin anglais : ça n’existe pas ! Et quoi John, Téléphone c’est pas du rock ?” Mouais… “Indochine, c’est pas du rock ?” Euh… “Hubert-Felix Thiéfaine, c’est pas du rock ?” là , ok. “Et Renaud, c’est pas du rock ?” Ca l’a été, c’est vrai, mais il faut savoir s’arrêter.
Nicolas Capart

 

Poupet. Renaud : “Fatigué, mais toujours debout”

Ils l’ont attendu. Vers 21H30, Renaud arrive enfin sur scène et chante pour dire qu’il est toujours debout. Il parle avec ce public qui reprend en chœur ses chansons. Certes, ce n’est pas la grande forme mais il assure, ce soir, comme “un homme debout”.
“Vous êtes venus m’ écouter avec ma voix rocailleuse, ma voix fatiguée, mais vous n’êtes pas venu voir Célineline Dion, Florent Pagny”, lance Renaud au public de Poupet. Même si c ‘este la forme des grands jours, il n’a en a pas perdu sa verve et ce coté révolté. En atteste son T-shirt, sous sa veste d’où d’une des   manches apparaît un bout de bandana rouge, qui arbore un message très clair :: “Yvan Colonna, otage de la raison d’Etat”

Combattif, Renaud l’est comme il le montre en lançant cette tournée et en assurant les dates. Son public semble le pousser, en lui injectant toute l’énergie nécessaire pour continuer cette histoire d’amour les lie…

Deuxième article :
Deux heures de concert, Renaud a offert un spectacle, même s’il reconnaît qu’il est “fatigué mais toujours debout”. Et ce pour le plaisir des milliers de spectateurs venus le voir ce soir.

Myriam, 50  ans, a chanté, « même si je ne connais pas toutes les paroles », a tapé des mains, s’est déhanchée. Ravie d’être là  pour celui qu’elle a toujours suivi dans sa carrière. C’est vrai, Renaud n’est pas au mieux de sa forme, mais pendant deux heures, il a offert à son public un grand concert. En donnant tout ce qu’il lui restait, propulsé par l’mour de son public… Et ce dernier le lui a bien rendu le portant jusqu’à  la dernière chanson.

Des chansons que les spectateurs ont repris en chœur, parfois à la lumière des portables lorsqu’il entame Mistral gagnant par exemple. Une sorte de communion s’est crée avec le public.

Ouest-France. 20/7/2017

Renaud: Soirée de clôture des Francofolies La Rochelle

[extraits)

Renaud :

Avec chacun son public. Celui, toujours fidèle, de Mister Renard, dont les plus téméraires faisaient le pied de grue dés le matin. Renaud a fait passer des sentiments contradictoires à  son public. De la joie de le retrouver à  la tristesse de l’entendre autant à la peine, les festivaliers rochelais ont alternés entre l’émotion et déception. Mais ils ont constamment su soutenir le chanteur avec une énergie touchante.

“Vous n’êtes pas là   pour ma voix. Ce n’est ni Céline Dion, ni Florent Pagny que vous voulez…¦”

Renaud est toujours debout mais il semble en grande difficulté. Sans s’ en excuser, le chanteur le reconnaît  d’entrée .  “Vous n”êtes pas là  pour ma voix. Ce n’est ni Céline Dion, ni Florent Pagny que vous voulez¦” Ca tombe bien en effet que le public de Renaud ne soit pas très regardant sur les vocalises. Dimanche encore, cette foule nostalgique a démontré une fidélité à  toute épreuve. Un lien entre le chanteur et son public qui a rendu la soirée très émouvante.

“Toujours debout”, ” J’ ai embrassé un flic” et “Les Mots” furent les seuls titres du dernier album interprété par Renaud.

Renaud revendique une générosité certaine  mais  elle serait insuffisante sans l’ amour de son public.

Avec lucidité et sourire, il a d’ailleurs remarqué que son public “préférait les vieilles chansons”. De ce coté là , il l’ a  comblé  en lui proposant de beaux moments partagés avec “En cloque”, “Marche à l’ombre”, “Mon HLM”, “C’est mon dernier bal” ou encore “Mistral gagnant”.

Dimanche soir, pour le concert de Renaud en clôture des Francofolies, heureusement qu’il il y avait le public¯! Renaud revendique une générosité certaine mais elle serait insuffisante sans l’amour de son public.

Vieilles Charrues. Renaud à l’émotion

Personne, pas même les fans les plus ardents, n’attendait de miracle vocal du concert de Renaud. Et en ce 14 juillet, il n’y a effectivement pas eu de feu d’artifice de ce point de vue-là. Mais l’émotion, elle, était bien au rendez-vous pour les fans.

Démarche timide, visage figé et mains tremblantes, Renaud s’affirme d’emblée « toujours debout ». Moment de flottement chez les admirateurs d’hier, un brin pétrifiés tandis que les fans de toujours exultent déjà. « Ça fait 110 concerts que je fais sur cette tournée et c’est la première fois que j’ai le trac ! », avance le sexagénaire comme pour excuser ce début de concert pour le m

T’aimes pas ? Laisse béton !

