Renaud au Zénith, frustrant et magnifique

Renaud a attiré huit mille six cents fans hier soir pour son second passage au Zénith. Un public impatient de le voir entrer en piste, bandana rouge ceignant les cous et pour certains, sweat à son effigie. Rien ne refroidit l’enthousiasme de ce public inconditionnel qui, même avant l’entrée en scène du chanteur, émergeant d’un long tunnel, hurle de joie. La voix n’est plus qu’un râle et c’est frustrant car le plus beau chez Renaud, ce sont ses textes, sa poésie gavroche, ses mots tantôt pleins de tendresse ou de révolte. Mais en live, on ne comprend pas ce qu’il dit. Le décor en 3 D, superbe, est une balade dans les rues de New York, de Paris ou encore sur le grand canal à Venise, pendant le carnaval (Eloïse). Toujours debout, malgré tout, Renaud offre d’abord ses anciennes chansons. «Vos préférées» dit-il au public qui approuve.… «Docteur Renaud Mister Renard», «En Cloque» (sa chanson préférée à lui), «La pêche à la ligne» en piano-voix… Puis il entonne les nouvelles dont une «révolutionnaire» par rapport à son répertoire : «J’ai embrassé un flic» refrain repris par le chœur bénévole. Les guitares électriques, la basse, les claviers, la batterie, l’accordéon, l’harmonica, le violon, c’est fou ce que ça sonne, ce que ça donne une ambiance de fête. Magnifiques musiciens ! Un concert de Renaud, c’est un beau spectacle qui fait chaud et mal au cœur à la fois.

“J’ai pensé me présenter à la présidentielle”

Dans une interview accordée au quotidien La Dépêche, le Phénix évoque les liens forts qui l’unissent à son public et parle de politique, révélant qu’il se serait bien présenté à la présidentielle. À prendre au second degré, évidemment.

Ce vendredi 17 mars, Renaud est en concert au Zénith de Toulouse dans le cadre de sa tournée-marathon “Phénix Tour”, entamée le 1er octobre 2016 à Evry. À cette occasion, le chanteur a accordé une interview au quotidien La Dépêche du Midi, dans laquelle il rappelle son amour de la scène et son lien très fort avec son public.

Renaud, président !

Après avoir évoqué la variété de ses styles musicaux, avouant ne pas avoir “d’univers musical spécifique“, et son obsession de “l’accordéon mélancolique“, Renaud s’est vu poser une question politique sur la banalisation des idées du Front National. “Ce que je trouve regrettable, explique le chanteur, c’est que bon nombre de membres du FN soient d’anciens communistes. Je ne conçois pas qu’on puisse avoir été marxiste et devenir lepéniste.” Vivant “dans la crainte, la misère, dans des cités peuplées de dealers“, il dit comprendre que certains “soient désabusés par la politique“, mais préférerait qu’ils s’abstiennent ou votent blanc.

À moins qu’ils ne votent pour lui, l’interprète de Mistral gagnant ayant une grosse communauté de fans dévoués ? “J’ai pensé me présenter à la présidentielle, ironise Renaud. Si je réunis mon public, cela va faire des votes !” Avant d’ajouter, au cas où certains n’auraient pas compris qu’il s’agissait d’une blague : “Je préfère militer dans des associations que diriger un gouvernement“.

À 64 ans, et après plusieurs années d’absence, Renaud réaffirme son amour de la scène, qui lui permet de rester Toujours debout. “Le premier moteur de mon retour a été le désir d’écrire. Mais ma passion dans la vie, c’est la scène, cet amour partagé avec le public, confie-t-il. Mes concerts sont des grands-messes, des communions, avec un échange d’amour presque chrétien, religieux.

Sébastien Jenvrin, publié le 17 mars – Musique.fr

«Mes concerts, c’est un échange d’amour bouleversant»

Renaud sera de retour au Zénith de Toulouse demain vendredi et 9 000 fans seront au rendez-vous. Le succès est total et cela semble requinquer diablement le «chanteur énervé».

On a tant écrit sur Renaud depuis son retour surprise au printemps 2016. Sa descente aux enfers, l’attente si longue des fans. Et puis ce disque miraculeux, plus grosse vente de l’année, suivi d’une tournée qui avait déjà affiché complet au Zénith de Toulouse le 21 novembre dernier.

Sur disque et en concert, votre palette musicale est très large. C’est quoi le style Renaud ?

J’ai toujours composé toutes sortes de musiques : de la salsa, un reggae, de la country, du rock, du blues, des valses musette, des valses tout court. Je n’ai pas d’univers musical spécifique. J’ai plus un univers poétique. Si on fait chanter un texte de moi par n’importe quel interprète, je pense que les gens reconnaîtront une de mes chansons. Mes musiques, non. Bien sûr, il y a la présence fréquente d’un accordéon mélancolique. Savez-vous ce qu’Ambrose Bierce disait de cet instrument dans Le dictionnaire du diable ? «Accordéon : instrument en harmonie avec les sentiments d’un assassin». C’est beau.

La mélancolie c’est bien. Et l’humour alors ?

