Montbéliard

 

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Cathy Bourquard
….à Montbéliard la semaine passée mon cher mari le voyait pour la 1ère fois et il a été choqué par sa voix ! Il a dit tout est au top mais il a eu du mal d’accrocher sur la prestation de Renaud, sa voix ! …

 

 

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Lyon

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Philval Mallon
Quel beau moment…comme tout le reste du concert, magnifique,plein d émotions
Quel bonheur de te retrouver Renaud

Val Odin
Qui est ce qui a osé le faire chier pour qu’il fasse un bras d’honneur ??!!!
Toujours au top le son de cette salle 3000
Par contre ils ont pu virer les fauteuils pour faire une fosse waouh !

Au suivant ! Au suivant ! ♪♫  ♪♫

Les photos c’est ici.

 

Clermont Ferrand

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Marité Dhome

Super concert ! j’étais devant en plus, que du bonheur !! Seul petit bémol les 3 ou 4 soit disant “copains” de Renaud qui n’ont pas arrêter de critiquer l’artiste ! Avec des copains comme “ca” tu n’as pas besoin d’ennemis !

Korrigan ( @Mail Phénix tour) 

9 mars 2017, dans la banlieue où il fait (presque) nuit, la petite route est loin d’être déserte, de loin, le parking semble plein, mais non, coup de bol, il reste quelques places tout près de la porte N.
Arrivés vers 19 h au Zénith, nous sommes bien sûr accueillis par « la sécurité », je réussis à sauver ma bouteille d’eau, puis direction la salle où nous prenons possession de nos places, juste derrière la régie. Un petit courant d’air nous tombe sur le dos, d’ici que les portes se ferment, nous sommes bons pour un super torticolis. Bah, tant pis, ne pensons plus qu’à la salle qui se remplit, à l’heure H qui approche.
Chut, silence dans les rangs, Gauvain et son guitariste prennent possession de la scène pour une petite demi-heure. Gauvain a pris une certaine assurance depuis le début de « sa » tournée, enfin, c’est ce que dit ma fille qu’aime bien ses chansons, moi, je le découvre. Et, ma foi, j’aurai bien aimé qu’il chante plus longtemps. Bah, ça viendra, quand il ne sera plus « première partie », suffit de patienter un peu, qu’il ait terminé son apprentissage.

Un court entracte, la salle s’assombrit, le public commence à s’agiter …………… ça y est, on voit le bout du tunnel, premières notes de musique, et là-bas, au loin, Renaud nous fait signe ; il arrive sous les applaudissements de son public qui est Encore et Toujours DEBOUT pour l’accueillir et l’accompagner. La voix a raté le rendez-vous, c’est un peu dur de garder l’air et le rythme de la chanson, mais bon, on ne va pas s’arrêter à ce genre de détail. Il est là, nous aussi, alors c’est parti pour un bon moment ensemble.
Je ne vous réciterai pas la liste des chansons, d’autres l’ont fait avant moi. Beaucoup de « vieilles » chansons, quelques nouvelles, toutes reprises en chœur bien sûr, ça bouge, ça se lève, ça s’agite, ça tape des mains (et aussi des pieds) bref, on ne sent plus ce traitre de petit courant d’air, il fait chaud dans la salle, on est bien.

Je remarque qu’il y a, ce soir, presque plus de petites flammes– les briquets sont réapparus – que d’écrans, serait-on plus disciplinés ou moins accros au smartphone en Auvergne qu’ailleurs ? Je l’ignore, mais j’apprécie énormément. J’ai toujours pensé que pour accompagner les chansons, une petite flamme. valait mieux qu’un gros flash, et apparemment, ce soir, je ne suis pas la seule.
La soirée se poursuit, il y a Germaine, puis Gérard Lambert, un loubard, un flic bien sûr, mais aussi un militaire, pas un trouffion, un gradé, vous voyez de qui je veux parler ? et puis une gonzesse, Héloïse et puis Manu ; tout le monde s’est donné rendez-vous pour un dernier bal où l’on danse le tango avant de se préparer à partir à la pêche.
Entre chaque chanson, Renaud plaisante, présente la suivante, me semble bien, à l’aise, fatigué mais heureux d’être là.

Mince, il annonce la dernière, un dialogue s’établit entre lui et la salle :
– Une petite dernière
– Non
– Si
– Non
– Si
– Bon d’accord
Je ne sais plus laquelle on chante, j’ai oublié, nous sommes tous debout, devant moi, deux jeunes bougent tellement qu’ils ont failli atterrir dans la régie, j’ai les paumes des mains qui me brûlent, le pouce aussi mais lui, c’est à cause du briquet, moi, je suis crevée, alors lui, je n’ose imaginer.

Puis, un à un, les musicos quittent la scène, Renaud les suit, la salle est loin d’être d’accord et le fait savoir.
Ouf, le revoilà !
Il démarre un pot-pourri et bien sûr nous le suivons. Je crois que ce soir, nous sommes prêts à le suivre n’importe où, tiens, pourquoi pas jusqu’en Irlande !
Et non, il ne nous emmènera pas jusque-là, il est fatigué et le dit, le crie même. Allons, soyons sympas, laissons-le partir sous les applaudissements qui ne faiblissent pas, toute la salle est debout, mais bon, tout a une fin.

A regret, chacun reprend le chemin de la sortie, on a envie de se retourner pour voir si …. mais non, allez, viens, c’est fini.
On revenira, c’est sûr, la tournée n’est pas terminée !
A bientôt frangin

Greenpuce

Des places achetées le jour même de l’ouverture de la billetterie, soit 342 jours avant le concert 😊…
Une chambre d’hôtel réservée en plein été 2016, soit 9 mois plus tôt (d’après la réceptionniste, on était les prem’s… de tous les fans de Renaud, du monde entier 😊)…
Des jours de RTT difficilement arrachés à la signature de ma hiérarchie dès le mois de janvier, soit 9 semaines avant …
Pas de doute, un concert de Renaud, en famille, et loin de la maison, ça s’organise de longue date.