La « chetron » paraît moins sauvage mais le Mister Renard reste habile. Par quelques formules bien senties, et déjà rodées sur d’autres scènes, il balaie les critiques potentielles. « Ma voix est rocailleuse, caverneuse, comme disent les journaleux. Ils pourraient ajouter généreuse : je donne tout ce que j’ai », balance Docteur Renaud avant d’enchaîner sur une pirouette : « On n’est pas ici pour écouter du Céline Dion ou du Florent Pagny ». Le message est clair. Si tu ne m’aimes pas, « arrache toi d’là, t’es pas d’ma bande, casse toi tu pues et marche à l’ombre ».

« Avec lui, j’étais libre pour la première fois »

Bien que marqué par une vie d’excès, le Titi parisien est resté mordant. Et s’il venait à faiblir, le pote à Manu pourrait toujours compter sur sa cohorte de fans, prêts à tout pour défendre leur idole. Morgane de lui, à vie. C’est Sylvie, une Ch’ti installée à Lannion (22), qui se souvient de ses vingt balais en 1984 et de ce moment où Renaud « a donné un coup de pied dans tout l’univers coincé où j’étais : les bals mornes du samedi, la famille bien ordonnée… Avec lui, j’étais libre pour la première fois ». C’est encore Michel, au premier rang, et qui porte toujours ce bandana rouge lui rappelant ses 15 ans à Châteauneuf-du-Faou (29), « où les gens me regardaient bizarrement parce que j’écoutais ” Hexagone ” ». « Moi j’étais fier, rebelle », lance-t-il. Lui comme tant d’autres se foutent éperdument de la voix ; limite audible. Les faiblesses de leur héros, ils les revendiquent. « On vient voir un Monsieur, un Phénix, un écorché vif qui nous rappelle notre jeunesse », décrit Yannick.

40 ans de tubes

Porté par l’énergie de ses six musiciens et un gros choeur de dizaines de milliers de « poteaux », Renaud est parvenu à assurer le spectacle, balayant son répertoire : « Manu », « Le retour de Gérard Lambert », « Marche à l’ombre », « C’est pas l’homme qui prend la mer » mais aussi « Manhattan-Kaboul » jusqu’à « J’ai embrassé un flic », titre « révolutionnaire » de son point de vue. Sans oublier cette émotion partagée sur « En cloque » et « Mistral gagnant ». Gagnant ? Pour une large partie du public assurément.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/vieilles-charrues-renaud-a-l-emotion-15-07-2017-11596823.php#GbEzr2KgPTQX8CTF.99

©Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/vieilles-charrues-renaud-a-l-emotion-15-07-2017-11596823.php#GbEzr2KgPTQX8CTF.99

oins balbutiant

 

C’était aussi à Nice

 

Nous étions ce mercredi soir (14/12/17) du côté de Nice et du Palais Nikaia, en compagnie de 3 jeunes à l’occasion du concert de Renaud…
Robin, 12 ans, rencontré lors de nos traditionnelles visites dans les hôpitaux, nous avait dit il y a 1 an environ son amour pour ce chanteur.
Nous gardons bien précieusement avec nous les rêves de tous les enfants, et dès que l’occasion se présente, nous passons à l’action 🙂
Nous avons également pu faire profiter Mégane et Louis de ce moment privilégié. Moment spécial à double titre pour Robin qui assistait là à son tout premier concert !Pendant plus de 2h, Robin a pu chanter toutes les chansons de son idole, connaissant l’intégralité du répertoire du chanteur…
A la fin du concert, SURPRISE, nous sommes amenés dans un salon privé, spécialement réservé pour notre Association. Nos regards étaient tournés vers Robin, qui se demandait où il était et ce qu’il faisait là…Puis Renaud en personne arriva, provoquant les pleurs ( de joie ) de Robin et les sourires de Mégane et Louis.
Renaud, assis tranquillement avec nous tous, a pris le temps d’écouter les histoires de chacun de nos 3 jeunes, leurs traitements, leurs combats.
Mégane a pu lui chanter « Mistral Gagnant », une délicate attention appréciée du chanteur au bandana rouge. Après 1/2 heure passée à ses côtés, nous repartons tous remplis de jolis souvenirs.
Un grand merci à Renaud et Bloodi pour avoir rendu ce joli moment de partage et d’émotion possible.

 

Le beau geste de Renaud….

 

Il l’a annoncé au début de son concert niçous devant une salle pleine.
En concert mercredi soir à Nice, le chanteur Renaud annonce qu’il va remettre  la recette de son concert niçois à l’Association Promenade des Anges.
Il a été ovationné par le public lors de cette annonce .

Source:; Var Matin (édit Nice du 14/12/2016)

Renaud ne laisse pas béton l’école des arts


Le chanteur à « la chetron sauvage » a accepté de parrainer l’école des arts montée il y a deux ans par l’artiste revestois Djé Saint-James. Le fruit d’une rencontre remontant à 1989 !