J’aime beaucoup faire rire. Il se trouve que dans cet album, il n’y a pas de chanson rigolote à part peut-être «Mon anniv», qui parle du temps qui passe. Il n’y a pas de «Doudou s’en fout», de «It is not because you are», de «Pépète» ou de «Tu vas au bal». Brassens disait que dans ses chansons il avait 4 thèmes : l’amour et l’amitié, c’est pareil, le temps qui passe, l’injustice et la mort. En général, j’essaye d’écrire des chansons d’amour, des chansons colère, des chansons coup de poing, des chansons coups de pied dans la fourmilière et des chansons fantaisistes.

Comment vivez-vous la normalisation du Front national ?

Il s’est popularisé, c’est vrai. Ce que je trouve regrettable, c’est que bon nombre de membres du FN soient d’anciens communistes. Je ne conçois pas qu’on puisse avoir été marxiste et devenir lepéniste.

Pourquoi ce grand écart ?

Ils disent avoir été abandonnés par les partis, c’est la faute au système, aux étrangers… Ces propos xénophobes qui touchent le petit peuple, qui vit dans la crainte, la misère, dans des cités peuplées de dealers… Je comprends qu’ils soient désabusés par la politique mais de là à… Qu’ils s’abstiennent. Si le système électoral donnait de la valeur au vote blanc, nous aurions bien des surprises.

Certains spectateurs ont l’air de vous considérer comme un gourou…

J’ai pensé me présenter à la présidentielle. Si je réunis mon public, cela va faire des votes !

Cela rappelle un certain Coluche…

Oui, bien sûr, même si sa candidature a tourné en eau de boudin : attentats contre ses amis, grève de la faim ridicule… Je préfère militer dans des associations que de diriger un gouvernement.

C’est quoi le programme Renaud ?

Les enfants, les plantes, les animaux, les hommes.

Comment vivez-vous votre retour sur scène ?

Le premier moteur de mon retour a été le désir d’écrire. Mais ma passion dans la vie, c’est la scène, cet amour partagé avec le public. Mes concerts sont des grands-messes, des communions, avec un échange d’amour presque chrétien, religieux.

Vous trouvez ça beau ?

Oh, oui, c’est bouleversant. J’ai peur, je suis toujours persuadé que je ne rends pas le millième de ce qu’ils me donnent. Je culpabilise un peu.

Des Enfoirés «pathétiques»

Les Enfoirés et Renaud, ce n’est plus le grand amour. «J’aime infiniment Goldman, sa modestie, son talent, son humilité. Je l’ai dit et je le répète : avec le pouvoir qu’il a sur les gens, sur le cœur des gens, il pourrait s’engager plus souvent dans des causes qui rassemblent, au-delà des Restos du cœur. Les Enfoirés, cela permet de rapporter des millions aux Restos du cœur et de nourrir des millions d’individus à la rue, au chômage, dans des difficultés financières abominables mais je trouve l’émission de télévision pathétique. Je trouve ridicule ces personnages habillés en clowns qui viennent chanter une chanson aléatoire avec des sportifs, des top-modèles, des hommes politiques, même. Au départ on était dix sur la scène des Bouffes Parisiens. Maintenant c’est une grande foire. Et j’aime pas la foire.»

Renaud a signé un grand retour pour son concert du Galaxie d’Amnéville

Renaud était toujours debout mardi soir sur la scène du Galaxie d’Amnéville. Devant 9 000 fans, le chanteur a signé un grand retour en poursuivant sa tournée. Il était déjà passé en 2016 à Nancy et Metz.

Le chanteur qui a fait son grand retour en janvier 2016 après des problèmes de santé liés à l’alcool a entamé une grande tournée en France, en Belgique et en Suisse. Dans son nouvel album, Renaud rend hommage à ses amis de Charlie Hebdo tués en janvier 2015. Journal dans lequel il chronique de nouveau. Mardi soir sur la scène du Galaxie d’Amnéville (Moselle), après déjà avoir électrisé Metz en novembre dernier et Nancy en décembre, 9 000 fans lorrains sont venus applaudir le chanteur.

Place à ces morceaux inscrits au patrimoine de la chanson et que chacun va s’appliquer à reprendre plus de deux heures durant. Peu importe ce qui sort du micro. En cloque, Marche à l’ombre, La pêche à la ligne, la désignée mythique Mistral gagnant, Manu, Morgane de toi, Hexagone, etc. Défilent ensuite J’ai embrassé un flic, Hyper-casher ou Les mot qui rappellent à la salle l’engagement du chanteur à la santé fragile.

“Toujours vivant, rassurez-vous”: Renaud, voix abîmée mais plume incisive, chante sa santé retrouvée et fustige les “paparazzis en embuscade” dans une chanson en forme de mise au point. Beaucoup attendaient ce retour musical avec impatience, certains le redoutaient un peu après sept ans de silence et de déprime du chanteur au bandana rouge.