Mercredi 8 mars : Bandanas, t-shirts de la Tournée, Briquets, … Tout est prêt.
C’est parti, direction Renaud… Heu, non … Direction l’Auvergne.
Ambiance de fous dans la voiture : les albums tournent en boucle pendant tout le trajet et on chante tous en chœur. C’est la veille du concert, on est heureux comme des gosses juste avant Noël. Et on est de vrais gosses (juste 194 ans à nous trois).
428 km, 6 CD, 3 casse-croûtes et une prune plus tard, on se pointe à l’hôtel (mais non, je rigole : on n’a pas pris de prune, les radars n’étaient pas assez rapides pour pouvoir nous flasher 😊).

Jeudi 9 mars : Au loin, le soleil se couche sur la chaîne des Puys. C’est super beau !
Juste à nos pieds, le Zénith d’Auvergne se dresse devant nous, tout gris au milieu de ses immenses parkings. Je le trouve super moche. Mais on s’en fout.

A l’intérieur, la fosse est encore vide et les gradins se remplissent au compte-gouttes.
A partir de 19 heures, les spectateurs affluent et le Zénith se remplit à vue d’œil.
Nous sympathisons illico avec les « jeunes » (30/35 ans) assis juste derrière nous et avec les « vieux » 😊 (35/40 ans) assis juste devant.
Pendant que nous discutons joyeusement avec ceux de devant, les gars de derrière s’amusent à choisir leurs prochains concerts en pointant du doigt, une par une, les dates sur la liste imprimée dans le dos de nos t-shirts.
Waouhhhh ! Arrêtez les mecs : ça chatouille !

La première partie :

Soudain, à 19h43 : la voix de Renaud annonce Gauvain.
Non, pas le neveu du Roi Arthur, tout droit sorti de la Légende des Chevaliers de la Table Ronde, mais Gauvain Sers, le jeune et talentueux auteur-compositeur-interprète, accompagné de son excellent guitariste, Martial Bort.
Quelle première partie d’enfer pour un concert de Renaud !
Nous les avions découverts, comme tout le monde, lors des concerts de Paris, en octobre 2016, et c’est avec un réel plaisir que nous les retrouvons en Auvergne.
Les deux compères démarrent sur « Pourvu », petite chansonnette d’amour, pleine de fantaisie, du même style que celles appartenant au répertoire de Benoît Dorémus.
Puis, Gauvain dégaine « Hénin-Beaumont ».
Pas de doute, lui aussi, sa plume est une arme de poing… ça dégomme et ça percute !
Calquées sur l’actualité socio-politique, viennent ensuite « Entre République et Nation » puis « Mon fils est parti au Djihad », qui nous glace le sang.
Après ces textes très durs, « Dans mes poches » arrive à point pour détendre l’atmosphère.
Bref, une première partie trop courte mais sensationnelle !
Et le petit truc en plus qui fait vraiment plaisir, c’est qu’à la fin de la soirée, Gauvain et Martial attendent le public sur un petit stand improvisé, au fond du hall. Quelques mots échangés avec eux et on repart avec un CD dédicacé. C’est vraiment sympa !

Le concert :

A 20h30 pétantes, par la magie des projections vidéo, Renaud apparaît au fond d’un long tunnel et nous fait signe. Toute la salle exulte.
Cinq secondes plus tard, l’homme est là, devant nous, bien campé sur la scène et il attaque la soirée par l’incontournable « Toujours Debout ». C’est un Zénith entier qui chante avec lui et il en sera ainsi jusqu’à la fin du concert.
Galvanisé par l’accueil de ses fans, Renaud semble retrouver le plaisir de la scène, discutant entre les chansons comme au bon vieux temps, balançant quelques vannes ici ou là, quelques plaisanteries aussi, racontant quelques anecdotes au fil de la soirée.
Très vite, il demande aux parents de lui envoyer les gamins juste devant lui, entre la fosse et la scène, afin qu’ils puissent mieux profiter du spectacle, malgré leur petite taille.
On le reconnaît bien, là, Renaud : toujours prêt à tout pour les gosses !
Moi-même, haute comme 3 pommes malgré mes putains de premiers cheveux blancs, j’ai bien failli céder à la tentation de rejoindre les enfants. Planquée entre les minots, vue ma stature de Schtroumpfette, il ne m’aurait pas repérée 😊

Coté concert, je ne pourrai pas vous offrir la set-list car je n’ai rien noté de la soirée et je n’ai pas pris la moindre photo non plus.
Comme d’habitude, j’ai préféré vivre l’instant « à l’ancienne » : chanter en même temps que lui, applaudir de toutes mes forces et faire briller la petite flamme de mon briquet le plus haut possible, pour que ça fasse joli depuis la scène.
Mais j’ai pas fait gaffe dans le noir et j’me suis cramé les doigts …Aïe ! 😊

Tout au long de la soirée, certaines chansons sont particulièrement mises en valeur par la projection simultanée d’un décor en fond de scène. Résultat vraiment réussi pour « Héloïse », « Les mots », « La médaille », …  et carrément magnifique sur « Dès que le vent soufflera »… et plein d’autres.
Sur la fin de la soirée, Renaud a joué à nous faire peur : bien avant 22h, c’est après avoir salué la salle qu’il quitte la scène, accompagné de ses musiciens. Mais pour ceux qui ont déjà assisté à plusieurs concerts du Phénix Tour, la blague tombe à l’eau. On savait qu’il allait revenir quelques minutes après pour le désormais traditionnel pot-pourri. Et dès qu’il réapparait sur scène, tout le Zénith est debout pour l’accueillir à nouveau.

C’est toujours un réel plaisir d’accompagner Renaud dans ce pot-pourri de fin de concert car pendant tous ces extraits de chansons, il semble dopé par l’amour de ses fans.
Pas mal de titres se succèdent alors, dont certains datant des années 70. Retrouver ces pépites musicales de notre jeunesse est un vrai régal et on chante à fond avec lui, comme des mômes. Qu’est-ce qu’on est bien, tous ensemble !
Le concert dure déjà depuis 2h20… 2h20 d’osmose totale entre l’Artiste et le public.

Soudain, comme le bouquet final des feux d’artifice de notre enfance, et toujours grâce à la magie des projections vidéo, Renaud se métamorphose en un beau phénix, qui jaillissant d’une boule de feu, s’envole vers l’horizon.
Effets spéciaux fabuleux qui me laissent en apesanteur.

