
houlala
Indoux sans h, c'est un néologisme
C'est volontaire, ce contresens historique
Rassure-moi, Pierre de C, dis moi que oui
Nan, paske c'est pas une raison que le Christophe Colomb il nous a fichu le waï pour des siècles qu'il faut répercuter son erreur, hein
Petit rappel : (H)indoux n'est pas une nationalité ou une ethnie, mais une religion.
Les habitants de l'Inde sont des Indiens
Les autochtones de l'Amérique du Sud au Nord sont des (Amér)indiens, ou Indiens d'Amérique.
Vu qu'il parlait du Chili, L'Embrouille causait, sauf erreur, des Amérindiens. Et il dit vrai. Comme toutes les communautés qui sont plus dans la survie qu'autre chose, ils ne crachent pas sur tout ce qui améliore leur confort de vie. En Guyane, ils ont abandonné depuis trente ans la rame pour le moteur dans la pirogue, avec toute la pollution au carburant qui s'en suit.
Les moteurs, souvent de premier prix, ne sont pas économiques ni respectueux de l'environnement.
J'irai même plus loin, car à mon sens la situation est encore plus grave.
J'ai une amie amérindienne qui deux à trois fois par an descend à Cayenne. Pour cela, lui faut deux heures de pirogue puis une heure d'avion, ou deux jours de pirogue.
Ancienne aide scolaire, celle-ci me redisait encore cette semaine (elle est descendue) que les enfants là-haut perdaient de façon grave toute conscience de l'environnement.
Ils commencent à maltraiter gratuitement les singes, les paresseux, les animaux de la forêt. A tuer, mais pas pour manger.
Les scientifiques s'inquiètent, ici, depuis bien dix ans, de la perte de la connaissance des médecines traditionnelles, chez les Amérindiens comme chez les Noirs marrons, descendants d'esclaves fuyards qui vivent au bord du fleuve, à l'africaine.
On voit maintenant des morts de nourrissons pour cause de mauvais dosages des plantes et décoctions.
Bref, la tendance est - bien sûr sous l'effet d'une acculturation due au raz de marée subi à l'arrivée des Occidentaux, là-dessus nous sommes d'accord - à un éloignement de la nature.
Et cette acculturation, m'est avis, vu le peu que j'en connais, qu'on la retrouve sur les cinq continents.
Mac Do a débarqué chez nous en 2000

et affiche complet bien des soirs ! Au début, cela a même constitué une « sortie pédagogique » scolaire pour les primaires
Tout cela engendre une grande perte de repères. J'ai vu partir, dans l'indifférence générale, le père d'une autre amie amérindienne, dernier chamane Teko (Emérillon). A sa mort, le village ne savait même plus les rites à accomplir.
Bref, ce que j'en vois moi, c'est que ces peuples premiers que tu veux défendre avec tant de fougue et avec ta « bonne conscience » de Blanc (c'est pas méchant hein

) sont plutôt (très) paumés.
Et que dans ce brouillard, ce qui se perd le plus vite, c'est ce merveilleux équilibre avec la nature.
Déchets plastique (issus évidemment de la « culture » dominante) balancés par terre sans inquiétude pour le côté pas biodégradable, branchement de groupes électrogènes consommateurs de fuel et donc de pétrole, j'en passe, et des bien pire.
Crois-moi, l'immense majorité des Amérindiens et des Noirs-Marrons, ici, a bien autre chose à s'occuper que de se préoccuper de sauvegarder l'Amazonie.
A commencer par savoir ce qu'elle va becqueter ce soir. Alors dans ce contexte d'urgence... c'est pas moi qui irai les rappeler à l'ordre.
Les Français d'Hexagone qui le font se font rabrouer de belle façon. J'en ai entendu se prendre dans la figure : « vous avez bousillé votre forêt, de quel droit venez-vous nous donner des leçons? »
Et vlan dans les dents
'Faut bien manger, quoi

Et tes gentils autochtones, en ce qui me concerne, j'ose le dire, même si ici c'est un peu un tabou, ne sont pas les derniers à succomber aux sirènes de l'Eldorado, et à suivre les garimpeiros pour devenir chercheurs d'or. Donc, à balancer du mercure dans la rivière où ont vécu leurs ancêtres, éblouis par le mirage du précieux métal, espérant tomber sur LA pépite qui leur permettra de se payer à manger (et à boire...) pour une semaine, ou deux.
L'écologie est un luxe de peuple nanti, et c'est bien là le drame.
Chico Mendès ? J'ai interviewé sa veuve il y a quelques années. C'est une vaste récupération pour la bonne conscience occidentale. Chico Mendès vivait, comme tous les chicleiros, de la récolte de caoutchouc (hévéas, latex). Son combat n'était rien d'autre que la défense de son gagne-pain contre les gros propriétaires terriens qui abattaient les arbres à vitesse grand V. C'est l'occident qui en a fait une légende, une icône parce que ça l'arrangeait bien pour aider à protéger le dernier poumon de la planète, vu que lui, l'occident, a consciencieusement fait disparaître les autres au fil des siècles.
Certes, depuis, le Brésil, moins c... que la France, a intelligemment travaillé là-dessus, et Mendès a été le point de départ de toute une série de mesures fûtées, à commencer par la création de réserves extractivistes (où on tire subsistance de la forêt, mais en la respectant).
C'est peut-être bien là ce qui te montrera le mieux que la situation, aujourd'hui, est bien moins manichéenne que ce que tu sembles l'imaginer.
Dans ces réserves extractivistes, ça peut même aujourd'hui être des « Blancs » pas stupides (pour reprendre ton langage et tes jugements à l'emporte-pièce), qui viennent soutenir les Autochones pour prendre à nouveau soin de la nature. Ils l'ont oublié (par la faute de l'Occident, nous sommes d'accord). Alors là, et tu pourras voir à ce sujet les reportages de Benoît Théau, un ami, sur
Igapura, alors là, oui, l'espoir renaît.
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