Avec cette chanson, portée par une rythmique soutenue et sans fioritures, et des paroles directes voire frontales, Renaud livre sa réponse: “Toujours vivant, rassurez-vous/Toujours la banane, toujours debout”, clame le chanteur de 63 ans d’une voix rauque mais énergique. “J’suis retapé, remis sur pieds/Droit sur mes guibolles, ressuscité.”

Ce disque, le premier avec des productions originales depuis “Rouge sang” en 2006, contiendra “13 nouvelles chansons, plus une chanson cachée qui est un peu spéciale, puisqu’il s’agit d’un slam”.

S’il fume toujours “cigarette sur cigarette, malheureusement”, il confie ne plus avoir bu. “Je suis allé en clinique pour voir un addictologue magnifique et je n’ai pas bu une goutte d’alcool depuis, et la voix est revenue. J’avais retrouvé du coffre, du souffle, l’envie de chanter et d’écrire”.

Renaud a retrouvé l’inspiration après avoir écrit un texte, “Ta batterie”, qu’il chante sur le dernier album du slameur Grand Corps Malade. “Tout le monde a trouvé ça émouvant, paraît-il. Ca m’a redonné le goût à l’écriture. Le dragon qui sommeillait au fond de moi s’est réveillé et a commencé à cracher sa flamme: en quinze jours, j’avais torché quatorze chansons”.

LORACTU.fr La Rédaction

Renaud devant 6 000 personnes à Gayant-expo

Jauge des grands soirs, samedi 4 mars, à Gayant-expo, où plus de 6 000 inconditionnels sont venus dire toute leur vénération au chanteur énervant. Il n’a plus de voix, ça fait dix ans qu’il n’a pas touché sa guitare, mais ce sont des détails. Le moteur du spectacle, c’est son rapport avec le public, et celui-là n’est pas près de caler…

La Voix du Nord

Renaud fait du Renaud au Zénith d’Amiens

Renaud était de retour au Zénith vendredi 3 mars. Comme en novembre dernier, le concert s’est joué à guichet fermé. Les spectateurs en culotte courte ont pu, à la demande du chanteur, regarder le spectacle aux premières loges, installés devant les grilles de sécurité, là où d’habitude, nul n’est admis sans autorisation. Plusieurs générations étaient présentes ce soir-là pour entonner les chansons tant écoutées. «  Il a bercé des générations, explique Maxime. Il est attachant, abîmé, mais on est heureux de le voir sur scène ! On s’identifie à lui et à ses anecdotes  ».

Il est vrai que Renaud n’a de cesse de s’adresser à son public, que ce ce soit pour lui intimer d’arrêter de regarder le concert à travers l’écran de téléphone pour filmer au lieu de vivre pleinement le moment ou pour raconter le début du Petit Prince aux enfants et annoncer les aventures de Gérard Lambert. Mais ça peut être aussi pour parler d’actualité ou de la vie, tout simplement. Le public est à chaque fois au rendez-vous pour ce moment de partage. Le 29 septembre prochain, Renaud sera à Bercy. Tan tan taaan !

Par Le Courrier Picard

Lille : Ils ratent son concert …, Renaud les invite …

Lille: Ils ratent son concert à cause d’un parking saturé, Renaud les invite à une autre date
Francois Launay
Publié le 06.03.2017  20 Minutes’

CONCERT Ils voulaient faire plaisir à leur frère handicapé. Mais impossible de se garer dans un parking saturé…

L’histoire se termine bien mais elle avait mal débuté. Comme le raconte La Voix du Nord, mercredi 1er mars, une habitante de Béthune se rend au concert de Renaud à Lille avec son frère atteint de sclérose en plaque et grand fan du chanteur. Pour être certaine de trouver une place sur le parking du Zénith, la grande sœur s’était renseignée la veille.
« J’avais appelé le Zénith la veille pour connaître les modalités d’accès. Il nous avait été conseillé de nous garer au parking de Lille Grand Palais. Des personnes de la Croix-Rouge devaient venir nous chercher », raconte Martine Radojewski au quotidien régional.
Un parking totalement saturé
Las, trois heures de route depuis Béthune, à cause des bouchons liés à un accident de la circulation, en ont décidé autrement. A leur arrivée à Lille, les fans de Renaud se voient refuser l’accès au parking saturé même au niveau des places à mobilité réduite (PMR). Après avoir attendu une heure, décision est prise de rebrousser chemin sans avoir pu assister au concert.

Invités au concert de Renaud à Dunkerque le 28 avril
Déçue, Martine Radojewski appelle le Zénith pour savoir s’il est possible d’être remboursée des quatre places de concert achetées mais non utilisées (172 euros). Impossible, lui répond la salle de spectacles qui rappelle que le retard est dû à « un problème indépendant de notre volonté ».
Finalement, l’histoire trouve une belle fin quand l’organisatrice de la tournée de Renaud, alertée par le Zénith, décide d’inviter toute la famille pour le concert du chanteur à Dunkerque le 28 avril prochain.

Renaud : “Un exemple à suivre pour ceux qui sont au fond du trou !”