Mais, pour en revenir au concert, au-delà des chansons présentées, c‘est l’ambiance de la soirée qui m’a beaucoup marquée.
Un peu comme des retrouvailles attendues de longue date par un artiste sensible et terriblement humain d’une part, et par un public fidèle et complice de son idole, d’autre part, ce concert m’est apparu comme une belle soirée, placée sous les signes du partage et de l’émotion.

Renaud, encore plus fraternel et humain :
Renaud, incisif, drôle, ou fragile selon les moments, nous a offert les titres marquants de ses 40 ans de carrière en y intercalant les meilleurs morceaux de son dernier album.
Dès le début du concert, il annonce franchement la couleur en nous prévenant que sa voix est pourrie mais qu’il donnera le maximum.
De toute façon, inutile qu’il s’angoisse, puisqu’il dispose de 7500 choristes d’un soir, prêts à l’accompagner sur chaque titre, de « Docteur Renaud, Mister Renard », à « Manhattan Kaboul » », en passant par « C’est mon dernier bal », ou « J’ai embrassé un flic ».
La grande complicité entre le public et l’Artiste a toujours été la caractéristique des concerts de Renaud ! A travers ses textes, au fil des années, il a su transmettre ses valeurs de tolérance et de fraternité. Serait-ce ainsi qu’il a conquis son public ?
Et puis, comment ne pas avoir envie d’être complice d’un artiste aussi franc avec ses fans ?
Dès son grand retour en 2016, il a avoué ses problèmes de voix, avec simplicité, sans mentir. Il n’a jamais caché non plus les difficultés à se libérer de ses addictions, de même qu’il a toujours assumé ses propres contradictions.
Bref, Renaud ne triche pas et cette franchise le rend encore plus bouleversant, encore plus attachant.
Un bel exemple de cette franchise nous fut donné quand, aux deux-tiers du concert, il entama « Fatigué » mais se planta dans le 1er couplet.
Au lieu de se rattraper maladroitement aux branches, en se planquant derrière la musique, il stoppa net sa chanson, avouant humblement son erreur et enchaîna aussitôt sur un autre titre, en s’excusant.
Un trou de mémoire soudain en début de strophe est une faiblesse qui arrive à tout le monde, c’est pas grave. Et un petit plantage, ben, finalement, ça fait partie du concert, c’est humain, tout simplement. Seuls les robots hyper-programmés ne se trompent jamais et heureusement, Renaud n’est pas un robot !

La fidélité indéfectible d’un public multigénérationnel :
Parfois, lorsque les médias interrogent Renaud sur la grande fidélité de son public, ce dernier répond : « ça me touche infiniment ».
Mais si l’on se place du côté du public, qu’est ce qui touche infiniment les fans au point de retourner l’applaudir 10 ans, 20 ans, 30 ans après l’avoir découvert sur scène ?
Outre la qualité littéraire de ses textes et la beauté de ses mélodies, c’est peut-être sa personnalité ? Sa légendaire générosité, et la sincérité de ses engagements font sans doute de lui, aux yeux de ses fans, un mec bien. Sans oublier que depuis 40 ans, le public est également touché par sa profonde sensibilité.
Personnellement, une qualité qui m’a beaucoup émue chez Renaud, pendant ce « Phénix Tour », c’est son courage. Car je crois qu’il faut être sacrément courageux pour aller chercher au fond de soi la motivation et l’énergie de remonter sur scène après autant d’années de galère. Moi, je n’en aurais pas été capable. Et non seulement, il trouve la force de reprendre une carrière accidentellement interrompue il y a près de 10 ans, mais une fois face au public, il a le cran de manier l’autodérision comme personne.

Et ça, c’est très fort !

Quant aux détracteurs critiquant à tout va le bonhomme pour lui reprocher d’avoir abandonné ses idéaux d’antan, d’avoir trahi ses premières convictions et de ne plus être le « Renaud d’avant », peut être font ils partie des personnes figées à tout jamais, qui n’évoluent pas en vieillissant.
Personnellement, les seuls artistes de ma connaissance qui ne changent jamais d’opinion, ni d’attitude ou de style, habitent au Musée Grévin ! Et heureusement, Renaud n’a pas encore été changé en statue de cire 😊.

Ce 9 mars, j’ai vu un public merveilleux car très réactif au fil des chansons :  Tout un Zénith  ému sur « Hyper Casher » puis complètement déchainé sur « Dès que le vent soufflera ».
Mais surtout, j’ai observé la salle, juste avant le concert. J’y ai vu un public multigénérationnel (comme à chacun des concerts auxquels j’ai pu assister).
Autour de moi, une grande majorité de  fans de la première heure, la quarantaine bien tassée, des ados, pas mal de gamins de 8/12 ans, et aussi quelques personnes un peu plus voutées, aux cheveux tout blancs.
Ce soir, j’ai été touchée par une mamie, sans doute très âgée, peut-être 90 ou 95 ans, gravissant l’escalier avec de grandes difficultés. Et c’est soutenue physiquement par le personnel du service de sécurité qu’elle a réussi à aller s’assoir…
Et puis, en plein concert, un bambin surgit sur le côté des gradins, apparemment complètement paumé. Dur, dur d’aller faire pipi tout seul, à 4 ou 5 ans, dans un Zénith plongé dans l’obscurité ! Un spectateur se lève aussitôt, le prend en charge et va vite le remettre à sa maman.
Très touchée également quand, juste à la fin du pot-pourri, j’aperçois dans la pénombre un vieux monsieur qui s’aventure, chancelant, vers la sortie. Sur son épaule, un concentrateur d’oxygène en bandoulière se balance au rythme de ses pas hésitants. Ce vieil homme, en insuffisance respiratoire, a certainement dû déployer beaucoup d’énergie pour venir applaudir Renaud. Et mieux vaut qu’il évite le mouvement de foule quand le Zénith va se vider, quitte à rater la dernière chanson.

En conclusion, le concert de Cournon d’Auvergne m’a rassurée : malgré sa voix usée, malgré la fatigue physique qui pointe le bout de son nez en fin de concert, Renaud « continue d’chanter » …  Toujours vivant, toujours la banane, toujours debout …
Et tant qu’il sera sur scène pour nous, je serai dans la salle pour lui, parole de Greenpuce.