Depuis des années, l’école élémentaire de Mirabel-aux-Baronnies (Drôme) porte le nom du chanteur Renaud. Il y a quelques jours, l’auteur de Mistral Gagnant ou de Miss Maguie a donné son accord pour qu’une école des arts implantée sur au Revest partage ce « blase ». Un événement exceptionnel, tant le chanteur refuse la plupart des nombreuses sollicitations qu’il reçoit. À l’origine de cette dénomination, il faut remonter le temps jusqu’à la rencontre entre Renaud et le Revestois Jérôme Négrier, alors âgé de quinze ans et plus connu sous le nom de l’artiste Djé Saint-James.

Le déclic en 1989

« Je l’ai attendu et rencontré à la sortie de son concert de Vitrolles lors de la tournée “Putain de camion” en 1989, raconte avec émotion ce dernier. Je lui ai promis de lui écrire une chanson et il m’a assuré qu’il la lirait et qu’il me dirait ce qu’il en pense. Cette rencontre me guida et me donna une énergie folle ».

Normal, les textes de Renaud qui suscitent bien des polémiques à l’époque frappent de plein fouet les jeunes générations contestataires. Le talent brut du Jérôme Négrier émerge : il joue du piano, du violon, chante à l’Institut musical de formation professionnelle à Salon-de-Provence avec Louis, Philippe et Michel Petrucciani. Il fait du théâtre à l’école d’art dramatique où il est parrainé par Claude Gensac ( rentrée dans la légende pour jouer épouse à l’écran de Louis de Funès). Avec un collectif d’élèves, il crée un catalogue de pièces parisiennes prestigieuses qui seront jouées à Marignane avec les comédiens Michel Galabru, Jean Lefèvre, Denise Gray…

En 1996, avec des musiciens il créé le groupe rock Physalia où il chante en français et joue du clavier : du rock français, un mélange de Noir Désir (avec qui ils joueront), de Marillion, Pink Floyd, Muse, parsemé de métal, psychédélique, aux textes « Serial poète ». Le groupe prend son envol avec son troisième album L’Ecume des nuits en 2010. Ils joueront avec Shaka Ponk, feront onze zénith en première partie de la tournée Best of Pink Floyd…

Retrouvailles en 2016

Après vingt-cinq ans à sillonner les salles, les théâtres, les scènes des bars Djé Saint-James a envie de créer une école artistique : « à contre-courant des conservatoires et des méthodes d’enseignements vieillissantes et élitistes. Que ce lieu ait en plus une conscience sociale, culturelle et qu’il soit accessible à tous ». L’école des arts fonctionne aujourd’hui depuis deux ans au Revest. Djé créé la page Facebook « La grande famille de Renaud ». Au concert de Renaud à Toulon en 2016, il lui remet la fameuse chanson promise vingt-sept ans plus tôt, sous le titre : « Je m’en rappelle pas ».

Renaud en sera très touché. Djé lui fait part de l’existence de son école des arts. Ils se recontactent. Et mercredi dernier au restaurant Le Bouchon à l’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) qui sert de boîte postale au chanteur, Djé Saint-James et sa famille ont été reçus par Renaud himself pour la signature d’une charte sur les valeurs de l’école : « C’est une super idée. Le Revest a de la chance de pouvoir compter parmi ses habitants Djé Saint-James, un artiste avec de grandes qualités artistiques et humaines. J’accepte de prêter mon nom pour les valeurs et la mentalité de l’école qui je l’espère sera sollicitée par les collectivités », soutient le chanteur Renaud.

L’artiste Djé Saint-James a par ailleurs interpellé La première dame de France Brigitte Macron sur ce projet de « culture lié à l’autisme » ainsi que la députée de la circonscription

Var Matin – Cécile Muschotti.

#Déferlantes17 – Entre la nostalgie de Renaud et l’énergie de Boulevard des Airs


Cette première journée de la 10ème édition du festival des déferlantes a brillé par son contraste. Les 10.000 personnes venues voir l’auteur mythique de Mistral Gagnant (chanson préférée des français) ont soutenu l’artiste dans un élan commun, revival des années blouson noir et foulard rouge. Un public dont la puissance de l’unisson couvrait malheureusement la voix du chanteur fatigué. Renaud a agi comme un électrochoc, entre nostalgie du temps qui passe et colère des années qui marquent les souvenirs autant que les corps.
Les « quadras et quinquas » ont laissé la place à la jeune génération quand la scène de Renaud s’éteignit pour éclairer celle de Boulevard des Airs, le collectif des 9 copains de lycée sautillants à l’énergie communicative. Petit Biscuit et Don Broco avaient ouvert cette journée de samedi avant de laisser la place sur scène à la carte blanche de Cali. Une journée qui s’achève tard avec l’electro de FEDER avant de laisser la place ce dimanche à STING, Ludwig Von 88 ou encore Last Train ou Midnight Oil. Instants choisis …