HELENE PAMBRUN / PARIS MATCH

Son dernier album est la meilleure vente de disques en France en 2016. Nous l’avons retrouvé en tournée pour assister à son incroyable renaissance. Il vient d’obtenir sa deuxième Victoire de la musique du meilleur artiste masculin de l’année.

La dernière fois que nous nous étions parlé, Renaud était un homme heureux. Comblé par son mariage avec Romane Serda, jeune père d’un petit Malone né le 14 juillet 2006, une semaine après la disparition de son père. Devant lui une tournée immense s’annonçait et le chanteur allait pouvoir de nouveau profiter de la vie. Il en fut autrement. Le Renard repointa le bout de son nez dès la fin de son histoire avec Romane et, pendant neuf ans, Renaud sombra. Dépression, alcool et pages blanches devinrent son quotidien avant qu’un coup de fouet de Grand Corps Malade ne l’oblige à reprendre la plume en 2015. Neuf mois plus tard sortait son nouvel album, vendu depuis à plus de 770 000 exemplaires. En octobre, il retrouvait même les routes et impressionnait par son endurance, sa volonté d’aller de l’avant malgré une voix rocailleuse. Mi-janvier, Renaud nous a conviés sur quelques dates de sa tournée pour assister au phénomène : des salles pleines, un public bouleversé par cet homme debout malgré les épreuves de la vie. Et c’est de tout cela que le chanteur a voulu parler après une soirée de bringue – sans alcool pour lui – dans un restaurant de Rouen. Il est midi trente, Renaud n’a pas envie de passer à table. Mais plutôt de se raconter.

Paris Match. Ça te fait quoi de voir ces salles pleines, ce public ému de te retrouver ?
Renaud. C’est Byzance. Il semblerait que je manquais au public… Bon je m’y attendais un peu vu l’accueil de mon disque. Je remplis partout entre 7 000 et 10 000 personnes par soir, on a même fait 11 000 personnes à Strasbourg. C’est mieux qu’“Age tendre et tête de bois”, hein ? [Il rit.]

Mais toi tu ressens quoi ?
Ça me bouleverse. [Il marque un temps.] Les soirs de concert, en ce moment, j’arrive sur scène un peu naze parce que je traîne une rhino-pharyngite. Avant que le rideau tombe, on m’a massé, ma coach vocale m’a donné des cours de chant… Mais une fois qu’il est tombé, je suis reboosté. En ce moment, je me sens vraiment vivant. Je sors de scène lessivé mais heureux. Et ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps ! On passe quatre jours en province et quand je reste les trois autres jours de la semaine à Paris, je m’emmerde. Alors que, dans les salles, je sens l’adrénaline qui monte au fur et à mesure. Surtout quand le public hurle “Renaud président !”

Présente-toi à la prochaine élection !
Je n’aurai jamais les 500 signatures. En tout cas, ça veut dire que les gens ont besoin qu’on leur parle, qu’on leur dise des choses. Je reprends des chansons anciennes de mon répertoire, celles des années 1970 notamment, où j’avais tendance à sortir mon flingue. Elles sont ovationnées tous les soirs.

Je me sens vivant. Surtout quand le public hurle :“Renaud président !”

Dans “Hexagone”, en 1975, tu critiquais la police. Désormais tu lui rends hommage. Pourquoi cette volte-face ?
“Hexagone” est une chanson de jeunesse et ce que je balance sur les flics de manière assassine est caricatural. Autrefois, plus il y avait de flics plus j’avais peur, maintenant plus il y en a plus je suis content. Désormais, ce sont eux les victimes, dans chaque manif, on leur tire dessus, ils sont brûlés à coups de cocktails Molotov par les racailles. Alors oui, après “Charlie”, j’ai eu envie de leur dire merci. Quand je les vois défiler devant la Closerie des Lilas, je sors pour les applaudir. Ils m’offrent des écussons, des patchs…

Tu n’as pas l’impression de trahir le loubard que tu étais ?
Il a pas mal changé, le loubard, mais c’est le même Renaud…

Tu mets toute la classe politique dans le même bateau pendant le spectacle. On t’a connu militant, maintenant tu dis “Fillon, Macron, Hamon, tous des cons”. Tu avais pourtant dit vouloir voter Fillon…
Cette histoire m’a énervé. Bien sûr que si, au second tour, Fillon se retrouve face à Le Pen, j’irai voter pour lui. Mais quand on lit son programme, il fait peur. C’est le retour à l’ordre catholique, tout ce que j’ai toujours détesté. Après on sort des phrases de leur contexte et on me fait dire que je le soutiens. C’est totalement faux. Mon public a vite réagi. “Tu vires ta cuti, t’es plus de gauche…”

Fillon, c’est leretour à l’ordre catholique, tout ce que j’ai toujours détesté

Si le FN accède à l’Elysée, tu quitterais la France ?
J’ai vécu à Londres avec Romane, j’ai adoré. Les gens, la bouffe, l’architecture, la courtoisie, l’humour et le flegme britanniques, les cabines téléphoniques rouges, les bus à impériale, les taxis noirs, tout me plaisait. Mais bon, si le FN passe, il faudra résister. Quand la gauche disait qu’il ne fallait pas chanter à Toulon ou à Orange, moi j’y allais. Il y a toujours des gens qui pensent autrement, il fallait montrer à ceux qui n’avaient pas voté pour le FN qu’on était là, qu’on était toujours présents, qu’on ne les laissait pas tomber.