Bravo et surtout MERCI Renaud !

Au suivant ! Au suivant ! ♪♫  ♪♫

 

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Douai

 

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Régis Richaud (phénixtour@mail)

Un concert d’exception avec Gauvain Sers en première partie qui surchauffe la salle et le public avec ses chansons dont une petite nouvelle qui fait son apparition et que j’ai adoré.
Ensuite c’est au tour du Phénix de faire son entrée sur Scène Avec Toujours debout avec sa voix toujours caverneuse mais selon moi encore meilleure qu’à Nantes lors de l’enregistrement du DVD. Ensuite s’enchaîne « Docteur Renaud, Mister Renard » et juste avant d’annoncer « En cloque », notre Phénix c’est mis en mode Grincheux contre des fans avec leurs appareils photos et leurs smartphone : « Y’a encore des blaireaux qui ont pas compris, par là,  j’aime pas qu’on me filme quand je chante, j’ai pas envie d’me retrouver, d’voir ma face sur Facebook alors tu te calmes avec ton appareil photo à la con, ton smartphone de merde » et là s’en suivra d’une traque des photographes et vidéastes amateurs par les mecs de la sécurités durant le concert.
Magnifique concert du Phénix qui à repris l’ensemble de ses plus grands classiques « Marche à l’ombre, Dans mon HLM, Germaine, Morgane de toi, Manu, La ballade Nord-Irlandaise, Manhattan-Kaboul, Dès que le vent soufflera, Morgane de toi, C’est mon dernier bal, Mistral gagnant, Mort les enfants… » ainsi que quelques chansons de son dernier album : « J’ai embrassé un flic, Héloïse, Hyper cacher, Ta batterie, La vie est moche et c’est trop cours ». À noté que depuis plusieurs dates Renaud ne chante plus Déserteur et l’a remplacé par « Les aventures de Gérard Lambert » de même que son bleu a été aussi retiré du tour de chant ce qui est dommage car c’est une sublimissime chanson très émouvante.
Sinon un magnifique concert avec un Renaud au top du top même si par moment on voyait qu’il  tremblait un peu sur ses guiboles mais bon très belle prestation avec ses musiciens et ses splendides décors qui viennent illustrer chaques chansons et dont je ne me lasse pas et tellement j’adore ce spectacle que si j’en avais les moyens, je ferais l’intégralité des dates du phénix tour rien que pour le plaisir de savourer la renaissance d’un artiste qui m’a beaucoup manqué. D’ailleurs ce qui est fou  c’est que j’ai tellement passé un moment magique ce soir avec deux de mes amis Fan de Renaud (Cicine et Manu) venus eux aussi assister au concert que j’ai trouvé que le temps a été trop court pour moi.
En tout cas merci Renaud pour ce Retour d’enfer et pour ce magnifique spectacle que tu nous offres chaque soir à nous tes fans ton public. Et merci de m’avoir fait découvrir et aimer Gauvain Sers, au plaisir de te revoir sur scène où de pouvoir enfin un jour te rencontrer.
Amitiés,  Régis

Ecoman  (HLM des Fans)

Je suis retourné le voir hier à Douai et je rassure (ou pas) ceux qui le verront prochainement: je pense qu’il a atteint son plafond de verre sur le plan de la voix, il fait ce qu’il peut, mais il n’y a pas d’amélioration ou de dégradation depuis novembre ! Sur les chansons rythmées, ça passe, ça passe plutôt bien sur certaines (germaine, dans mon hlm, des que le vent soufflera…) et ça peine sur les plus douces (bien que j’ai trouvé qu’il chantait un peu moins mal sur la médaille ou les mots…)
Renaud a beaucoup parlé je trouve et si certains le trouvent grincheux en 2017, c’est parce qu’il en a marre des gars qui passent leur temps avec leur smartphone. Dès qu’il est entré, il a envoyé quelques fucks pour calmer tout le monde. Ça n’empêchera pas quelques crétins de vivre un concert derrière un écran… Quelle tristesse.
Il l’a dit: il peut accepter le fait de prendre quelques photos mais passer son temps à filmer, c’est lamentable.
Les musiciens vraiment au top, c’est le point fort de sa tournée. Ce sont vraiment des artistes.
Gauvain Sers très bien accueilli, très bonne première partie.
Saeggsgs Lolito
…Hier soir à Douai Gayant franchement bien à part quelques connards qui n’ont rien d’autre à foutre de leurs flashs et aucun respect pour Renaud après il reste grincheux et pour cause. ..Mais rassurez-vous il a bien assez et toujours . Michael finira bien par nous casser le plateau s’il continue à sautiller comme il le fait à chaque fois…

 Renaud062 (Hlm des Fans)