Tu crois plus en Jean-Luc Mélenchon par exemple ?
Faut voir. Il se peut que je vote pour lui, effectivement, mais j’ai l’impression que sa candidature ne sert à rien. Il fera entre 12 et 15 %, et tout ce qu’il aura réussi, ce sera à diviser encore plus la gauche. De toute façon, il n’y a qu’une solution : refaire l’union de la gauche, le programme commun, comme Mitterrand. Je suis nostalgique de cette belle époque. On me dit que je devrais prendre ma plume pour écrire sur tout ça, mais je n’ai plus envie de décortiquer et d’analyser le monde. Il est trop dégueulasse. Regarde ce qui se passe à Alep, en Syrie… C’est scandaleux et la communauté internationale ne fait rien. Elle laisse les Russes bombarder la ville et les Syriens de Bachar El-Assad raser ce qu’il reste de la population civile.

Il y a trente ans, ce genre de conflits t’inspirait des chansons comme “Morts les enfants”. Ce n’est plus ton rôle ?
Rien n’a changé hélas, ça a même empiré : dans tous les conflits ce sont les enfants qui trinquent. Naïvement, je pensais que mes mots allaient faire prendre conscience aux gens qu’il ­fallait agir. Mais je suis trop sensible au monde, à sa misère, ça me rend profondément malheureux. J’essaie de me préserver désormais.

La vie est un jeu qui finit mal. Et ça me terrorise

As-tu renoncé à tes idéaux ?
Je ne sais pas trop. Il y a des jours où j’ai envie de tout envoyer balader, la gauche, la droite, le bon Dieu. Et il y a des jours où j’y crois. Quand je vois 7 000 personnes devant moi, j’y crois à mort. Certains m’écrivent : “Tu as participé à notre formation politique.” Ça me touche.

Tu sens que tu dois beaucoup à tes fans ? Qu’ils sont à l’origine de ta renaissance ?
J’ai toujours eu un peu peur du mot fan, on n’est pas très loin du fanatisme. Pendant mes neuf années de trou noir à L’Isle-sur-la-Sorgue, certains venaient du Nord-Pas-de-Calais, d’autres de Bretagne, de Picardie ou de Belgique : “On a fait 800 bornes pour te voir.” Ils restaient trois minutes et ils étaient contents. Alors sur le moment ça m’agaçait. Mais à chaque autographe que je signais, je me disais: “Il faut que je rechante, que je réécrive.” Mais je n’y arrivais pas, j’étais trop imbibé, j’étais devenu autiste.

Ça aurait pu rester ainsi pendant des années…
Clairement… Le déclic est venu de Grand Corps Malade qui m’a presque forcé à écrire une chanson. Et de là c’est reparti, j’ai écrit tout le disque en un mois. Quand je suis arrivé en studio à Bruxelles, j’étais dans un état pitoyable, incapable de chanter. C’est là que j’ai décidé de me faire soigner dans une clinique spécialisée. Et, depuis un an et demi, je ne bois plus que de l’eau. Enfin presque.

Tu t’autorises des écarts ?
J’ai une santé en béton. Les médecins m’ont dit : “Au bout de six mois sans une goutte d’alcool, vous aurez le droit à une bière ou deux par semaine.” Qu’est-ce qu’ils n’avaient pas dit là… J’en bois un peu plus que ça. En revanche, je ne toucherai plus jamais au Ricard, c’est un poison. Et, heureusement pour moi, je n’aime pas le vin. Mon problème, c’est que je sais que la vie n’est qu’un jeu qui finit mal. Et ça me terrorise, ça m’empêche de vivre bien. Donc je fais des conneries.

J’ai tout pour être heureux. Mais je n’ai pas de gonzesse. C’est comme si j’étais condamné à vivre avec mes assistants…

Tu as bien vécu parfois, pourtant ?
Mon enfance était trop belle et elle est désormais trop loin. Et ça ne va pas s’arranger. Alors je vais me faire tatouer un truc que j’ai vu dans la rue récemment. Il s’agit d’une silhouette de Peter Pan accompagnée de la phrase “Ne grandissez pas, c’est une arnaque”. Pendant vingt ans ensuite, avec Dominique, c’était le paradis. J’ai essayé de retrouver ça avec Romane, ça a marché huit ans, puis ça s’est effondré.

C’est l’amour qui te manque le plus ?
Oui. J’ai tout pour être heureux. Mais je n’ai pas de gonzesse. C’est comme si je n’avais plus de libido. Comme si j’étais condamné à vivre avec mes assistants… Et puis je n’ai plus envie d’être le coureur de jupons que j’étais naguère.