C’était la deuxième fois que j’allais voir Renaud et c’était à Douai ce 04 mars. Pour expliquer mon ressenti, j’ai besoin de développer le rapport que j’ai avec Renaud. Premièrement j’ai 22 ans et je m’appelle Renaud, mon frère s’appelle Morgan. Le décor est planté, mes parents sont fans de Renaud. J’ai toujours apprécié cet artiste et ses textes magnifiques. Lors de l’annonce du Phenix Tour, j’ai directement pris ma place. Même si ses déboires me l’ont fait mettre de côté, je ne pouvais pas passer à côté de l’opportunité de le voir une fois dans ma vie.
Le 05 octobre dernier, je suis allé le voir à Saint Omer, deuxième date de la tournée. Même si j’avais aimé le fait de voir Renaud, le retour du Phénix m’avait convaincu à moitié. Renaud subissait le concert, se plantait dans ses morceaux, parlait à peine, ne communiquait pas, ne chantait pas vraiment… Bref, ça faisait triste à le voir, un vrai zombie.
Et puis, les vidéos du Zénith de Paris, du dôme de Marseille … m’ont fait déceler une vraie amélioration par rapport à ce que j’avais vu. Il fallait que je revoie le Phénix et cette fois c’était en famille.Ce samedi 04 mars, avec ma copine pour qui je lui ai fait découvrir Renaud à coup de discographie en boucle pendant des semaines, mes parents et mon frère Morgan de 14 ans qui arborait fièrement le bandana rouge autour du cou. On arrive à 15h30 devant la salle pour faire la queue et avoir la meilleure place possible. Le temps de boire deux trois bibines, sympathisé avec les gens sous cette pluie diluvienne. Si j’avais su, j’aurais troqué mes santiags et mon cuir un peu zone contre une paire de Docksides et un vieux ciré jaune mais bon…
18h30 Ouverture des portes. Je retiens un mec d’une cinquantaine d’années qui jouait des coudes misérablement. Bref, la dignité n’existe plus même à 50 ans. Placé devant la scène, impossible de bouger et il ne nous restait plus qu’à attendre le spectacle avec impatience.
Gauvain Sers pointe le bout de son nez pour nous chanter cinq très belles chansons (un vrai talent) et il a osé chanter le titre « Henin-Beaumont » à 18km de cette ville. On voyait très bien ceux qui était FN mais tout s’est passé dans le respect et à la fin c’était une ovation gigantesque pour ce jeune gavroche.Quinze minutes plus tard, les lumières se ferment et l’intro de « Toujours Debout » démarre. Le rideau tombe et c’est avec surprise que j’entends « Toujours Debout » presque que comme sur l’album. Une vraie joie. Renaud va profiter de ce morceau pour faire une quinzaine de fucks aux adeptes des smartphones qui filmaient. Il n’y avait pas de déchets, un smartphone = un fuck. Le pire c’est que certains n’en avaient même rien à battre. Petit aparté : quand on va à un concert, c’est pas pour le regarder derrière un écran… Bref. Renaud va même en prendre un à parti pendant « Docteur Renaud Mister Renaud » avec un magnifique « Tu commences sérieusement à me gonfler toi ! ». Renaud s’apaise ensuite, va demander aux douaisiens de « procréer un peu plus » car il n’y a pas assez d’enfants à son goût devant et va délivrer une performance à des années lumières de celles que j’avais vu à Saint Omer. « En Cloque » fait chialer la moitié de la salle, « La pêche à la ligne » nous emmène directement devant cette rivière avec notre canne à pêche. Renaud prend confiance est très bavard ce soir. « Marche à l’ombre » arrive avec le succès qu’on imagine, « Les Mots » assez bien interprété. « Etudiant poil aux dents », on m’a perdu pendant celle là je crois. Parfois, il y’a des hésitations bien sûr. « J’ai embrassé un flic », il se décale et ses excellents musiciens le rattrapent. Il hésite sur « Manu ». Mais le tout reste très bon. « La médaille » est chantée avec tellement de sincérité qu’il a reçu une très belle ovation sur celle-ci. « Les aventures de Gerard Lambert » montre les efforts de Renaud vocalement : il tient les notes ! Et personne ne se crispe car ce n’est pas moche ! Bien joué, il aurait été incapable de faire ça en octobre. De toute façon, ma copine et mon père (musicien depuis 30 ans) m’ont dit «Bah tu exagères, ça passe sa voix ! ». Il a un peu plus de mal sur les nouvelles bizarrement (moins porté par la foule ?). La différence entre « Heloise » et « Dans mon HLM » est flagrante. « Manu », « La ballade nord irlandaise » sont repris en cœur, « C’est mon dernier bal » apporte ce vent de fraîcheur sur ce concert (on m’a perdu aussi sur celle là). « Morgane de toi » et Renaud qui tient des « Lolaaaaaa » grave certes mais pas faux du tout ! «Le concert défile à une vitesse phénoménale : « 500 connards », « Germaine ». « Dès que le vent soufflera » sera le top niveau ambiance et le « tintintin » qui sort vraiment du cœur. « Mistral Gagnant » qui prend une véritable tournure plus dramatique avec la voix du temps qui est passé. « La vie est moche et c’est trop court » totalement hypnotique par le texte pesant. Renaud félicite ses musiciens qui sont tout simplement exceptionnels. Onayon en fait un peu trop parfois, certes, mais il est exceptionnel. En fait les musiciens sont en osmose et on a vraiment l‘impression de voir un groupe plutôt que Renaud + des musiciens de fond de scène. « Marchand de cailloux » en rappel + le medley final nous laisse sans voix. Renaud qui tient la note aigue sur « Fatigué » c’est incroyable. Ce qui fait plaisir à voir, au-delà des performances vocales c’est Renaud en forme. Renaud blague, râle, bouge, réagit en fonction des situations (encore un peu mécanique mais beaucoup moins) et reste ému devant tout ce public qui l’acclame.
En conclusion de ce concert, Renaud est de retour et la j’ai vraiment vu le phénix. Les gens sortaient le sourire aux lèvres contrairement aux moues mitigées de Saint-Omer. J’ai encore des étoiles dans les yeux après avoir vu ce spectacle très bien rôdé vocalement, techniquement.. Renaud va mieux, il est en forme et sa voix également. Il tient des notes que je n’aurais jamais pu penser qu’il puisse tenir. Renaud est heureux d’être sur scène et ça se voit.Ceux qui seront déçus sont ceux qui s’attendaient à voir “La chetron sauvage”. Ce temps est révolu. Cela ne présage que du bon, et s’il est capable de tenir ces notes, ça présage du bon s’il se lance dans un nouvel album. Bref, mes yeux pétillent encore. Renaud est de retour.
SETLIST IDENTIQUE AUX PRECEDENTES DATES
PS : Les gens qui ne connaissent pas “It is not because you are”, “C’est mon dernier bal” que font ils là ?

Au suivant ! Au suivant ! ♪♫  ♪♫

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Lille

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Christian Thirion ( Le HLM des fans de Renaud)

Plus sérieusement, file d attente sous la pluie  aux environs de 15h, les premiers sont là depuis 9 h. On est une trentaine à échanger des banalités, on rencontre un ami Fb, évidemment et heureusement il y a toujours un clown qui met l ambiance et qui fait passer le temps plus rapidement. Je ne sais pourquoi, il n y a pas de baraque à frites aux alentours mais les Belges sont nombreux ; ils se justifient quant à la qualité acoustique de notre Zénith qui est bien meilleure qu à Forest (Bruxelles) vers 18h apparition des gorilles pour la fouille, et après direction les starting-blocks. Un faisant plus de geste que les autres, certainement un chef gorille, vient nous faire rire : on va ouvrir vous ne courrez pas ! Et c est le lâcher le sprint final…
Voilà arrivé au premier rang, plus qu à attendre Gauvain Sers et Martial. Ils commencent en avance sur l horaire, le public est ravi il en redemande, c’est leur premier passage à Lille..
Avec un peu de retard, soi disant à cause de la circulation, le Phénix arrive sur scène la voix toujours enrouée, un peu tremblant et le spectacle commence, le public chante à tue-tête, frappe des mains des pieds, enfin bref des fans déchaînés des chtis quoi, qui confirment que nous sommes le meilleur public

Au suivant ! Au suivant ! ♪♫  ♪♫

Gentiane (phénixtour @mail)
Bonjour à toi, artisan du HLM…
Première fois que je me lance dans l’écriture d’un post pour ce site (ou tout autre site d’ailleurs). Je suis “toute nouvelle” sur le HLM … enfin, je suis une presque vieille nouvelle! J’y suis arrivée il y a quelques années; après les “grandes années” du HLM durant lesquelles Renaud himself y était présent. Ben oui, moi, je ne suis jamais au courant: j’ai appris l’existence de ce site, après que Renaud l’ai quitté. J’ai appris qu’il vivait à l’Isle sur la Sorgue après que la Terre entière y soit déjà passée lui faire signe au Bouchon,…
Soit. J’ai rejoins le HLM sur FB quand je m’y suis mise… et après, je ne parvenais plus à me connecter au “vrai” HLM puisque j’ai oublié avec quelle adresse mail, quel pseudo et quel mot de passe. Je suis un peu blonde… un peu comme “Dory” dans Le monde de Nemo (je sais, mes références cinématographiques sont d’un très haut niveau!).
Bon donc, j’ai vu qu’il y avait un post et cette adresse pour envoyer son petit mot sur le (ou les) concerts du Phénix … alors voilà, je me lance. Merci d’avance pour la patience prise à me lire … et à me diffuser si c’est ok 😉
Afin d’éviter des lourdeurs, vous retrouverez sur le même site les ressentis de Gentiane en cliquant sur les liens
Première date: le 3 novembre 2016 à Lille
(…)
Deuxième date: 9 novembre 2016 à  Bruxelles
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Troisième date: 1er mars 2017 au Zenith de Lille. Parce que je me suis dit “jamais 2 sans 3”. Parce que mon fiston m’a convaincu qu’il voulait retourner au concert dans la fosse (puisque maintenant on sait que les enfants peuvent aller devant). Parce que je l’aime. J’ai pris 2 places en fosse pour ce concert. C’est mon cadeau d’anniversaire à l’avance. Et puis merde: même pas besoin d’excuse!
Je connais le problème des bouchons sur Lille: on part bien à l’avance. On se gare tranquillou au parking couvert. On arrive peinard à 17h. Déjà quelques personnes, des jeunes, des vieux, en gros manteau ou en tee-shirt … il pleut et ça caille un peu. La sécurité est sympa. Ils commencent à ouvrir dès 18h. Les gens sont calmes. Pas de course folle ni de grosse bousculade. A 18h25 on est dans la salle. Face micro, quelques têtes devant nous. On joue à pierre-papier-ciseaux. On papote avec les voisins. Un gentil monsieur surveille mon fiston pendant que je vais au ptit coin. Les voisins proposent à mon fiston (il est grand pour ses 10 ans mais quand même, plus petits que la moyenne à cet endroit de la salle) de passer devant eux pour la première partie. Sont gentils les gens … on est à un concert de Renaud… c’est pour ça! Il voit super bien Gauvain Sers (qu’il adore!). Et puis, voilà que de gens sympa en gens sympa: mon fiston se retrouve tout contre la barrière face au micro de Renaud pour le début du concert.
Vous pourriez vous dire: mais elle connaît déjà la playlist par cœur, les blagues d’entre-chansons réchauffées et tout. Et ben non, même pas! Parce que ça change. Putain qu’Est-ce que je kiffe quand on a droit à l’histoire du Petit Prince et à Gérard Lambert … comme du temps de Bobino. Rholalalala première fois que je l’entends en live celle-là. Mais ce qui est nouveau aussi c’est la mauvaise humeur. Renaud est franchement grognon … et même franchement en colère par les spectateurs qui passent leur temps derrière l’écran de leur smartphone. Je le comprends Renaud. Sur le trajet, j’avais expliqué à mon fiston (qui n’a d’ailleurs pas de smartphone) qu’on était là pour profiter du moment. Qu’il fallait en prendre plein les yeux, plein les oreilles, plein la tête… mais pas passer son temps à filmer ou photographier. Renaud râle sérieusement. Le dit. Et la moitié des paparazzis en herbe continuent… ça m’énerve! Un autre truc qui m’énerve: ne pas attendre la fin de la chanson pour gueuler les bravos! Mistral Gagnant … les paroles sont somptueuses mais la musique aussi est magnifique. Et quand Renaud a fini de chanter, il reste quelques notes de musique: moi, je n’applaudis pas tant que c’est pas fini (le gentil monsieur derrière moi fait pareil, c’est comique). Parce que les musiciens le valent bien aussi 😉
Bon, le cinéma entre Renaud et Michael sent franchement le réchauffer. C’est un peu surjoué tout ça. On sent bien l’intention… mais c’est un peu lourd je trouve.
Toujours un bel équilibre entre les nouvelles et les vieilles. Toujours un public qui chante autant (si pas plus) que Renaud. Toujours des images et de la poésie qui accompagnent tout ça. Le concert passe trop vite. Renaud semble vraiment vraiment fatigué. Il est quasiment aphone à la fin. Le fin est d’ailleurs sacrément écourtée. Et voilà le Phénix qui s’envole. Je suis un peu sur ma faim. Je récupère mon fiston en sueur mais ravi. Il a passé un concert extraordinaire. Même que le sosie de Dany Brillant n’a pas voulu qu’il passe de l’autre côté de la barrière parce qu’il était déjà super bien placé (et puis tu sais, “il n’a pas l’air gentil mais il n’arrête pas de travailler pendant tout le concert”!). Que les gens autour de lui ont été super gentils (je les remercie d’ailleurs, s’ils passent par ici!). Qu’il a tout bien vu. Qu’il n’a pas perdu une miette de ce concert. Il a mal à la gorge et mal aux jambes mais il est h-e-u-r-e-u-x !
En repartant on fait le détour par Gauvin Sers (le cd tourne en boucle dans la chambre du fiston!).
Je pensais qu’il allait s’endormir sur la route du retour mais non … trop de trucs à raconter. On se refait le concert à nous deux dans la voiture 😉
Alors voilà. 3 dates passées. Je n’ai pas été écouter Céline Dion. A ceux qui disent que “Renaud n’a jamais eu une grande voix”, je les envoie écouter Marchand de Cailloux ou Mistral Gagnant. C’est clair qu’après des années de Renard, enchaîner des dizaines de concerts c’est quand même pas un cadeau pour les cordes vocales. Je me souviens de la tournée “Un piano, une guitare et Renaud” et là, n’importe quel diapason aurait implosé! Ici on a un peu “mal pour lui”. On voit bien qu’il aimerait bien mais qu’il ne peut point. Je peux comprendre les (vilaines) voix qui disent qu’il ferait bien de faire comme Goldman et d’arrêter pour limiter les dégâts. Mais moi je ne veux pas qu’il arrête. Parce que cette sensibilité, cette communion avec SON public … elle est unique et irremplaçable … et elle s’en fout du diapason et du métronome!
Alors voilà. Merci beaucoup infiniment Renaud…