Tu as essayé de suivre une psychanalyse ?
Oh oui… Psychologues, psychothérapeutes, psychiatres, j’ai tout fait. Mais ce n’était que des conneries. Je suis tombé sur des moralistes qui ne m’ont été d’aucune utilité. Et aujourd’hui, je le vois bien, il n’y a que ma propre volonté qui me permet d’avancer. Et l’amour du public. Son amour démesuré.

Qu’est-ce qui peut encore t’émouvoir ?
Mes enfants bien sûr… Pendant neuf ans, j’ai ressenti une immense culpabilité vis-à-vis de Malone. Immense… Je l’ai ignoré durant toute cette période, je n’étais pas un bon père. Depuis que j’ai arrêté de boire, je le vois deux fois par semaine et ça me fait beaucoup de bien, j’essaie de lui transmettre mes valeurs : l’amour des gens, des livres, de la musique et des arts. On fait des balades dans la forêt de Meudon, où il vit avec mon ex-femme. Il y a deux mois, il m’a vu sur scène au Zénith et il m’a littéralement découvert. Il savait que j’étais chanteur mais il ne se rendait pas compte de ce que je représentais pour certains.

Moi qui étais pro-palestoche à mort, je porte aujourd’hui une étoile de David au cou

Comment Lolita a-t-elle vécu tes années de dépression ?
Elle m’engueulait, elle me soufflait dans les bronches. J’étais désespéré mais je ne pouvais rien faire, j’étais trop accro.

Tes quatre frères et sœurs t’ont-ils aidé à décrocher ? Existe-t-il une fratrie Séchan ?
Mon frère David, un peu. Thierry, lui, a dit trop de conneries sur mon compte… Mes sœurs, je ne les vois pas spécialement. Nous n’habitons pas côte à côte, on se croise aux anniversaires, à Noël, mais nous n’avons pas beaucoup de relations. C’est triste. Et je ne fais pas d’efforts pour que cette fratrie vive…

Dans ton autobiographie, tu racontes que ton père a été empêché d’écrire son grand livre par ton succès. Ça fait partie de tes blessures profondes ?
Complètement ! Mon père était un amour de bonhomme, un grand séducteur devant l’éternel, mais nous ne communiquions presque pas. C’est un immense regret… Il était bourgeois, ma mère était prolo. Je suis le fruit de ces deux cultures, même si je me suis toujours plutôt senti du côté des prolos. Ceux qu’on appellerait aujourd’hui les racailles. Mon succès devait sembler étrange à mon père, même si je crois qu’il était admiratif. Mais il n’a jamais osé me le dire.

Tu fais l’inverse avec tes propres enfants ?
Ah oui ! Je suis heureux d’avoir fait des enfants artistes. Lolita s’épanouit avec ses BD, Malone joue de la batterie, il s’est mis au piano, il fait aussi de la poterie, tout ce que j’aime.

J’ai vendu mes planches de Tintin parce que j’en avais marre de vivre entouré de cadavres

Y a-t-il des choses qui te font rêver ? Tu as arrêté la navigation, puis le golf…
J’ai des passions fulgurantes mais éphémères ! [Il rit.] La pêche à la ligne, par exemple, je m’y suis mis, j’ai adoré ça pendant des années, puis j’ai laissé tomber. Tout comme les voyages. La Californie, ça m’a plu dans les années 1980, mais je n’y vais plus, pareil pour l’Irlande que j’ai adorée. Il n’y a qu’Israël qui m’intéresse en ce moment, parce que je n’y suis encore jamais allé. Je vais m’y rendre en octobre pour donner un concert à Tel-Aviv. Je prendrai le temps de visiter Jérusalem, ne pas le faire serait une hérésie. Je ne suis pas religieux mais j’ai plein de copains juifs qui m’ont parlé d’Israël, de l’histoire du judaïsme et c’est pour ça que je porte une étoile de David autour du cou. J’ai découvert trop tard la religion et la culture juives, mais elles me fascinent. Je trouve ça gai, plein de bon sens, moi qui étais pro-palestoche à mort…

Pourrais-tu partir y vivre ?
Je pourrais, ouais… [Il rit.]

Pourquoi as-tu vendu tes planches originales d’Hergé l’an passé ?
Parce que ma fille se séparait de son jules et qu’elle avait besoin d’argent pour lui racheter les parts de leur appart. Je lui ai filé les planches en lui disant : “Tu en fais ce que tu veux.” De toute façon, j’en avais marre de vivre entouré de cadavres. C’est pour ça que j’ai aussi vendu une partie de mes éditions originales de Tintin. Elles étaient toutes là, bien rangées dans ma bibliothèque. Je ne les lisais plus, ne les feuilletais plus. Ce qui m’avait vraiment intéressé, c’était de les avoir dénichées.

Tu n’es plus du tout collectionneur ?
Si, j’ai encore un peu la collectionnite ! [Il rit.] Notamment tout ce qui touche à Georges Brassens, j’ai tous ses vinyles, ses affiches originales. Je vais aussi dans les Salons du jouet ou de modélisme, pour retrouver les locomotives de mon enfance. J’ai acheté récemment une dizaine de trains électriques, avec les wagons, les rails, les gares, les petits personnages. J’ai construit tout ça dans ma maison de L’Isle-sur-la-Sorgue. Puis j’ai tout remis dans les cartons. Qui prennent désormais la poussière…

A part Brassens, qui fait partie de ton panthéon dans la chanson française ?
Il y aura toujours Ferrat, bien sûr. Trenet aussi, dont je suis un fan inconditionnel et qui n’est pas reconnu à sa juste valeur. Il y a trente ans, je ne comprenais pas pourquoi Higelin ou Brassens se revendiquaient de lui. Je ne connaissais que ses chansons les plus légères, je ne savais même pas qu’il était auteur-compositeur. Mais je me suis penché sur le dossier et j’ai découvert des chefs-d’œuvre comme “La folle complainte” ou “L’âme des poètes”… Il y a des choses que j’aime toujours entendre comme “Mon vieux”, de Daniel Guichard, notamment. Lui, d’ailleurs, il est venu me voir à Paris et il m’a dit : “Bon, faut que tu vires ton ingénieur du son, il n’est pas bon. Ensuite tu changes de bassiste parce qu’il joue trop fort. Enfin tu m’engages comme doublure vocale en coulisses. Faut juste que tu me files un prompteur et un micro…”

On a beaucoup écrit que ta voix était ­“caverneuse”. Tu préfères la qualifier de “généreuse”…
Parce que je donne tout ce que j’ai. Bon, y a des jours plus durs que d’autres, où là elle est vraiment rocailleuse. Mais je suis stakhanoviste, je n’annule pas, j’y vais coûte que coûte, j’en ai besoin parce que je n’ai rien foutu pendant neuf ans.

Dans le boulot, en amour, avec l’alcool, tu n’as jamais de limites, tu vas jusqu’au bout. Pourquoi ?
Je n’en ai jamais eu. Je ne suis pas suicidaire mais je suis autodestructeur. Ce qui est paradoxal. Je suis aussi hypocondriaque et paranoïaque !

Tout ce que tu vis en ce moment c’est donc une revanche ?
Une revanche sur ceux que je dénonce dans “Toujours debout”, ceux qui me croyaient mort et enterré, ces artistes qui disaient : “Renaud ne reviendra jamais, il ne chantera plus, il n’a plus de voix, il est alcoolique.” On peut toujours s’en sortir. Je suis un exemple à suivre pour ceux qui sont au fond du trou. Il suffit de taper un grand coup pour remonter à la surface et reprendre sa vie en main.

C’est la bonne, pour toi, cette fois ?
Oui. J’ai quand même perdu quinze années de ma vie dans la boisson. Je suis passé trop près de la mort pour jouer au con avec l’alcool…

Donc tu es condamné à être sur scène pendant les trente prochaines années ?
J’en ai bien peur ! [Il rit.]

Un tour en Renaud

1952. Naissance le 11 mai à Paris, fils d’Olivier Séchan, écrivain, et de Solange Mériaux.

1968. Il occupe la Sorbonne pendant trois semaines et écrit sa première chanson, « Crève salope ».

1975. Après des années de petits boulots, libraire ou comédien au Café de la gare avec Coluche, il enregistre son premier album, « Amoureux de Paname ». Il fait ses armes à la Pizza du Marais où il se produit accompagné d’un accordéoniste.

1977. Le chanteur quitte sa tenue de gavroche pour revêtir l’habit de loubard avec son deuxième album, « Laisse béton », et devient le chantre du prolétariat.

1979. Il tombe amoureux de Dominique, épouse de Gérard Lanvin, qu’il va conquérir et qui deviendra sa muse.

1980. L’album « Marche à l’ombre » se vend à plus de 300 000 exemplaires et lui permet de se produire plusieurs semaines à Bobino. En août, naissance de sa fille Lolita.

1984. « Morgane de toi » dépasse le million d’exemplaires. Le 17 janvier, il inaugure le Zénith de Paris où il se produit pendant trois semaines.

1985. Il cartonne de nouveau avec « Mistral gagnant ». Mais sombre dans une première dépression liée à son succès. Le chanteur énervé doit se justifier en permanence de ses combats, de ses prises de parole.

1989. « Putain de camion » est dédié à Coluche. La critique évoque une légère désaffection… soldée par plus de 800 000 ventes. Renaud y affirme son attachement à François Mitterrand dans le titre « Socialiste ».

1992. Il participe à la relance financière de « Charlie Hebdo » dans lequel il tient une chronique régulière.

1993. Il incarne Etienne Lantier dans le film « Germinal », de Claude Berri. Pendant le tournage il file chaque soir à Lille pour enregistrer un disque en hommage aux chansons populaires du Nord.

1994. « A la Belle de Mai », entièrement acoustique, est son plus beau disque à ce jour, suivi d’une longue tournée.

1997. Son voyage à Cuba le plonge dans une crise de paranoïa aiguë. Pour soigner son mal, Renaud se met à boire déraisonnablement. Deux ans plus tard, il se sépare de Dominique et noie son chagrin dans une vaste tournée acoustique.