Les photos c’est ici

Clermont Ferrand

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   Fanou (Hlm des Fans) BREAKING NEWS :

 Fanou Ze_Bestiole et Fanou viennent de mettre le feu dans la fosse de Cournon en attendant Renaud ! Une interprétation parfaite de “J’ai embrassé un flic”
Playlist de la première – première partie, par Fanou et Ze_Bestiole et Celine :
La blanche
La pêche à la ligne
En cloque
Chanson dégueulasse
Il pleut
Welcome Gorby
La ballade nord irlandaise
Les lacs du Connemmara (par Ze_bestiole :hehe: )
Willy Brouillard
J’ai embrassé un flic
Rita
Le tango des élus
Marche à l’ombre
Deuxième génération
Laisse béton
Mullolhand drive
La teigne
Fatigué
La chanson du loubard
Me jette pas
Pourquoi d’abord ?

 Roxanne (HLM des Fans)

Bonjour,
Je vous lis sur le forum mais je n’ai jamais posté (enfin, si mais c’était il y a très longtemps, une autre vie). Hier soir, j’étais à Cournon. Je me présente un peu, j’ai 45 ans, j’ai découvert Renaud quand j’avais 15 ans, et comme pour beaucoup d’autres, il m’a aidée à grandir, à acquérir une conscience , à me sortir non pas de ma banlieue mais de mon village. Et puis, les années ont passé, je lui suis restée fidèle, j’ai vu ses concerts, j’ai attendu des mois, des années face à son silence si étourdissant. Hier, j’étais là avec mon amoureux, on est ensemble depuis 8 ans, on ne pensait pas qu’un jour, on verrait Renaud ensemble. J’avais lu vos compte-rendu , écouté les avis d’amis qui l’avaient vu à Paris ou ailleurs, tous ravis. Alors, j’y suis allée, un peu comme on va en découdre, impatiente mais avec la trouille. Deux heures et demi plus tard, passées comme un instant, je suis ressortie ravie et bluffée. Vraiment. Oui, la voix est fracassée au début et puis, soit on s’y fait, soit ça s’arrange, avec des vrais moments de grâce sur certains (vieux) morceaux où c’est presque “comme avant”. Il y a un vrai dynamisme, il parle peut-être moins que lors d’anciens concerts mais on y gagne, plus de chansons. Non, le chef d’orchestre n’en fait pas trop, il réveille même un public un peu mollasson, les nouvelles chansons se redécouvrent et y gagnent (j’ai vraiment adoré “Ta batterie” ainsi). La mise en scène accompagne joliment sans écraser. Et lui, ben, il est là debout, en forme, lucide sur lui-même, le temps qui a passé. Jamais ce ne fut pathétique (alors qu’en 2007, ce le fut parfois). Et puis, surtout ce sont 40 ans de chansons qui ont accompagné nos vies , notre mémoire et même les “non fans” y retrouvent leurs comptes. J’y retournerais si je peux. Merci Renaud d’être encore là.

 Nathalie Simond

Il y a encore quelques heures que j’étais devant notre poto en concert.  8.000 personnes une ambiance de oufff . Je ne peux plus parler des étoiles encore pleins la tète des frissons Je l’aime tant.

 Lucas Surrel

Ouai c’était que du bonheur, ravi ! Quel moment…
Par contre, je suis obligé d’avouer que sur la première chanson ca a été un choc pour moi, la voix, la tremblante des mains aux jambes, le regard fixe, comme j’avais tenu et vu quasi aucune vidéo récente sur ses presta, forcément il a fallu encaisser ca.
Mais sinon, génial!

Lucas Surrel (Facebook)