2002. « Boucan d’enfer », qui contient le tube « Manhattan-Kaboul », signe son retour et se vend à près de 2 millions d’exemplaires. La tournée qui suit est un triomphe.

2005. Il épouse Romane Serda, rencontrée quelques années plus tôt à la Closerie des Lilas. Le couple donne naissance à Malone l’année suivante.

2006. Il retrouve une plume amoureuse et engagée sur le disque « Rouge sang » qui sort en septembre, accompagné d’une vaste tournée qui lui permet de se produire pour la première fois à Bercy.

2011. Rattrapé par ses démons depuis plusieurs années, il divorce. Renaud quitte leur maison de Meudon pour s’installer à L’Isle-sur-la-Sorgue et devient peu à peu l’ombre de lui-même.

2014. Il se rend au Stade de France pour assister au concert d’Indochine, au moment où sort « La bande à Renaud », une compilation qui lui rend hommage. « C’était comme me voir enterrer de mon vivant », dira-t-il.

2015. Grand Corps Malade exige qu’il lui écrive un texte. Renaud sort de son éthylisme et écrit tout un album en quelques semaines.
2016. « Renaud » est le disque le plus vendu de l’année, avec 770 000 albums écoulés. Il remonte sur scène le 1er octobre à Evry et triomphe à nouveau.

« Renaud » (Parlophone/Warner), en tournée actuellement, les 19 et 20 mai à Paris (Zénith).

Paris Match – Benjamin Locoge

Renaud et Sardou aux Francofolies de Spa

Voici deux semaines, les organisateurs des Francofolies de Spa annonçaient, non sans fierté, que Loïc Nottet donnerait cet été à Spa un concert exclusif et très attendu, puisque ce sera pour lui l’occasion de faire découvrir à ses fans son premier album.

Depuis, l’affiche – notamment du Village Francofou – s’est étoffée avec les confirmations de Cali, Patricia Kaas , Kid Noize ou De Palmas. Mais le mystère plânait toujours concernant les deux autres soirées de la Place de l’Hôtel de Ville. Cette fois, les deux têtes d’affiche sont connues : il s’agira de Michel Sardou – le 20 juillet – et de Renaud – qui célébrera comme il se doit notre fête nationale, le 21 juillet.
Deux concerts événements, donc, et ce à plus d’un titre. Michel Sardou, d’abord. L’homme des “Lacs du Connemara”, sur la route pour ce qu’il a présenté comme étant sa “dernière tournée” – d’ailleurs intitulée “Dernière danse” – n’est jamais venu à Spa. Pas plus qu’ailleurs en festival: jusqu’ici, ce n’était pas sa tasse de thé. Mais pour dire au revoir en beauté à des fans si fidèles, il a accepté de jouer le jeu, le temps d’un été, avec un concert en forme de best of.
Renaud, ensuite. “Toujours vivant, toujours debout”, une statuette de l’artiste masculin aux dernières Victoires de la musique sous le bras, le chanteur anciennement énervé, donnera dans la ville d’eau son seul concert cet été en Belgique. L’occasion pour lui de fêter avec nous un jour pas comme les autres. Vu les liens qu’il entretient avec notre pays – où il a enregistré son dernier album – et avec ses fans Belges, on peut s’attendre à une véritable communion sous les lampions.
Les tickets pour ces concerts seront disponibles dès aujourd’hui sur le site des Francofolies et dans vos points de vente habituels.
Isabelle Monnart – La Libre.be

Renaud(…) sera en concert à Tel Aviv en octobre prochain

Renaud, à présent, passionné par Israël, sera en concert à Tel Aviv en octobre prochain

Interviewé par Paris Match, le chanteur Renaud, longtemps défenseur inconditionnel de la « cause palestinienne », a confié au journal sa véritable histoire d’amour avec Israël et le Judaïsme….

Une étoile de David autour du cou, l’ar­tiste de 64 ans confie à Paris Match, vivre une véritable histoire d’amour avec Israël et à la culture juive : « J’ai des passions fulgurantes mais éphémères. comme les voyages, la Cali­for­nie ou encore l’Irlande que j’ai adorée, mais il n’y a qu’Is­raël qui m’in­té­resse en ce moment parce que je n’y suis encore jamais allé. Je vais m’y rendre en octobre pour donner un concert à Tel-Aviv. Je pren­drai le temps de visi­ter Jéru­sa­lem, ne pas le faire serait une héré­sie. Je ne suis pas religieux mais j’ai plein de copains juifs qui m’ont parlé d’Is­raël, de l’his­toire du judaïsme et c’est pour ça que je porte une étoile de David autour du cou. J’ai découvert trop tard la religion et la culture juive, mais elle me fascine. Je trouve ça gai, plein de bon-sens, moi qui étais pro-pales­toche à mort ». Et à la question « Pour­rais-tu partir y vivre ? le chanteur répond : « je pourrais, ouais ».

La morale de l’histoire : De chaque situation ou individu, il convient de toujours espérer!!!!

Regardez plutôt la vidéo ci-dessous

www.tel-avivre.com