Zéniths d’Auvergne, Cournon, 18 Février 2017

4h d’attente à l’extérieur, on chante, on parle, on boit quelques canons, ca joue aux cartes et ca fait des blagues potaches. Puis l’heure d’ouverture s’approche, on se retourne et aperçoit une queue interminable qui se prolonge sur le parking. On range les cartes, sort les billets, et on commence a ésperer que la fouille ne sera pas longue. Les berger s’approchent et c’est parti. “On ne court pas” retentit de part et d’autres pendant que nous courons en nous efforçant que ca ressemble à de la marche rapide. Et nous y voilà, de nouveau à attendre, mais au chaud. On joue au ballon, on sympathise avec nos voisins de coudes, on fait semblant de faire signe à des gens dans les tribunes qui croient qu’ils nous connaissent. Bref on se marre bien. Puis la première partie, sympa.
Puis le noir, la video projection et l’image d’un Renaud au bout du tunnel. Le rideau tombe et nous y voilà, Renaud à 5 mètres. Des frissons, des yeux humides, un sourire jusqu’aux oreilles. Puis Renaud chante, et le sang se glace. La voix semble provenir d’un effort, l’élocution est lente, il tremble des mains jusqu’aux santiags. Le regard est fixe, usé, et le dos courbé. La démarche chancelante. Pour ceux qui n’ont plus vus Renaud depuis rouge sang et n’ont pas visionnés ses prestations récentes, la première chanson est dure. Je me vois encore me prendre le visage dans les mains. Renaud est la, avec ses 63 ans, mais on se rend compte que les 10 dernières années ont comptées doubles. Puis on s’habitue à la voix, et celle-ci s’améliore, il se détend et commence à prendre de l’assurance. Et c’est parti pour 2 heures, dans l’public ca chante non stop, Renaud se déplace, bavarde, raconte quelques conneries potaches et ses yeux commencent à vraiment regarder les gens. Les visuels sont sympas, la lumière travaillée. Le son est nickel, il y a du travail de compression pour capter la voix, manque juste un violon trop peu sonorisée. La setlist est parfois surprenante, agréablement et l’on se trouve même à twister sur un dernier bal, malgré qu’il faille un peu secouer ses voisins de fosse pour qu’ils se lâchent vraiment. Avec les collègues on a 20 ans et c’est chant en cœur avec des 50naires. De l’émotion, une voix titubante et fragile qui parfois fait grincer les oreilles mais qui étrangement rend encore plus touchants certains passages. Bref 2 heures et quelques bien trop courtes que l’on ne voit pas passer. Au dernier rappel, chacun “grinchinne” qu’il n’a pas eu la chanson qu’il aurait voulu en +, on fait aussi partie du lot et on regrette un peu que l’album Rouge Sang n’ai pas eu sa place pour nous rappeler que nous sommes des bobos et autres. Mais un concert ca ne peut pas durer toute une nuit, (la cigale ça devait être Byzance), et ca se termine par 3 chansons qui représentent Renaud et sa lucidité sur lui-même. Au final on se dit que c’est autant le public qui assiste au concert que Renaud qui vient voir son public. On voit bien que la scène est un effort, mais on ressent que c’est grâce au public qu’il a survécut. En témoigne le passage “Manu” où le chanteur est 8000 et le public un seul homme sur scène, coté cours, parcourant de ses yeux bleus cette chanson qui s’adresse à lui.

Pour conclure, des concerts j’en ai vu quelques uns, ayant un papa dans l’spectacle. Mais un spectacle si fusionnel et qui passe si vite, c’est plutôt rare. Je pense cela dit qu’il faut être initié un minimum pour passer un si bon moment, car la prestation physique de Renaud reste fragile et la rhinopharyngite a bon dos.
Il avoue lui même que Renaud n’est pas revenu en entier et qu’une partie n’est plus. Renard a laissé des cicatrices et rien n’est passé.
Le tout donne le phénix, bel et bien la, même s’il marche sur un fil.
Pourvu que ca dure.

 Anonymement signé   C.F.

—->”Vous avez été nombreux à me demander mes impressions après le concert de Renaud….Sans spoiler pour ceux qui vont le voir bientôt les voici….Tout d’abord une première partie génial Mr Gauvin Sers que je vous invite à découvrir si vous ne le connaissez pas…Un petit voisin creusois devenu un titi parisien…Des textes pertinents et corrosifs à souhait une voix avec des consonances d’un Renaud dans sa jeunesse …..Ensuite Mr Renaud ….Une mise en scène superbe simple sobre mais dans l’air du temps avec des hologrammes entre autre …Des musicos super dont la présence d’un violoniste qui sublime les chansons….Le choix des chansons bien pensé …Quelques nouvelles mais beaucoup d’anciennes …Ça fait chaud au cœur….Et un Renaud bien présent alors oui certes la voix n’est plus tout à fait la même parfois ça déraille un peu (on s’en fout à vrai dire on aime pas Renaud pour sa voix hein) mais bon sang il a encore toujours du mordant il était là il a donné et le public était en communion avec lui…. Merci Mr Renaud pour cette parenthèse magique de quelques heures où j’ai oublié soucis et maladie.

Théo

 Bon je vais essayer de faire un cr correct.
Tout d’abord, c’était la première fois que je voyais Renaud en concert, donc pas de points de comparaison autre que les vidéos.
J’arrive vers 18h15, avec déjà une très longue queue dehors. Le temps de passer au guichet invitation, je me présente ensuite à la sécurité, efficace et sérieuse (fouille et palpation).
La première partie commence vers 19h40. Une très bonne découverte.
Viens ensuite l’entrée de Renaud sur scène, vers 20h20. La voix sur la première chanson est assez catastrophique, mais s’améliore après quelques chansons. Il parait un peu en mode automatique au départ, mais il est de plus en plus à l’aise et échange de plus en plus avec le public au fil du concert. Le concert ce termine vers 22h50, et j’ai pas vu le temps passer.
Bref c’était comme je m’attendais et j’ai passé un très bon moment, et j’y retournerai peut être le 9 mars avec grand plaisir.

Au suivant ! Au suivant ! ♪♫  ♪♫

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Grenoble

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Dolorès Chevalier
Bonjour,
Avec mon mari nous avons assisté au concert de Monsieur Renaud à Grenoble le 15 février 2017.
Bilan de la soirée : Nous sommes ressortis heureux et pleins d’énergie (oui oui, pleins d’énergie). Très joli spectacle, très bons musiciens, la chaleur et générosité dégagées par Renaud nous ont fait du bien. On sent qu’il est bien là sur scène et il a bien fait de reprendre une tournée. Alors bien sûr sa voix est un peu fragile, mais on savait à quoi s’attendre. Quelques instants j’ai cru avoir 20 ans, ça fait du bien…. même si on revient vite à la réalité bien sûr.
Sa première partie Gauvain Sers, nous avons adoré, mais j’ai peur qu’ils ne puissent pas devenir une star avec leurs chansons, trop engagées pour notre époque, ça ne se fait pas quand même (c’est ironique bien sûr). En tout cas Renaud est tranquille la relève est assurée. J’espère qu’on les verras sur scène pour leur propre spectacle.
Merci à Renaud encore, et contrairement à ce que peuvent penser certains (mais ceux-là n’étaient pas des fans ni de Renaud ni de ses chansons), non il n’était pas là que pour se renflouer financièrement.

Au suivant ! Au suivant ! ♪♫  ♪♫

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